Confiscations ecclésiastiques de Mendizábal

Juan Alvarez Mendizábal
Le sépulcre d'Ermengol X (1274-1314), comte d'Urgell et vicomte d'Àger, vendu au XIXe siècle conservé à The Cloisters, à New York, suite aux confiscations ecclésiastiques de Mendizábal

Les confiscations ecclésiastiques de Mendizábal (espagnol : desamortización eclesiástica de Mendizábal ou Desamortización) sont un ensemble de décrets qui ont entraîné l' expropriation et la privatisation des biens monastiques en Espagne de 1835 à 1837.

Histoire

La loi est promulguée par Juan Álvarez Mendizábal, qui exerce brièvement la régence sous la reine Marie-Christine, durant le règne de la reine Isabelle II d'Espagne, alors âgée de deux ans[1]. Certains objectifs sont impulsés par les factions libérales anticléricales, engagées dans une guerre civile contre les carlistes et d'autres forces réactionnaires. Le gouvernement souhaite utiliser ces terres pour encourager les entreprises de la petite bourgeoisie, car une grande partie de ces terres est considérée comme sous-exploitée par les ordres monastiques. Le gouvernement, qui refuse d'indemniser l'Église pour ces propriétés, y voit une source de revenus. De riches familles nobles profitent de cette loi pour accroître leurs possessions[2],[3].

Le pape Grégoire XVI rend compte de son point de vue sur ces événements dans une allocution aux dirigeants de l'Église catholique à Rome le , déplorant le résultat et expliquant sa décision de retirer Luigi Amat di San Filippo e Sorso, archevêque titulaire de Nicée, de son rôle en Espagne en tant que représentant papal.

Conséquences

Finalement, la désamortización entraîne l'abandon de la plupart des anciens monastères d'Espagne, occupés depuis des siècles par les ordres conventuels. Certaines expropriations, peu nombreuses, sont annulées dans les décennies suivantes, comme à Santo Domingo de Silos. Certains monastères sécularisés sont relativement bien conservés, par exemple la chartreuse de Valldemossa ; d'autres sont en ruines, comme San Pedro de Arlanza.

Voir aussi

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ecclesiastical confiscations of Mendizábal » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (en) José Ramón López Rodríguez, Museos y desamortización en la España del siglo XIX, Madrid, El patrimonio arqueológico en España en el siglo XIX: el impacto de las desamortizaciones. II Jornadas Internacionales de Historiografía Arqueológica de la Sociedad Española de Historia de la Arqueología y el Museo Arqueológico Nacional. 24 y 25 de noviembre de 2010. Ministerio de Educación, Cultura y Deporte, p. 163-179.
  2. ↑ (es) Historias Siglo XX, « Evolución económica y social. El arranque del movimiento obrero (1833-1875) », sur historia
  3. ↑ José Antonio Escudero López : Curso de historia del derecho. Madrid, 1995.

Bibliographie

  • Josefina Bello, Frailes, Intendentes y Políticos; Los Bienes Nacionales 1835-1850. Santillana, S.A. Taurus, 1997, (ISBN 84-306-0032-9)
  • Joseph Harrison, An economic history of modern Spain, Page 26, Manchester University Press ND, 1978. (ISBN 0-7190-0704-6) (ISBN 978-0-7190-0704-0)
  • Francisco Tomás y Valiente, El marco político de la desamortización en España. Ariel 1989 (ISBN 84-344-0704-3)
  • Germán Rueda Hernánz, La desamortización en España: un balance, 1766–1924, Arco Libros. 1997. (ISBN 978-84-7635-270-0)

Liens externes

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