Coplan sauve sa peau

Coplan sauve sa peau

Réalisation Yves Boisset
Scénario Yves Boisset
Claude Veillot
Acteurs principaux Claudio Brook
Margaret Lee
Bernard Blier
Sociétés de production Comptoir Français du Film
Ciné Socolo
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Espionnage
Durée 110 minutes
Sortie 1968

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Coplan sauve sa peau est un film d'espionnage franco-italien réalisé par Yves Boisset et sorti en 1968.

Résumé

Francis Coplan se retrouve en Turquie, à Istanbul, pour enquêter sur l'assassinat d'un vieux savant. Mara, que Coplan a aimée autrefois, a assisté au meurtre, mais elle est tuée tandis que Coplan est précipité dans le Bosphore. Il en réchappe et l'enquête qu'il mène lui fait côtoyer des personnages pittoresques, notamment un sculpteur étrange, Théler, et une danseuse, Eva, troublant sosie de Mara, qui se révèle être sa sœur. La belle disparait de son cabaret et Coplan, grâce aux informations fournies par Théler, découvre le château qui domine les Jardins du Diable, en Turquie orientale. C'est le repaire de Hugo, le propre frère de Mara et Eva. Chef d'une étrange organisation et secondé par l'inquiétante Carole, Hugo est prêt à déclencher l'apocalypse en prétendant apporter la paix au monde. Coplan devient alors l'objet d'une « chasse à l'homme » : traqué dans la vallée par Carole et ses hommes de main, il parvient à en réchapper et à déjouer les plans d'Hugo.

Fiche technique

  • Titre : Coplan sauve sa peau
  • Réalisation : Yves Boisset
  • Scénario : d'après le roman de Paul Kenny Coplan paie le cercueil[1]
  • Adaptation et dialogues : Claude Veillot et Yves Boisset
  • Assistant réalisateur : Claude Othnin-Girard
  • Images : Pierre Lhomme et Alain Derobe
  • Opérateur : Pierre Goupil, assisté de Colin Mounic, Gilbert Duhalde et Guy Testa-Rossa
  • Montage : Gilbert Kikoïne
  • Son : Robert Hamard
  • Montage : Claude Gros
  • Musique : Jean-Claude Pelletier
  • Chanson : Mara/Eva, chantée par Toulaï (disques Philips)
  • Chef de production : Robert de Nesle
  • Maquillage : Pierre Llinarès et Charly Koubesserian
  • Script-girl : Claudine Taulère
  • Combats et cascades dirigés par Claude Carliez
  • Les robes de N. Michaël sont de Jacques Heim
  • Chaussures de Cypris
  • Mixage : L. et M. Kikoïne
  • Production : Comptoir Français du Film (Paris) - Ciné Socolo (Rome)
  • Directeur de production : Jean Maumy
  • Photographes de plateau : Jean-François Ledu et Robert César
  • Pellicule 35 mm, couleur, procédé Eastmancolor (Kodak)
  • Enregistrement dans les studios Marignan
  • Tirage : Laboratoire Eclair
  • Durée : 110 minutes
  • Genre : Aventure / Espionnage
  • Langue : Français
  • Date de sortie : France -

Distribution

  • Claudio Brook : Francis Coplan, l'agent secret
  • Margaret Lee : Mara / Eva
  • Bernard Blier : Abdul Mascar, le taxidermiste
  • Jean Topart : le lieutenant Sakki
  • Jean Servais : Akrahim Saroghu, le mari de Mara
  • Klaus Kinski : Theler, le sculpteur
  • Hans Meyer : Hugo Gensbach, le frère de Mara et Eva
  • Nanna Michaël : Carole, la chasseresse, amie d'Hugo
  • Marcella Saint-Amant : Yasmine
  • Agathe Alma : Fatih
  • Roberto (crédité "le nain Roberto") : Tim
  • Roger Lumont : Glouton
  • Andrew Rey : Gamal, le domestique de Saroghu
  • Serge Jessa : le barman
  • Aldo Canti (crédité Nick Jordan)
  • Eric Vasberg : un poursuivant de Coplan
  • Daniel Vérité : un homme de main
  • Gérard Moisan (crédité comme cascadeur)
  • Michèle Delacroix (créditée comme cascadeuse)

Un vrai-faux Coplan

Yves Boisset, qui avait assisté le cinéaste Riccardo Freda sur Coplan ouvre le feu à Mexico (1967), assure ici sa première réalisation pour le cinéma.

Le film, commande du producteur Robert de Nesle, est écrit et tourné sous le titre Les Jardins du diable. Yves Boisset intègre dans son scénario de nombreux hommages cinéphiliques, notamment aux Chasses du comte Zaroff. La particularité de Coplan sauve sa peau est en outre qu'il ne s'agit nullement, au départ, d'une adaptation des aventures de Francis Coplan : dans le scénario original, comme durant les prises de vue, le héros s'appelle Stark (en hommage au film Le Point de non-retour, qui est adapté d'un livre de Richard Stark). Une fois terminé, le film déconcerte le producteur, qui n'avait pas lu le scénario avant le tournage. Robert de Nesle juge qu'il s'agit là d'un film « pour ciné-clubs », et non de la simple série B qu'il avait envisagée. Afin de le rendre plus commercial, Les Jardins du diable est alors transformé, en post-production, en une adaptation du roman Coplan paie le cercueil - qui a pour seul point commun de se dérouler à Istanbul - en profitant du fait que Robert de Nesle possède alors les droits d'adaptation cinématographique des romans de Paul Kenny. Le héros, Stark, est simplement rebaptisé « Coplan » lors de la post-synchronisation — ce qui pose d'ailleurs des problèmes car les deux noms n'ont pas le même nombre de syllabes — et le titre changé. Yves Boisset, catastrophé par ces modifications imprévues et par un titre qu'il juge exécrable, a la surprise de voir son film salué par certains critiques, notamment Jean-Louis Bory. Coplan sauve sa peau est, à l'arrivée, un honorable succès commercial[2].

Notes et références

  1. Fleuve noir, 1966.
  2. Yves Boisset, La vie est un choix, Plon, 2011, p. 112-120.

Liens externes

  • icône décorative Portail du cinéma français
  • icône décorative Portail du cinéma italien
  • icône décorative Portail des années 1960