Concile de Mantaille

Les ruines du château de Mantaille où s'est tenu le concile homonyme

Le concile de Mantaille est une assemblée réunie le au château de Mantaille, près d'Anneyron. Elle fut présidée par l'archevêque de Vienne[1] et constituée de seigneurs et d'ecclésiastiques[2].

Boson, comte d'Autun, exerçant les fonctions ducales dans le Lyonnais, le Viennois, et en Provence, y fut proclamé « roi de Bourgogne » par les évêques de plusieurs diocèses. S'il reçoit le titre royal, Boson ne prend toutefois pas la qualité de roi de Bourgogne cisjurane. Son « royaume de Provence », appelé aussi « royaume d’Arles ou de Vienne », s’étend du nord de Langres jusqu’aux rives de la Méditerranée au sud ; il déborde sur l’Helvétie et l’Italie. Sous sa couronne se trouvent réunis une partie de la Bourgogne, le Bugey, la Bresse, le Dauphiné, le Forez, la Tarentaise, la Provence et une partie du Languedoc. Boson prend Vienne pour capitale et se dote d’une chancellerie dirigée par Adalgaire, l’abbé de Flavigny[3].

Le royaume de Bourgogne reconstitué par Boson (879-880)

Ce couronnement intervint en pleine crise de succession carolingienne, à la mort de Louis II le Bègue. Boson a d'ailleurs été considéré comme un usurpateur, car il n'était pas de sang carolingien. Seule sa femme, Ermengarde, était en effet descendante de Charlemagne[4].

Les évêques présents à Mantaille

Notes et références

  1. Abel Hugo, Histoire générale de la France depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Delloye, (lire en ligne).
  2. Robert Parisot, Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923), A. Picard et fils, (lire en ligne).
  3. « Le haut Moyen Âge », dans Julie Roux, Bourgogne, éditions MSN, (ISBN 2-911515-39-0), p. 95.
  4. Philippe Blanchet, Jean-Michel Turc et Rémi Venture, La Provence pour les Nuls, edi8, (lire en ligne).
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