Contre Venise
| Contre Venise | |
| Auteur | Régis Debray |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | essai, pamphlet |
| Éditeur | Gallimard |
| Date de parution | 1995 |
| Nombre de pages | 94 |
| ISBN | 9782859561000 |
Contre Venise est un ouvrage de l’écrivain et universitaire français Régis Debray, publié en 1995, aux éditions Gallimard.
Résumé
Dans ce court ouvrage, entre l'essai et le pamphlet, Régis Debray s'attaque à la ville de Venise, dont il considère la renommée infondée. Pour l'auteur, « Venise n'est pas une ville, mais une représentation d'une ville[1]. ». Il déplore que la Sérénissime n'existe pas en tant que ville, mais en tant que lieu hybride, mi-musée mi-théâtre : « La ville des théâtres, de l'opéra et des bals est elle-même un théâtre.[1] ». Pour Régis Debray, visiter Venise, c'est faire partie d'une pièce de théâtre, d'un jeu, dont les touristes sont les acteurs, et les rares habitants les figurants : c'est une vaste comédie dont il déplore le ridicule et l'inutilité.
En parallèle de cette critique de la cité des Doges, il fait l'éloge de Naples, et invite le lecteur à s'y rendre, plutôt qu'à Venise[2]. En effet, il trouve à Naples une authenticité et une âme qu'il lui manque à Venise : « Naples n'est pas une ville d'art pour la raison que les images y sont encore vivantes.[1] ».
Citations
- « Ne consommez pas du Venise, drogue qui n'est douce qu'au premier "voyage"[1]. »
- « Enlevez ses spectateurs, ses figurants à Venise, elle déprime et s'effondre en une semaine[1]. »
Éditions
- Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 1995 ;
- Paris, Gallimard, coll. « Folio » (poche), 1997.
Notes et références
- Régis Debray, Contre Venise, Paris, éditions Gallimard, , 94 p. (ISBN 978-2-07-074365-0), p. 12, 20, 26, 31
- ↑ « Catalogue des éditions Gallimard »
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