Cordon d'archivolte

Le cordon d'archivolte, orné de billettes, d'étoiles et de têtes humaines, repose sur l'imposte de l'arc

Le cordon d'archivolte[note 1],[1],[2] ou rouleau d'archivolte[3] est un liséré qui couronne le rouleau externe de l'arc d'une porte ou d'une fenêtre. Souvent plus mince que les rouleaux qui forment la courbe de l'arc, il ne s'appuie pas sur les colonnes surmontées de chapiteaux qui encadrent la baie. Bien que orné de décors qui rappellent ceux de l'archivolte, il est très souvent passé sous silence dans les descriptions des auteurs du XIXe siècle et même du XXe siècle .

Il orne principalement les portes et fenêtres en plein-cintre de l'architecture romane mais aussi les baies en arc brisé dès la dernière moitié du XIIe siècle[4] comme le portail en tiers-point de l'église Sainte Geneviève de Marolles dans l'Oise.

Fonction

Décoratif, il peut aussi faire office de larmier pour détourner les grosses pluies[5],[6].

Les différents aspects

La forme

Il surplombe la courbure de l'arc comme un sourcil[7] ou dessine un demi-arc de cercle au-dessus de l'archivolte jusqu'à la naissance de l'arc[8].

  • Il est prolongé par des retours en équerre[10].
  • Dans un portail à trois baies ou dans une arcature les cordons peuvent être reliés par ces retours à angle droit ou directement entre eux.
    Un cordon d'archivolte coiffe les arcatures du portail

Le décor

Le cordon d'archivolte peut être un simple tore ou il peut être orné, entre autres motifs, de figures géométriques.

Localisation

On retrouve surtout ces cordons d'archivolte dans l'architecture des églises romanes et dans les monuments de la fin du XIIe siècle qui ont commencé à adopter l'arc brisé mais aussi dans des édifices de la période gothique.

En France

.

Au Royaume Uni

En Irlande

En Espagne

Portugal

Dans la région Nord

Au centre

Notes et références

Notes

  1. Le terme "cordon d'archivolte" semble être préféré par les auteurs des notices de la base POP. Le vocable "Rouleau d'archivolte" désigné par l'ouvrage de J.M. Pérouse de Monclos peut être moins clair puisque, d'après la définition de ce même Pérouse de Montclos, plusieurs rouleaux portant des décors composent l'archivolte, ce qui peut prêter à confusion.

Références

  1. « Église de Combret », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture, (consulté le ).
  2. « Eglise Saint-Martin de Champagne », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture, (consulté le ) : « Le portail est d'un type unique en Périgord... Un cordon d'archivolte à têtes de clous encadre l'ensemble. ».
  3. Jean-Marie Pérouse de Monclos, Architecture. Description et vocabulaire méthodiques, Paris, Editions du Patrimoine, centre des monuments nationaux, , 665 p. (ISBN 9782757701249), p. 319.
  4. Eugène LEFEVRE-PONTALIS, L’Architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, t. 2, Paris, , p. 66 et 67.
  5. « Maison (à Salers, Auvergne) », Dossier de protection, sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture, (consulté le ).
  6. « Eglise Saint-Nicolas », Dossier de protection, sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, Ministère de la Culture, (consulté le ).
  7. A. Létienne, « Les portails romans de la Basse-Normandie », Revue archéologique,‎ , p. 154 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Ferdinand Coutan, « L'Architecture religieuse dans l'ancien diocèse de Soissons, au XIe et au XIIe siècle, (compte rendu de l'ouvrage d'Eugène Lefèvre-Pontalis) », Bulletin monumental, no 64,‎ , p. 129 (lire en ligne, consulté le ).
  9. Sandrine Ruefly; Philippe Albarel, « Eglise paroissiale Saint-Pierre (de Montricoux,Tarn et Garonne) », sur Plateforme ouverte du Patrimoine, Ministère de la Culture, (consulté le ).
  10. « Drugeac, Église Saint-Géraud », sur Fondation la Sauvegarde de l'art français (consulté le ).

Bibliographie

  • icône décorative Portail de l’architecture et de l’urbanisme