Couvent des Grands Minimes du Plessis-lès-Tours

| Type |
Monument Historique |
|---|---|
| Destination initiale |
Couvent |
| Style |
Gothique, Renaissance, Baroque. |
| Construction |
24 avril 1489 |
| Propriétaire |
Ordre des Minimes |
| Patrimonialité |
| Département | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
47° 22′ 40″ N, 0° 39′ 40″ E |
|---|
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Le couvent des Grands Minimes du Plessis-lès-Tours est un ancien monastère de l'Ordre des Minimes, situé à La Riche, sur la rive droite du Cher, fondé à la demande de François de Paule au roi de France, Charles VIII[1].
Le proto-couvent Notre-Dame-de-Pitié
L’arrivée, début mai 1483, de François Martotilla à Tours, thaumaturge de la ville de Paola en Italie et fondateur de l’Ordre des Minimes, permit la création du premier couvent de l’Ordre en France. Venu sous la demande de Louis XI, souffrant de la goutte et souhaitant recouvrer la santé, François et ses compagnons furent logés dans la basse-cour du château du Plessis-lès-Tours dans une maison contiguë à l'église Saint-Mathias[2].
Ce premier petit couvent s’étendit rapidement avec la confirmation par Charles VIII, dans des lettres patentes de 1485, du don de la maison et de l’église à François de Paule et ses compagnons. François dédia le couvent à Notre-Dame-de-Pitié dès 1486 et put bénéficier des dons d’Anne de Beaujeu et de Jeanne de France[1].
Par manque de place et de tranquillité, ils décidèrent de déplacer le couvent tandis que l’église Saint-Mathias fut agrandie. Les travaux commencèrent avec les lettres patentes de Charles VIII, du 24 avril 1489, rappelant ainsi la volonté des ermites de vivre loin du faste et du bruit de la basse-cour du château. Des parcelles de terrains dans les près de la Bergerie au Sud-Est du château, situés dans le parc du Plessis-lès-Tours bordant la rive droite du Cher, furent achetées pour commencer la construction[1].
Le couvent de Jésus-Maria
Les prémices (XVe siècle)
Dans ses lettres, le roi commanda une église, un dortoir, un cloître, des jardins et une clôture pour le nouveau parc.
Le cahier de compte de René Cymier regroupa les recettes royales engagées dans le chantier s’élevant à 7 425 livres-tournois incluant :
- 1 500 livres provenant de la vente des treillis de fer de l’ancienne clôture du parc (les coûts de démolition s'élevèrent à 190 livres et 10 sols)[3].
- Des quittances générées par les administrateurs royaux de 1490 à 1495[3].
- 500 livres débloqués en 1498 pour la nouvelle de clôture[3].
Les dépenses, quant à elles, s'élevèrent à 7 419 livres 6 sols et 5 deniers dans lesquelles il fallut inclure :
Jehan Regnard, maître d'œuvre du roi en Touraine, était chargé des travaux avec à son actif plusieurs expériences sur des chantiers similaires. Il était secondé par Pierre Mahy, chargé de la construction de la nouvelle église, qui pouvait également se targuer d'expériences passées[3].
L’église
Sous la direction de Pierre Mahy, l’église à une nef et sans transepts fut achevée en moins d’un an entre Pâques et avant Noël 1490[3]. Le tout était maintenu par seize contreforts. Des pierres de calcaire provenant d’Ecorchevau, de Veretz, de Saint-Aignan et de Bourré furent utilisées dans la construction de l'édifice[3].
Ses dimensions étaient les suivantes :
- 13 toises (25,34 mètres environ) pour la longueur[3].
- 5 toises (9,75 mètres environ) pour la largeur[3].
- 6 toises (11,70 mètres environ) pour la hauteur[3].
Didier Varmeau fit la charpente et le clocher avec une lanterne de forme hexagonale accueillant trois cloches[3], tandis que Jean Delalay fit la couverture et posa une croix de plomb et d’or avec une girouette en forme de bannière[4].
Le mobilier fut réalisé par Michel Theloppe, qui apporta beaucoup de rigueur dans la conception du tabernacle à huit pans et trois étages aux piliers à feuilles et aux arcs-boutants[4].
Gilles Jourdain fit la verrerie des quatre fenêtres latérales, ainsi que celle de tous les autres bâtiments du site, puis celle du pignon où un vitrail représentant la Crucifixion, mesurant 8 pieds (2,60 mètres environ), fut installé. Ce vitrail représentait le Christ expirant au centre, à sa gauche la Vierge et Saint Jean l'Évangéliste à sa droite. L'écusson royal était soutenu par deux anges autour de la scène, entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel[4].
Deux chapelles furent construites, l’une dédiée à l’Annonciation, longeant le mur Nord, et l’autre à Saint Jean-Baptiste, accolée au mur Sud, où François de Paule fut inhumé trois jours après sa mort, le 5 avril 1507. Il fut déplacé dans un sarcophage de pierre, quelque temps plus tard, entre le 14 et le 15 avril, pour éviter que sa dépouille ne soit endommagée par les crues du Cher. De nombreux miracles furent rapportés sur son tombeau après sa mort[4].
Les autres bâtiments et l'emménagement
Une salle du chapitre, une sacristie (ou vestiaire), des cuisines et celliers vers les jardins, le réfectoire et quatorze cellules pour les religieux, deux prisons et un petit oratoire au premier étage communiquant avec l'église furent installés. La muraille du parc fut achevée en 1512. La petite chapelle voisine de la sacristie fut embellie par un vitrail de 22 pieds carrés (2,32 m² environ) représentant la Vierge environnée d'anges et des armes royales en 1495[4].
Après avoir emménagé peu avant la fin des travaux, François et les sept moines firent fructifier leurs terres et dédièrent le couvent à Jésus-Maria. Grand de 6 arpents de terres au début de son inauguration, le domaine s'agrandit dès 1493 avec l’achat de 16 toises de terres labourables, ainsi que par l’échange de terres au Sud dès 1497, puis l’achat d’un demi-arpent en 1498 grâce à l’aide financière du roi[3].
Le tableau de François de Paule

Jean Bourdichon, qui connut François de Paule de son vivant, réalisa un tableau de lui en utilisant une planche de bois de son lit pour la confection du panneau. L’ermite était représenté à genoux et en oraison devant un crucifix entre deux bâtiments, un crâne à ses pieds, observé par deux démons en forme d'oiseaux fantastiques aux fenêtres, avec en arrière-plan, un arbre, symbole de vie et de renouveau[5].
Exposée au-dessus de l’autel faisant face à la sépulture du saint, l'œuvre fut sauvée de la profanation du lieu, tandis que le corps du saint fut brûlé, par les protestants en 1562, dans la cheminée de la chambre des hôtes. Néanmoins, elle disparaîtra de la circulation après l’inventaire d’avril 1790 durant la Révolution française[5].
Une réplique miniature de ce tableau fut intégrée en arrière-plan dans un autre tableau, réalisé sans grande certitude durant l'enquête du Père Chaillou, en 1622, sur la profanation de la dépouille du saint en 1562[5].
Les remaniements (début XVIe siècle)
Louise de Savoie fit agrandir l’église par l’ajout d'une seconde nef à trois voûtes, située au Nord de celle déjà existante puis d’un oratoire dans cette même nef vers 1531. Cette nef deviendra la grande chapelle d’Ecce Homo tandis que le petit oratoire deviendra la petite chapelle de Saint Jean[5].
Les dimensions de la grande chapelle d’Ecce Homo était les suivantes :
- 11 toises 1 pied 1 pouce (21,80 mètres environ) de longueur pour la partie la plus longue de la chapelle (le mur Ouest était légèrement dévié d’environ 1 mètre vers le Nord-Est)[6].
- 3 toises 4 pieds (7,15 mètres environ) de largeur[6].
La même année Jacquette Maulandrin, veuve d'André d'Alesso, neveu de François de Paule demanda l’élévation d’une chapelle dédiée à la Vierge Marie près de l’entrée du parc. Elle servira de lieu de sépulture pour les membres de la famille d’Alesso[5].
L’église fit office également de nécropole pour des personnages tels que Frédéric I d'Aragon, roi de Naples, le maréchal Jean de Baudricourt, etc[5].
La menace protestante (fin XVIe siècle)
Le saccage
Les troupes huguenotes de Marin Pillabeau, durant le tumulte des guerres de religion à Tours (Les Cent-Jours), saccagèrent le couvent en avril 1562. Sur les vingt-cinq moines du couvent, vingt-deux s’échappèrent à temps. Les corps du saint et des autres cadavres furent brûlés mais leur ossements furent conservés comme reliques après le reprise du lieu[7].
La peur d’une attaque après ce traumatisme mit en alerte le couvent lorsqu’une troupe de protestants vint aux abords de Tours en 1567[7].
La reconstruction
Le roi Charles IX fit un don de 2 000 livres pour la reconstruction puis se recueillit sur les reliques du saint en 1565 et 1569[7].
En 1582, le cardinal Jean de La Rochefoucauld, abbé de Marmoutier, offrit aux Minimes du Plessis une châsse de bois couverte de lames d'argent et de pierres précieuses, pour contenir les reliques du saint, elles furent reconnues et déposées le 29 novembre de la même année[7].
Le renouveau (XVIIe siècle)
Une série de travaux de réparations et d’agrandissements eurent lieu à partir de 1630 suivant le nombre croissant de moines et l'inondation du Cher de 1628[7].
Le tombeau et la nouvelle église

Le tombeau fut surélevé de 4 à 5 pieds dès juillet 1630 puis agrémenté d’une dalle de marbre violet ainsi que d’une balustrade décorée par quatre pyramides à chaque extrémité[7].
Le maître d'œuvre Nicolas Charles et l'architecte Claude, à l’origine de la modification du tombeau, se chargèrent également de la reconstruction quasiment complète de l’église[7]. L’église elle-même mesurait 144 pieds de longueur (37,03 mètres environ) pour 28 pieds de largeur (9,10 mètres environ)[8].
La nef principale mesurait 78 pieds de longueur (25,34 mètres environ) et 28 pieds de largeur (9,10 mètres environ)[7]. L’abside abritait les œuvres de Charles Hoïau : un autel de marbre ; une marqueterie ; une statue de la Vierge cernée d’anges ; des statues des quatre évangélistes. La voûte de la nef fut réalisée par Jérémie Le Pileur[7].
Le tombeau du saint était situé dans la nef principale dans une chapelle donnant vers le Sud[7]. Le tableau de Bourdichon, cité précédemment, était exposé au-dessus de l’autel où un tabernacle d’ébène, d’une valeur de 200 livres, réalisé par Frère Jean Damoiseau, était dressé. Les peintures murales et les dorures étaient réalisées, elles aussi, par Jean Damoiseau. Une statue de François de Paule fut nichée au-dessus de la porte d’entrée de la cour de l’église à partir d'août 1609[9].

La grande chapelle Ecce Homo (la deuxième nef), située au Nord de la nef principale, fut reconstruite. En son sein, se trouvait la chapelle du mariage de la Vierge puis, vers 1636-1637, furent ajoutées deux autres chapelles. Celle à l’Est était dédiée à Saint-Jean Baptiste et celle à l’Ouest au Trépas de François de Paule. Les voûtes de ces chapelles latérales avaient été peintes et décorées par deux minimes, les Pères Paul de Saint-Antoine et Julien Gondée. Le Frère Pierre Gauguin réalisa les boiseries de la chapelle de saint Jean-Baptiste[9].
Les œuvres artistiques
L'inventaire raisonné des titres du trésor des archives du couvent roïal des Minimes du Plessis-lez-Tours, rédigé vers 1771, rapportait une liste importante de reliquaires, châsses, statues, objets précieux et tableaux dans l’enceinte de l’église ainsi que dans les bâtiments voisins.

La liste comportait pour la première nef… :
- Un grand tableau d'un auteur inconnu à l’autel majeur, peint à Paris vers 1631-1632, aux frais de César, Duc de Vendôme et de son épouse Françoise de Mercœur.
- Trois autres grands tableaux situés au-dessus des chaires du chœur :
- Vœu de Naples (allusion à la peste de 1625) par Claude Vignon.
- Les Quatre Vœux (à l'église de Notre-Dame-la-Riche) par Le Pileur.
- Saint François de Paule élevé en l'air en présence de Louis XI et de la Cour par Le Mosnier père.
… puis pour la grande chapelle Ecce Homo… :
- Les statues du Mariage de la Sainte Vierge (à l’église de Notre-Dame-la-Riche) par Antoine Charpentier en 1650.
- Les tableaux du Baptême de Notre-Seigneur (pour un coût de 100 livres) et le Trépas de saint François de Paule (pour un coût de 110 livres) par Le Pileur.
… enfin pour la sacristie :
- Le portrait de Saint Sébastien par Titien.
- Le tableau de Saint Pierre élevé en croix par Annibal Carrache.
- La peinture de Saint Pierre renversé par le Dominiquin.
- Cinquante-quatre autres œuvres.
L’extension par Louis XIV
Le 19 janvier 1653, par lettres patentes, Louis XIV donna aux religieux un ensemble de terres de 12 toises de long et de 8 toises de large[10].
Toute l’aile de la salle du grand chapitre et des bibliothèques, situées au-dessus du grand dortoir, fut reconstruite. Un buste de Louis XIV y fut installé dès la fin des travaux en 1686[10].
Dans la grande bibliothèque se trouvaient 3 000 volumes, dont la Vie des saints, et 1300 volumes dans la bibliothèque provinciale[10].
Selon un cahier de comptes de septembre 1667, le couvent avait un revenu de 3 000 livres auquel il fallait ajouter 2 400 livres provenant de la recette générale de Touraine pour la fondation du couvent[6].
Le déclin (XVIIIe siècle)
L’endettement du couvent
En 1729, le nombre des religieux était évalué à 35 et 5 domestiques. Les revenus étaient alors de 9392 livres 4 sols et 6 deniers. 3 000 livres furent empruntés pour lutter contre les inondations[6].
Puis, en 1751, les revenus étaient de 4 420 livres et 8 deniers, provenant de la vente de blé, de seigles, de pailles et de vins, pour 2 679 livres 9 sols et 5 deniers de dépenses[6].
Enfin, en avril 1790, lors de l'inventaire dressé par la municipalité, les revenus étaient de 8 595 livres 10 sols et 10 deniers pour des dettes de 3 875 livres 2 sols et 11 deniers[8].
La désertion du lieu et la vente de l'édifice
La diminution du nombre des religieux commença dès la seconde moitié du XVIII° siècle comme l'indiqua le recensement effectué en 1768 où l’on dénombra plus que 18 moines au couvent. En avril 1790, ce n’est plus que 7 religieux qui y résidaient[8].
Le couvent deviendra bien national à la Révolution puis le directoire du district de Tours, en juin 1791, le mettra en vente. L’acte de mise en vente énumèra tous les bâtiments existant comme suit : « la maison conventuelle, clôture et église de Saint-François consistant par le bas en grand cloître de 18 toises de large (environ 35 m) sur 20 toises de long (environ 39 m), au milieu desquels est un jardin, puits et la chapelle de Saint-François, au levant et midi le principal corps de bâtiment composé par le bas d'un grand réfectoire, cuisines, lavoirs, fontaines, jets d'eau, corridors, grandes salles, salon boisé à cheminée, deux chambres à cheminées; au-dessus de tous les objets par le milieu, deux grands dortoirs, des chambres à cheminées, corridors, quarante-quatre cellules; au-dessus des dortoirs et cellules du bâtiment au levant, une grande bibliothèque boisée, garnie de tableaux, des dortoirs, corridors, trois grandes chambres et siège d'aisance; pour communiquer auxdits cellules et dortoirs, deux escaliers, l'un en bois et l'autre en pierre ».
Louis-Bonaventure Le Gressier de La Grave, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, Commissaire ordonnateur des Guerres de la Division de l'intérieur du royaume, demeurant à Paris en devint le propriétaire, le 30 juin 1791. Il finit de payer le domaine, le 20 août 1793, pour un total de 41 733,67 livres dont 1 433,67 livres d'intérêts. Il fit dans le même temps détruire tous les édifices à l'exception de deux corps principaux de logis[11].
A partir de juin 1795, Charles Goislard de La Droitière-Lefebvre, négociant, demeurant à La Riche, l’acheta à de La Grave puis fit faillite en décembre 1803[11]. Le domaine fut mis en vente de nouveau, la même année, mais cette fois-ci en 26 lots dont plusieurs acquéreurs en devinrent propriétaires. L’ancien couvent laissa peu à peu la place à des jardins, des potagers, des appentis, une grange et des écuries[12].
Les résurgences (XIXe siècle)
Ce n’est qu’à la fin 1807 que l’abbé Louis Douillac fut l’acquéreur d’une partie du monastère, pour le compte du diocèse de Tours, dans le but de transformer la “maison des Goblins” en une maison de campagne pour des élèves du séminaire diocésain[12]. Il fallut attendre le 1er janvier 1824 pour que le diocèse prenne possession de l’entièreté du couvent. Des travaux de restauration, à hauteur de 14 500 francs, furent entamés et finalisés le 25 mai 1824 afin d’y installer définitivement le séminaire[13].
Pour cause administrative et d'hygiène, le lieu est délaissé en 1835 puis devient un orphelinat en 1837 avant d’être de nouveau abandonné en 1843. Il continua toutefois d’être côtoyé, de 1838 à 1843, lors de processions des reliques de François de Paule dans les jardins. Avec les abandons successifs, La chambre des hôtes dût être détruite en 1845 par manque d’entretien[13].
La chapelle Saint François de Paule

Léon Papin Dupont, “le saint-homme de Tours”, découvrit sous les décombres de l’église, le tombeau de Saint François de Paule dont il marqua l’endroit d’une croix de fer[14]. Cette découverte créa un nouvel intérêt pour le lieu, qui se concrétisa par la volonté de plusieurs abbés d’y faire ériger une chapelle néogothique. Le projet se réalisa par la création d’une cagnotte pour la construction de la chapelle, dès 1875, rapportant 16 500 francs. Les travaux d’un coût de 16 400 francs, dirigés par l’architecte Etienne Charles-Gustave Guérin, débutèrent le 4 mai 1877. Ils s'interrompirent, 1 an plus tard, car la somme de 4 800 francs pour la finalisation des travaux et des vitraux ne put être honorée[14].
L’ancien couvent et son avenir (XXe siècle à nos jours)
La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, adoptée le 9 décembre 1905, mit un terme à toutes expansions futures du diocèse de Tours qui verra le couvent lui être subtilisé pour le compte de l’hôpital général de Tours en février 1906[14].
Il faudra attendre 1954, après des négociations avec l’association des Amis de François de Paule, pour que la chapelle puisse rouvrir en 1957 avec la célébration du 450e anniversaire de la mort de François de Paule. Le tombeau pu être mis en valeur par la pose d'un entourage et d'une vitre[15] tandis que des vitraux furent posés dans la chapelle par l’atelier Clavaud en 1984[14].

Le 1er février 1993, après un combat acharné par l’association des Amis de François de Paule, la “maison des Goblins” (bâtiment conventuel), la chapelle du XIXe siècle et une tour de surveillance du Cher, datant du XVIIIe siècle, furent ajoutés à l'inventaire des Monuments Historiques[16]. Ils furent définitivement inscrits sur la liste le 30 mai 2007[17].
Malgré l'incendie du dortoir en 2008, l'Ordre des Minimes basé à Rome acquis l'ensemble du couvent en 2010 et le possède encore aujourd'hui. Malheureusement, le couvent avec son architecture unique classé monument historique peine à finir ses travaux de rénovation, notamment du dortoir[18]. L’association des Amis de Saint-François-de-Paule fait son possible pour faire évoluer la situation et la ville de La Riche agit sur une partie des extérieurs[19].
En mai 2025, l'Ordre vend le domaine à une école catholique hors contrat, Carlo Acutis, qui entame des travaux depuis 2026 pour accueillir 450 élèves[20].
Notes et références
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 450
- ↑ Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, no 44, , p. 449-450
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 451
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 452
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 453
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 457
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 454
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 458
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 455
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 456
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 460
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 461
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 462
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 463
- ↑ Les Amis de Saint François de Paule, « Le tombeau de Saint François de Paule »
, sur Les Amis de Saint François de Paule, (consulté le )
- ↑ Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995, p. 465
- ↑ Quillivic Claude et Tousch Aurore, « Couvent des Grands Minimes du Plessis-lès-Tours »
, sur Ministère de la Culture, Plateforme Ouverte du Patrimoine, (consulté le )
- ↑ Le couvent royal des Minimes abrite le tombeau de saint François de Paule depuis plus de 500 ans, communauté paroissiale Saint François de Paul - Sainte Thérèse.
- ↑ « La Riche : Au couvent des Minimes, une restauration et un livre », La Nouvelle République, (lire en ligne
)
- ↑ Pascaline MESNAGE, « À La Riche, le couvent des Minimes vendu à l’école catholique hors contrat Carlo Acutis », La Nouvelle République, (lire en ligne
)
Bibliographie
- Michel Laurencin, « Le couvent de Jésus-Maria et les Minimes du Plessis-lès-Tours depuis la fin du XVe siècle », dans Bulletin de la Société archéologique de Touraine, n° 44, 1995.
- « L'inventaire raisonné des titres du trésor des archives du couvent roïal des Minimes du Plessis-lez-Tours », 1771 (A.D. Indre-et-Loire, H.693). Extraits du Mensuel de la Société Archéologique de Touraine, n° 41, 1900.
- Lucette Huteau-Dubois, « Arrivée et installation de Saint François de Paule à Tours d'après le procès de canonisation » , Diplôme d'Études Supérieures d'Histoire, Tours, 1967.
- Robert Fiot, « Jean Bourdichon et saint François de Paule » , Mensuel de la Société Archéologique de Touraine, n° 55, 1961.
Liens externes
- Quillivic Claude et Tousch Aurore, « Couvent des Grands Minimes du Plessis-lès-Tours », Ministère de la Culture, Plateforme Ouverte du Patrimoine, (lire en ligne
) - Université de Tours, « Couvent des Minimes », Partours, Parcourir Tours à la Renaissance, (lire en ligne
) - Les Amis de Saint François de Paule, « Le tombeau de Saint François de Paule »
, sur Les Amis de Saint François de Paule, - Pascaline MESNAGE, « À La Riche, le couvent des Minimes vendu à l’école catholique hors contrat Carlo Acutis », La Nouvelle République, (lire en ligne
) - « La Riche : Au couvent des Minimes, une restauration et un livre », La Nouvelle République, (lire en ligne
) - « Tombeau de saint François de Paule dans le couvent des Minimes-de-Plessis-lès-Tours »
, sur Archive numérique de la collection Gaignières (1642-1715) - « Vue du couvent des Minimes-de-Plessis-lès-Tours, dessiné du côté de l'entrée »
, sur Archive numérique de la collection Gaignières (1642-1715) - « Profanation du tombeau de saint François de Paule par les protestants »
, sur Collections du musée de la société archéologique de Touraine
Articles connexes
- Liste des monuments historiques d'Indre-et-Loire (K-Z)
- Château du Plessis-lès-Tours
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