Concordat de 1940

Salazar et le cardinal Pietro Ciriaci, lors de la ratification du Concordat de 1940, au Palais Necessidades, à Lisbonne.

Le Concordat de 1940 était un accord entre le Portugal et le Saint Siège. Le concordat a été signé au Vatican le .

Histoire

Le régime de Salazar avait renversé la Première République portugaise le , qui le avait promulgué la loi de Séparation de l'Église Catholique et de l'État Portugais. Salazar a cependant restauré une grande partie de la puissance de l'Église catholique, notamment par le biais de ce concordat.

Il donne ainsi à l'Église le contrôle exclusif de l'enseignement religieux dans les écoles publiques. Seuls les membres du clergé catholique peuvent, à partir de ce concordat, servir d'aumôniers dans les forces armées. Le divorce, légalisé par la première république, a été de nouveau rendu illégal pour ceux qui s'étaient mariés dans une église.

On a également donné la personnalité juridique à l'Église catholique, ce qui lui a permis de détenir des biens ainsi qu'à fonctionner selon ses propres règles. Pour sa part, l'État conserve, à l'article 10, le droit de veto politique quant à la nomination des évêques.

Le résultat immédiat du concordat fut que le Pie XII publia l'encyclique "Saeculo Exeunte Octavo".

Bien que Salazar soit mort en 1968, la Seconde République a continué jusqu'en 1974. Ainsi, le droit canon a continué à empêcher les catholiques d'obtenir un divorce civil jusqu'en 1975 quand un protocole additionnel au Concordat le leur permettait.

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