Convoi no 1 du 27 mars 1942
| no 1 du | ||||||||
| Contexte | Seconde Guerre mondiale | |||||||
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| Mode de transport | Chemin de fer | |||||||
| Départ | ||||||||
| Arrivée | ||||||||
| Déportés | Juifs | |||||||
| · Total | 1 112 | |||||||
| Survivants le 8 mai 1945 | 19 | |||||||
| But de la déportation | Extermination | |||||||
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Le convoi no 1 du , surnommé « convoi 1 », est le premier convoi de déportation de Juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale.
NB : Les premiers convois de déportés depuis la France ont été les républicains espagnols dès août 1940 (soit 2 mois après la capitulation) suite à leur capture par la Gestapo avec l'aide du régime de Vichy et exilés en France depuis la fin de la guerre civile espagnole en Février 1939. Ces convois sont notamment partis vers le camp de Mauthausen (Autriche).
Parti de la gare du Bourget-Drancy, ce convoi fait une halte au camp de Royallieu (situé sur le territoire de la commune de Compiègne dans l’Oise). Après de multiples comptages, les 565 sont conduits à la gare du Bourget-Drancy. Là, ils montent à bord des voitures de 3e classe d'un train de voyageurs. Il est 17 heures lorsque le train spécial 767 s'ébranle. Arrivé à Compiègne, il s'arrête et, dans la nuit, on fait monter 547 autres hommes. Il s'agit cette fois, en majeure partie, de juifs français arrêtés à leur domicile, à Paris, le — essentiellement des notables. Puis les détenus sont déportés dans le camp d'extermination d'Auschwitz[1].
Après la Seconde Guerre mondiale, on compte seulement 19 survivants sur les 1 112 déportés[2].
En , Pierre-Oscar Lévy réalise un documentaire, Premier Convoi, où 12 des 30 survivants témoignent[3],[4].
Quelques personnes transportées
On trouve dans ce 1er convoi :
Isaac Ventura
- Édouard Arditti (Matricule 27863)[5]
- Israel Slitinsky, demi-frère de l'historien Michel Slitinsky,
- Jean Léon, ingénieur agronome, fondateur et gérant de la Société Les Maquettes Perfecta, principale entreprise de maquette d'architecture de l'époque,
- Théodore Tichauer, père de Eva Tichauer,
- Henri Lang, polytechnicien, directeur à la SNCF et enseignant à l'École des Ponts
- Jacques Smaer, survivant et témoin,
- Salomon Altermann, brocanteur,
- Lucien Braslavski dit Lubra (22 ans), militant trotskiste, ajiste, organisateur d'un réseau de faux-papiers à Paris,
- Emanuel Mink, résistant et déporté français, un des premiers engagés volontaires dans les Brigades internationales lors de la guerre d'Espagne (survivant),
- Alter Fajnzylberg (30 ans),
- David Szmulewski,
- Natan Darty (survivant), un des fondateurs de Darty,
- Joseph Rubinsztein (âgé de 23 ans) (survivant)[1],
- Simon Gutman[1] (âgé de 18 ans) (matricule 27815, survivant),
- Mayer Szyndelman (survivant).
Notes et références
- Robert Belleret : « Premier convoi pour Auschwitz », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Rescapés du premier convoi, ils témoignent », sur la-croix.com, (consulté le ).
- ↑ « Premier convoi : Dignement, les survivants d'Auschwitz témoignent », sur liberation.fr, (consulté le )
- ↑ « Premier convoi », sur collections.forumdesimages.fr (consulté le ).
- ↑ US Holocaust Museum
Articles connexes
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