Courant déviant

Courant déviant
Présentation
Chef Esfandiar Rahim Mashaei
Listes électorales Front du monothéisme et de la justice (2012)
Partisans du discours sur la justice de la révolution islamique (2012)
Figure de proue Mahmoud Ahmadinejad
Formation politique Front YEKTA
Positionnement Droite radicale/Extrême droite
Idéologie Nationalisme iranien
Islamo-nationalisme
National-conservatisme
Conservatisme autoritaire
Populisme de droite
Islamisme chiite
Négation de la Shoah
Antisionisme
Affiliation nationale Principlistes

Le terme « courant déviant » ou « courant de déviation » (en persan : جریان انحرافی , translittéré : Jarīān-e Enherāfī) est utilisé par les responsables iraniens (par exemple, les hauts dignitaires religieux, les commandants des Gardiens de la révolution) et les rivaux principistes de Mahmoud Ahmadinejad pour décrire son entourage qui pouvait être décrit comme une faction ou un parti[1]. Ahmadinejad manifestait une certaine propension au nationalisme iranien, en rupture avec le pouvoir théocratique des religieux, c'est pourquoi les hauts dignitaires religieux ont qualifié la faction qui lui était associée de « courant déviant »[2].

Le terme a été inventé en 2011, après un conflit ouvert entre Ahmadinejad et le guide suprême Ali Khamenei[3].

Idéologie

Cette faction est qualifiée de « conservatrice nationaliste » par Stratfor[4], elle est également décrite comme « néo-conservatrice nationaliste » par Pejman Abdolmohammadi, maître de conférences en études du Moyen-Orient à l'Université de Trente, et Giampiero Cama, professeur de politique comparée à l’Université de Gênes[5]. Selon Bernd Kaussler, maître de conférences en sciences politiques à l’Université James Madison, son idéologie mêle rhétorique millénariste, nationaliste, populiste et principiste[6]. Ce courant cherche à nationaliser l’islamisme chiite et prône une « école iranienne de l’islam » qui semble s’opposer au Velayet-e faqih, concept fondateur du pouvoir en place en Iran[6]. Ahmadinejad et ses associés ont régulièrement utilisé le mot « printemps » et l’expression « Vive le printemps » comme slogan, ce qui est censé avoir des connotations pour le Printemps arabe , bien qu’Ahmadinejad affirme qu’il fait référence à la réapparition de l’Imam Mahdi[7].

Références

  1. Elling, Ramus Christian, Iran: From Theocracy to the Green Movement, Nabavi, Negin, (ISBN 9780230114692), « Matters of Authenticity », p. 94
  2. Akbar E. Torbat, Politics of Oil and Nuclear Technology in Iran, Cham, Switzerland, , 258–259 p. (ISBN 978-3-030-33765-0)
  3. Ehteshami, Anoushiravan, Iran: Stuck in Transition, (ISBN 9781351985451), « Politics of the Islamic Republic », p. 90
  4. « Iran: Implications of Ahmadinejad's Parliamentary Defeat »,
  5. Pejman Abdolmohammadi et Giampiero Cama, Contemporary Domestic and Foreign Policies of Iran, Cham, Switzerland, , 137–138 p. (ISBN 978-3-030-45335-0)
  6. Bernd Kaussler, « Is the End Nigh for the Islamic Republic? », Washington, D.C., , p. 69–90
  7. Saeed Kamali Dehghan, « Ahmadinejad's new pet phrase 'spring' infuriates Iranian establishment », sur The Guardian,
  • icône décorative Portail de l’Iran et du monde iranien
  • icône décorative Portail du nationalisme
  • icône décorative Portail du chiisme
  • icône décorative Portail de la politique