Corruption en Afrique du Sud

La corruption en Afrique du Sud est un phénomène économique et social qui comprend l'utilisation abusive des ressources publiques à des fins privées, le népotisme et le favoritisme indu. Elle affecte la justice pénale, la prestation de services, les opportunités économiques, la cohésion sociale et l'intégrité politique.

En 2024, l'Afrique du Sud était à la 82e place du classement de l'indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International qui classe un total de 180 pays[1]. Il est considéré comme l’un des pays les plus corrompus du continent africain[2]. A titre d'exemple, en 2023, la corruption aurait ainsi coûté 55 millions de dollars par mois à l’énergéticien Eskom[3].

Durant l'apartheid, la principale affaire de corruption (scandale de l'information) a impliqué le ministre Connie Mulder et provoqué la démission du président John Vorster ainsi que d'Hendrik van der Bergh, le chef du Service de renseignement (Bureau of State Security - BOSS).

Depuis la fin de l’apartheid, les affaires de corruption, qui ont visé le monde politique, ont notamment concerné Winnie Mandela, le chef de la police nationale Jackie Selebi et l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, au pouvoir de 2009 à 2018, période où la corruption a atteint son paroxysme dans le pays. L'affaire Zuma a concerné des pots-de-vin perçus par ce dernier à l'occasion de contrat d'armement[4], tandis que d'autres accusations l'incriminent pour détournement massif d'argent public pendant sa présidence au profit des frères Ajay, Atul et Rajesh Gupta [5]. Plusieurs autres membres du gouvernement sud-africains ont ou sont aussi impliquées dans des affaires de corruption ou de pots de vin à l'instar des ministres et anciens ministres Senzo Mchunu, Nobuhle Nkabane, Thembi Simelane, Nosiviwe Mapisa-Nqakula et du président Cyril Ramaphosa[2],[6].

L'Afrique du Sud dispose d'un cadre anticorruption solide, mais les lois restent insuffisamment appliquées et les responsables dans le secteur public encore peu poursuivis. L'Autorité nationale des poursuites a le pouvoir d’engager des poursuites pénales au nom de l’État et d’exercer toutes les fonctions nécessaires à l’engagement de poursuites pénales.

Historique


Notes et références

  1. (en) « South Africa », sur Transparency.org, (consulté le )
  2. Corruption : le président sud-africain tente de reprendre la main, Ouest France, 15 juillet 2025
  3. En Afrique du Sud, la corruption coûte 55 millions de dollars par mois à l’énergéticien Eskom, Le Monde, 27 avril 2023
  4. Tanguy Berthemet, « Jacob Zuma poursuivi pour corruption », sur Le Figaro, (consulté le )
  5. « L'un des frères Gupta, accusé de corruption en Afrique du Sud, maintenu en détention en Inde », sur RFI, (consulté le )
  6. Afrique du Sud : la présidente du Parlement inculpée pour corruption avant les élections, Les Echos, 4 avril 2024

Voir aussi

Sources et bibliographie

Ouvrages

Articles scientifiques et académiques

Presse et vulgarisation

Sites web

Articles connexes

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