Conejera (P-31)

Conejera (P-31)
illustration de Conejera (P-31)
Le Conejera

Type patrouilleur
Classe classe Conejera
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine espagnole
marine sénégalaise
Chantier naval Empresa Nacional Bazán, Ferrol Drapeau de l'Espagne Espagne
Fabrication aluminium
Lancement 9 septembre 1981[1],[2]
Commission 31 décembre 1981 Drapeau de l'Espagne Espagne[1],[2],[3]
21 février 2012 Drapeau du Sénégal Sénégal[4]
Statut désarmé le 3 décembre 2010 par l’Espagne[1], remis en service en 2012 par le Sénégal[4]
Équipage
Équipage 12
Caractéristiques techniques
Longueur 32,2 m
Maître-bau 5,3 m
Tirant d'eau 1,4 m
À pleine charge 85 t
Propulsion 2 moteurs diesel MTU-Bazán MA 16V 362 SB80
Puissance 2840 ch
Vitesse 25 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement
Électronique
Rayon d'action 1200 milles à 15 nœuds
Carrière
Port d'attache Carthagène
Indicatif EBHM

Le Conejara (P-31), ex PVZ-31, est un patrouilleur de la marine espagnole, le navire de tête de la classe Conejera. Il a été en service de 1981[5] à 2010.

Conception

Le Conejara était le navire de tête de la classe Conejera, commandé en 1978. Le projet correspondait à un patrouilleur léger et polyvalent de surveillance côtière, chargé du contrôle de la Zone économique exclusive (ZEE), pour remplir des missions d’escorte, de surveillance et d’inspection de la pêche. Le financement fut assuré par le ministère des Transports de l'époque, qui chargea le sous-secrétariat à la Pêche et à la Marine marchande de lancer un appel d'offres pour leur construction, la Marine étant responsable de leur équipement et de leur équipage[6].

Il s’agissait de navires de 32,20 m de longueur hors tout, 5,20 m de largeur, 1,40 m de tirant d'eau et 85 tonnes de déplacement. Ces navires s'inspiraient des frégates américaines de classe PC de la Seconde Guerre mondiale. Ils présentaient une coque soudée, un pont continu et une superstructure à gradins. Il s'agissait des premiers navires à coque en aluminium construits en Espagne pour la Marine espagnole, une technique exigeant un savoir-faire pointu, la soudure devant être réalisée sous atmosphère inerte[6].

Leur propulsion se composait de deux moteurs diesel Bazán-MTU V8V16 d’une puissance de 2480 chevaux couplés à deux lignes d'arbres munies d'hélices tripales, ce qui leur permettait d’atteindre une vitesse maximale de 25 nœuds. À une vitesse économique de 15 nœuds, ils avaient une autonomie de 1200 milles marins. L'électricité à bord était produite par deux moteurs diesel Barreiros. La conception a souffert des problèmes typiques inhérents à tout nouveau type de navire. L'un des plus notables était la tendance de la salle des machines à prendre feu. Le maintien de faibles vitesses constituait un autre défi, car le navire ne pouvait fonctionner qu'avec un seul moteur, ce qui ne facilitait pas les opérations de remorquage[6].

L'électronique comprenait un équipement radio, un radar de recherche de surface Racal Decca 1226 et un radar de navigation Sperry. L'armement initial se composait d’un canon de 20 mm Oerlikon Mk. 10 et de deux mitrailleuses MG3 de 7,62 mm. L’équipage était composé de 12 personnes. En 1982, l'admission des femmes dans la Marine provoqua quelques tensions à bord des navires les plus petits. Heureusement, une fois l'effet de nouveauté passé, le personnel féminin fut pleinement intégré, ce qui répondait de manière satisfaisante aux attentes du Commandement du personnel[6].

Construction et carrière

Les quatre navires ont été construits au chantier naval Empresa Nacional Bazán à San Fernando (Cadix) entre et . Suite à la création de la Force d'action maritime, ils furent reclassés PVZ et baptisés du nom de petits îlots de l'archipel des Baléares. Le Conejera, initialement basé à Malaga puis à Almería, a eu l'occasion de faire valoir les droits de l'Espagne lors de l'incident de l'île de Perejil[6].

En , l'Espagne a cédé le Conejera à la marine sénégalaise lors d’une cérémonie tenue à l’arsenal militaire de Carthagène[7]. Le navire a été vendu pour un prix symbolique de 100 euros[1],[7].

Notes et références

  1. (en) Eugenio Castillo, « P-31 Conejara », sur Los Barcos de Guerra de Eugenio (consulté le ).
  2. (en) « Overview — CONEJERA (P-31) class », sur Military Periscope (consulté le ).
  3. (en-US) Ivan Gogin, « CONEJERA patrol launches (1981-1982) - Spanish Navy (Spain) », sur fighting ships of the world, (consulté le ).
  4. « CONEJERA patrol boat (1981/2012) », sur navypedia.org.
  5. Frank M. Egger, « Conejera (P30) – class Patrol Boat », sur seaforces.org (consulté le ).
  6. (es) Albert Campanera i Rovira, « Una historia de pequeños patitos, adiós a la clase “Conejera” », sur Defensa.com, (consulté le ).
  7. (es) Jesús M. Pérez Triana, « España transfirió el P-31 «Conejera» a Senegal », sur Flanco Sur, (consulté le ).
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