Coopération et Développement

Coopération et développement
إشراك وتطوير
שיתוף ופיתוח
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Pays
Organisation
Idéologie

Coopération et Développement (arabe : إشراك وتطوير, hébreu : שיתוף ופיתוח, Shituf VePituah) est un parti politique arabe israélien éphémère.

Contexte

Au moment de la naissance d’Israël a lieu le nettoyage ethnique de la Palestine ou Nakba, où 90 % des Arabes du futur État d’Israël sont expulsés ou fuient. Après la fin de la guerre, les Palestiniens vivant en Israël sont soumis à la loi martiale israélienne, qui prend fin en novembre 1967.

Bien que les Palestiniens d’Israël aient le droit de vote, le Mapaï, parti dominant en Israël, mettait en place à leur destination des listes qui lui étaient affiliées, dites listes satellites (qualifiées de clientélistes par Alain Dieckoff[1]De plus, certains opinions politiques (nassérisme, nationalisme arabe) étaient interdites[1]. Jusqu’à la fin du régime militaire, les partis sionistes ou les listes satellites recueillaient 70 % du vote arabe[2]. Ainsi, il y avait un choix pour les électeurs, et le parti sioniste dominant récoltait tous les sièges. Il n’y eut pas de parti arabe avant les années 1960, et ceux qui naquirent à ce moment-là eurent tous une brève existence[3] ou ne purent se présenter aux élections[1].

Histoire

Coopération et Développement est fondé le durant la 6e session de la Knesset, lorsque deux des trois partis arabes israéliens présents, Coopération et Fraternité et Progrès et Développement fusionnèrent[4]. Les deux partis ayant deux sièges chacun, l'union en compta quatre, occupés par Seif-El-Din El-Zubi, Jabr Muadi, Elias Nakhleh et Diyab Obeid.

Les deux partis appartenaient au gouvernement de coalition de Levi Eshkol, étant associés à l'Alignement, et le nouveau parti prit leur place comme membre de la coalition gouvernementale.

Cependant, le , le parti éclata en ses composantes originelles. Plus tard, au cours de la session de la Knesset, les deux partis éclatèrent à nouveau, Jabr Muadi quittant Coopération et Fraternité afin de former le Parti druze, alors qu'Elias Nakhleh quittait Progrès et Développement pour fonder la Fraternité judéo-arabe. Lors des élections législatives de 1969, Jabr Muadi rejoignit Progrès et Développement alors qu'Elias Nakhleh rejoignait Coopération et Fraternité.

Références

  1. Alain Dieckhoff, « La maturation politique d'une minorité ethnique : le cas des Arabes en Israël », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 1993, no 68-69, p. 100.
  2. ↑ Dieckoff, op. cit., p. 102.
  3. ↑ Ben Mendales, « A house of cards: the Arab satellite lists in Israel, 1949-77 », Israel Affairs, juin 2018, Vol. 24, no 3.
  4. ↑ (en) Mergers and Splits Among Parliamentary Groups sur le site de la Knesset.

Lien externe

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