Cour des comptes (Djibouti)

Cour des comptes de la République de Djibouti
Situation
Création Janvier 2008
Type Organisation juridictionnelle ayant pour mission le contrôle de la régularité des finances publiques
Domaine Administration publique générale
Siège Boulevard de la République, Djibouti
Langue Français
Organisation
Président Ismahan Mahamoud Ibrahim
Personnes clés Mohamed Mahamoud Hassan

Site web https://www.courdescomptesdjibouti.com/

La cour des comptes de Djibouti est l’institution de contrôle supérieur des finances publiques de la République de Djibouti. Sa mission principale est d’assurer la sauvegarde du patrimoine public et de garantir la transparence, la sincérité et la responsabilité dans la gestion des finances publiques[1].

Historique de la Cour

Initialement, la Chambre des comptes et de Discipline budgétaire de la Cour Suprême de Djibouti se chargeait du contrôle des finances publiques. C’est sous le haut patronage du président de la république, S.E.M Ismaël Omar Guelleh ainsi que l’ancien premier président de la Cour, M. Mohamed Mahamoud Hassan, que la Loi Constitutionnelle du 19 Janvier 2008 fut promulguée donnant ainsi à la Cour des Comptes un caractère autonome.

Fonctionnement interne

Sur le plan interne, la Cour est composée de magistrats du siège et du parquet, dont le statut est régi par la loi organique relative à la magistrature. Elle est placée sous l’autorité d’un Premier Président, assisté d’un secrétaire général pour la gestion administrative. Les magistrats du siège sont répartis en trois chambres, chacune dirigée par un Président, et bénéficient de l’inamovibilité. Les travaux s’effectuent en formations collégiales, notamment en audience solennelle, en assemblée plénière ou en chambres réunies. Depuis l’année 2016, un Procureur général exerce les fonctions du ministère public auprès de la Cour[2],[3].

Présidence de l’AISCCUF

Le , la Cour des comptes de Djibouti est élue à la présidence de l’Association des institutions supérieures de contrôle ayant en commun l’usage du français (AISCCUF[4]). Cette élection marque une reconnaissance internationale du sérieux des réformes entreprises, de l’engagement en faveur de la transparence et de la promotion d’une gouvernance rigoureuse des finances publiques. Elle place ainsi son institution au cœur des dynamiques de coopération, d’échange d’expériences et d’harmonisation des bonnes pratiques entre les juridictions financières francophones.

Au-delà de la dimension technique, cette responsabilité revêt également une portée diplomatique et symbolique couronnant les efforts du Chef de l’État pour faire rayonner Djibouti sur la scène internationale.

Notes et références

  1. « Cour Des Comptes de Djibouti », sur Cour Des Comptes DJ (consulté le )
  2. « Loi Constitutionnelle n° 215/AN/08/5ème L du 19 janvier 2008 portant révision de la Constitution, Djibouti, WIPO Lex », sur www.wipo.int (consulté le )
  3. (en-US) « Genèse et structuration de la Cour des Comptes de Djibouti | LA NATION » [archive du ], sur www.lanation.dj (consulté le )
  4. nawal ismael abdou, « La Cour des comptes de Djibouti élue à la présidence de l’AISCCUF, ce 9 avril 2025, pour la période 2025-2028 », sur Cour Des Comptes DJ, (consulté le )
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