Couzon-au-Mont-d'Or
| Couzon-au-Mont-d'Or | |||||
Couzon, vue générale. | |||||
![]() Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Métropole | Métropole de Lyon | ||||
| Circonscription départementale | Circonscription départementale du Rhône | ||||
| Arrondissement | Lyon | ||||
| Maire Mandat |
Patrick Véron 2020-2026 |
||||
| Code postal | 69270 | ||||
| Code commune | 69068 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Couzonnais[1] | ||||
| Population municipale |
2 619 hab. (2023 |
||||
| Densité | 842 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 50′ 43″ nord, 4° 49′ 47″ est | ||||
| Altitude | 175 m Min. 168 m Max. 498 m |
||||
| Superficie | 3,11 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Lyon (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Lyon (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Métropolitaines | Val de Saône | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon
Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.couzonaumontdor.fr | ||||
Couzon-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Situation
Couzon-au-Mont-d'Or, localement abrégé Couzon, est située en banlieue nord de Lyon à 9,6 km[2] de Lyon-centre, dans le Val de Saône, sur la rive droite de la Saône qui détermine sa bordure est. Bordée au nord par la commune d'Albigny-sur-Saône, à l'ouest par Poleymieux-au-Mont-d'Or et au sud par Saint-Romain-au-Mont-d'Or, Couzon se trouve sur le versant est des Monts d'Or.
Le point le plus bas est à 168 mètres de hauteur (la Saône)
Le point le plus haut est à 499 mètres de hauteur (limite de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Saint-Romain-au-Mont-d'Or et Couzon)[3].
Communes limitrophes
|
Albigny-sur-Saône | Fleurieu-sur-Saône |
| |
| Poleymieux-au-Mont-d'Or | N | |||
| O Couzon-au-Mont-d'Or E | ||||
| S | ||||
| Saint-Cyr-au-Mont-d'Or | Saint-Romain-au-Mont-d'Or | Rochetaillée-sur-Saône |
Lieux-dits et écarts
Le hameau du Port rappelle batellerie et pêcheries.
L'Ecoran désigne le haut du village.
Relief
Hydrographie
La Saône est une rivière navigable, assez calme[4], de régime pluvial. Si son débit moyen est de l'ordre de 400 m3/s, il peut cependant varier de 46 m3/s (juin 1976) à 2 820 m3/s (janvier 1955).
Pour faciliter la navigation et réguler les crues, un premier barrage fut construit vers 1870, barrant la Saône côté Couzon, avec une écluse du côté de Rochetaillée-sur-Saône. Cependant, les maisons en bordure du quai souffraient encore souvent d'inondations[5], imposant un dédoublement partiel du logis entre rez-de-chaussée et étage.
Vers 1970, pour accélérer la navigation par allongement des biefs, et pour mieux réguler les crues, la CNR construisit un nouveau barrage plus élevé et une nouvelle écluse, qui permirent la suppression du barrage de Thoissey en amont et du barrage de Île Barbe en aval, près de Lyon. La D51 qui traversait le bas de Couzon passe depuis en bord de Saöne, avec l'ancien quai comme soubassement.
Cependant, les bords de Saône sont encore parfois inondés, comme en 1994 ou en 2001[réf. nécessaire].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[8] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[9]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 828 mm, avec 0,9 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à 13 km à vol d'oiseau[12], est de 13,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 820,8 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,6 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication et transports
- Desserte routière
L'axe principal de circulation est la route départementale 51, qui longe la commune en bord de Saône, et la relie à Lyon-Vaise, au sud, et à Anse (accès à l'autoroute A6) au nord.
Le pont sur la Saône permet de rejoindre à Rochetaillée la D 433, qui suit la Saône sur l'autre rive.
Une route secondaire monte dans la forêt et permet de rejoindre Poleymieux ou le Mont Thou.
- Transports en commun
La commune est traversée par la grande ligne Paris - Lyon - Marseille, mais la gare de Couzon n'est desservie que par les TER Rhône-Alpes de la liaison Villefranche - Lyon-Vaise - Bourg-en-Bresse.
La ligne
, qui traverse la commune du nord au sud en reliant la Gare de Vaise à Genay par Neuville-sur-Saône et la rive droite de la Saône.
Les couzonnais ont aussi la possibilité de traverser la Saône, comme ils le faisaient à l'époque du « tramway bleu Lyon-Neuville », pour emprunter à l'extrémité du pont les bus des lignes
à destination de Lyon-Bellecour ou
à destination de Lyon-Part-Dieu.
Urbanisme
Typologie
Au , Couzon-au-Mont-d'Or est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 123 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (44,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (39 %), forêts (37,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,2 %), eaux continentales[Note 5] (4,8 %), prairies (1,8 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
La commune était anciennement appelée Coson (latinisé en Cosonis), puis Cozon et Couzon au début du XVIIIe siècle ; elle a pris le nom de Couzon-au-Mont-d'Or en 1897 afin d'éviter la confusion qui existait entre Couzon (Rhône) et Couzon dans la Loire[21].
Son activité viticole a suscité des rêveries étymologiques faisant descendre ce nom de celui de l'île grecque de Cos dont on aurait amené des ceps dès l'antiquité[22].
Mais ce nom pourrait aussi dériver de la racine hydronymique pré-celtique *kus, kos que l’on observe dans les noms de rivières comme la Couzon, Couze, la Cuse, le Cousin etc.
Héraldique
.svg.png)
Le blason de Couzon-au-Mont-d'Or est composé de cinq parties :
Au centre, coupé en quatre sur couleur rouge et bleu, les symboles de l'activité couzonnaise, à savoir :
- à gauche : la vigne en haut et les instruments viticoles en bas,
- à droite : les carrières du Mont d'Or en haut et les outils du travail de la pierre en bas.
Derrière ces quatre symboles, est dessiné une ancre qui symbolise "le Port" (quartier toujours existant du village) et l'accès à la Saône. De manière héraldique, on pourrait alors définir le blason couzonnais ainsi :
écartelé de gueules et d'azur, le 1 à la grappe de raisin, tigée et feuillée d'argent, le 2 au mont d'or, le 3 à la serpe d'élaguement, à la serpe à long manche, et à la fourche d'or, le 4 au marteau, au burin et à l'équerre d'argent.
Histoire

Origines
L'origine du premier peuplement sur le territoire de la commune de Couzon est incertain ; il pourrait remonter à la période gallo-romaine[23]. Les rives de la Saône étaient à l’écart du réseau de voies romaines, entre celle de l’Océan qui, depuis Lugdunum, joignait Anse par l’ouest des monts d’Or et celle du Rhin qui passait par le travers de la Dombes[24]. L'aqueduc des monts d'Or a toujours été reconnu. Il fut construit entre 30 av. J.-C. et 150 apr. J.-C. de notre ère, mais date probablement du début de cette période, vers l'an 20 av. J.-C.. À partir du captage de la source du Thou, en dessous du hameau des Gamblins, sur la commune de Poleymieux, il gagnait au terme de 26 km le quartier lyonnais des Minimes en contournant par l’est le massif des monts d’Or. La traversée de Couzon était de 2750 mètres au lieu de 1250 mètres en ligne droite : il fallait suivre la courbe de niveau avec une très faible pente d'écoulement (1,4 mm par mètre) afin d’éviter une dégradation du radier. Un vestige est visible au lieu-dit Rochon ou Saut de Roche[25].
Moyen Âge et temps modernes
Le nom de Couzon apparaît pour la première fois en 984, à l’occasion de séries de donations à l’Église de Lyon. Le bourg appartenait aux archevêques de Lyon : il sera pillé en 1270 par les Lyonnais révoltés contre l'archévêque et le chapitre de Saint-Jean[26]. Au XIVe siècle, les grands bénéficiaires sont les chanoines de Saint-Jean. Ils sont représentés sur place par des chanoines obéanciers, nommés et révocables par le chapitre. Ils exercent les mêmes pouvoirs de basse justice que des seigneurs laïques et perçoivent des « droits, cens, servis, dîmes, livres capitulaires ». Ils disposent de nombreuses prérogatives « comme le droit d’établir des ponts […], d’avoir des créneaux, des colombiers, des girouettes, etc. » sauf à en abénéviser (concéder) certains à des particuliers. Eux seuls sont autorisés à choisir le curé de la paroisse. Ils choisissent le châtelain-capitaine chargé de la défense de la communauté[27].

Le cadre de la vie de la collectivité couzonnaise a été transformé au XIXe siècle. Contre la population conduite de son maire, la société PLM s’est vu concéder le droit de traverser le bourg en creusant une profonde tranchée. Ce sera fait en 1856. Sur l’emplacement de cette tranchée, se trouvait le cœur du village. A l’intérieur d’une enceinte trapézoïdale, d’environ 600 mètres de côté, se trouvaient le château, (demeure seigneuriale au nord-ouest), l’église paroissiale (construite au sud-est à la fin du XIVe siècle) et une quinzaine de maisons au nord-est. Les propriétaires en partiront au fil des siècles pour s’installer dans le bourg ; elles deviennent de simples entrepôts[28].

La fonction défensive n’a plus grand sens, mais l’autorité des chanoines ne fera que se renforcer dans tous les domaines et sur l’ensemble du corps social. Le territoire, encore réduit par la raideur des pentes, ne se prête pas à la construction de résidence campagnarde, comme dans la périphérie de Lyon. La masse paysanne est forte de plus de 1000 habitants à la veille de la Révolution (1124 en 1793) ; quelques riches familles de la ville s’installent dans le bourg ; connue aujourd’hui sous le nom de maison Saint Léonard, une famille s'installe en limite d’Albigny. Cette propriété de notables lyonnais devient au XVIIIe siècle, avec 13 ha, le grand domaine de la commune[29]. Une chapelle désaffectée subsiste. Les sept autres édifices privés recensés dans le pré-inventaire faisaient corps avec le bourg[30]. Des Lyonnais étaient propriétaires de la Chanoine au XVe siècle. Ils ont été rejoints par ceux de la Guerrière au XVIe siècle, des Dorchères et de la Viarde au XVIIe, du domaine Servan, au début, et de Saint-Raphael vers la fin du XVIIIe siècle. Ils devaient, chaque fois, obtenir l’aval des chanoines. Ceux de la Chanoine, suspectés de porter préjudice à l’église voisine, à propos de travaux d’agrandissement, ont la visite d’une députation[31]. Ceux de la Guerrière sont accusés par le chapitre d'avoir élevé des créneaux : c'était trois décors peints symboliquement au-dessus des portes d’entrée[32].
La domination des chanoines est jugée sévèrement[33] :

Les propriétés détenues par le clergé deviendront biens nationaux lors de la Révolution par décision de l’assemblée constituante. Leur importance est précisée dans le détail par Ennemond Fayard[34]. Elle a justifié leur division pour leur vente en quatre lots adjugés à de riches propriétaires de la commune en 1791. L’Eglise n’a pas trouvé de défenseurs à Couzon pendant la Terreur. Lorsque les relations s’enveniment entre les autorités lyonnaises et les Montagnards dans l’été de 1793 et que ceux-ci entreprennent la reconquête armée de la ville rebelle[35], ils sont soutenus par la municipalité, même dans ses aspects antireligieux. Un seul épisode tragique concernera la famille de François Valesque. Ce négociant en épices, ennobli par ses fonctions d’échevin à Lyon et devenu propriétaire de la Guerrière en 1774, a été prévenu de son arrestation ; il a échappé à la guillotine en fuyant en Suisse. De ses deux fils, l’un fut tué dans les combats défensifs des Lyonnais, l’autre a été fusillé le 18 septembre 1793, avec 49 de ses compagnons de détention « pour avoir porté les armes contre la patrie ou conspiré contre le peuple et sa liberté et pour être évidemment contrerévolutionnaire. »[35] Une rue porte leur nom, en raison de leur générosité[36].
Le temps des carriers
Carrières
Sauf un étroit liseré alluvial le long de la Saône, la totalité du territoire de Couzon correspond au revers d’un crêt de roche calcaire datant de l’Aalénien, étage du Jurassique moyen (vers – 170 millions d’années). Par sa coloration jaune, le massif des Monts d’Or s’apparente au pays voisin des Pierres Dorées dans le sud du Beaujolais. La tranche de cette couche, une falaise d’une puissance de 60 mètres, forme comme une toile de fond au nord de la commune où elle correspond à la limite avec Albigny-sur-Saône. Elle présente un pendage d’une vingtaine de mètres en direction de la Saône. Le 23 octobre 1993, cette falaise a fait l’actualité quand un énorme bloc s'est effondré, son couvert forestier restant intact. Sur l’ensemble de la commune, l’érosion a réduit cette couche à des lanières étirées en direction de l’est-sud-est.
-
Falaise calcaire de Couzon. -
Pendage des couches vers l'est. -
Bloc effondré.
Les restes ou entroques des organismes marins qui constituent l’essentiel de cet étage géologique sont un excellent matériau de construction se liant bien au mortier. La pierre est utilisée sous forme de moellons (pierre de taille) mais aussi par des éléments longs comme des linteaux de portes, des chambranles, des piliers, des cheminées de cuisine de bonne résistance au feu.

L’ouverture de carrières (on dit aussi perrières) est attestée dès le XIVe siècle, sous la forme d’abenevis (sortes de contrats emphytéotiques) accordés par les chanoines-comtes de Lyon et une première période d’exploitation massive correspond à la grande prospérité de la Renaissance (XVIe siècle). Après un certain tarissement de la demande, un nouvel essor commence au XVIIIe siècle. Le métier de tailleur de pierre est alors souvent associé à celui de vigneron. « On peut être tour à tour ou simultanément carrier, tailleur de pierre ou perrayeur [concasseur de déchets], voiturier ou sapinier [marinier] ». C’est à cette association de métiers qu’ont fait référence les auteurs du blason de Couzon « écartelé au 1 de au cep de vigne feuillé et fruité au naturel ; au 2 à une carrière d’argent ; au 3 d’azur à trois outils de vignerons posés en fasce l’un sur l’autre d’argent ; au 4 de gueule à trois outils de carrier posés 1 et 2 d’argent »[37].
En 1836, sont recensés 26 carriers, 71 tailleurs de pierre, 2 marchands de pierre. Le record de production est atteint en 1842 avec 115 000 m3 de moellons. Le déclin dans la deuxième moitié du XXe siècle, comme pour les carrières d’Oncin, est sans doute lié à la concurrence de celles de Villebois- Montalieu dans l’Ain, desservies par le chemin de fer.
Les perrières de Couzon présentaient des servitudes de transport. Un premier problème était celui du charroi jusqu’au bord de la Saône. Le profane est intrigué par les nombreux tunnels du parcours : le pré-inventaire en a répertorié 27 et a dressé la carte de leur implantation. On en compte 5 au nord dans le secteur de Moletant-Saint-Léonard et ils sont nombreux (14) dans celui des Torrelles. Le terme de « passages voûtés » serait plus approprié. Ils étaient construits avec soin et non creusés et présentaient une voûte en pierre sèche, plus ou moins en anse de panier et à claveaux. Les plus longs pouvaient atteindre cinquante mètres. Grâce à l’espace ainsi libéré en surface la plantation de vigne se présentait en continuité. Tel tailleur de pierre au XVIIIe siècle énumère comme faisant partie de son patrimoine « vigne, chaple [chantier de travail de la pierre], marrin [débris de cette taille] et carrière… avec un chemin passant sous la partie de ladite vigne soutenu par une longue voûte »[38].


L’acheminement jusqu’à Lyon se faisait essentiellement par la batellerie sur des sapines qui n’étaient pas récupérées au terme du voyage. Il existait trois ports de chargement, le plus ancien à la limite de Saint-Romain (le nom en est resté), le second aménagé au début du XVIIIe siècle pour les tailleurs de pierre à l'est du bourg et enfin celui de l'île des Brotteaux, à la limite d'Albigny. En 1851, on comptait à Couzon 61 mariniers et voituriers. Des interruptions de trafic pouvaient se produire « lorsque la rivière est gelée ou qu’elle mène des glaces, les chevaux, demeurant sans rien faire, ce qui porte un grand préjudice à des exploitants peu fortunés ». L’alternative de la route n’était pas envisageable : la D51, de Lyon à Anse par la rive droite de la Saône, n’a été élargie et aménagée qu’en 1957. La solution était d’autant plus urgente que la population, trop spécialisée, n’était pas autosuffisante et devait s’approvisionner à l’extérieur pour se nourrir.
La construction d’un pont grâce auquel la commune serait reliée à la Grande Charrière de Lyon à Trévoux s’imposait. La décision de construire un pont suspendu selon la technique mise au point par Marc Seguin fut prise 19 février 1839 par ordonnance du roi Louis-Philippe. Les plans et le cahier des charges en furent dressés par l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du département du Rhône, Mondot de Lagorce. C'est un peu le frère jumeau du pont de l'Ile Barbe ouvert en 1827. Il s'agissait d'un pont à péage au nom d'une compagnie concessionnaire dont l'un des actionnaires était maire de Couzon. Son ouverture à la circulation le 29 novembre 1840 et son inauguration officielle le 19 septembre 1841 ont fait date dans l’histoire de la commune. Cette construction contribua à la création d'un marché à Couzon en 1841[39]. En 1877, fut construit en amont du pont, un barrage joignant Couzon à la commune de Rochetaillée-sur-Saône afin de retenir les eaux de la rivière pour les besoins de la navigation. Il s'inscrivait dans le programme d'aménagement du cours de la Saône entre Verdun et Lyon. Il comprend un système d'écluse et a été reconstruit en 1970 puis équipé d'une usine électrique en 1983[40]. À cette date, les carrières de Couzon n'utilisaient plus guère la voie fluviale.
De l'ancienne à la nouvelle église
En 1853, le conseil municipal aborda le problème de l’église, du XIVe siècle, au vu de sa petitesse et de son délabrement. Elle garda son nom de Saint-Maurice. C’était celui de la chapelle castrale, remplacée par l’église paroissiale au Moyen Âge. Il évoquait le chef de la légion thébaine converti à la religion chrétienne, qui en 286, avait été exécuté avec ses 6 600 légionnaires plutôt que de sacrifier au culte impérial. De l’ancienne église, normalement orientée vers l’est, seraient conservés le chœur et l’abside rebaptisée chapelle du Saint Coeur de Marie. (La porte de son tabernacle a été reportée sur le mur nord). Cette chapelle « est éclairée dans l’axe du cul de four et au sud de petites ouvertures cintrées à fort ébrasement. La fenêtre du cul de four est encadrée de colonnettes »[41]. La travée du chœur forme la base du clocher, également conservé, mais dans l’état où il avait été reconstruit en 1759. Sa partie supérieure est « éclairée sur ses quatre faces de deux niveaux de baies : un étage de quatre baies jumelées deux à deux dont les arcs en plein cintre prennent appui sur des colonnettes ; au-dessus l’étage avec huit grandes baies en plein cintre ». La toiture à quatre pans en tuiles rondes et à faible pente est surmontée d’une croix en fer forgée du XIXe siècle. Elle a remplacé la flèche qui avait reçu la foudre au XVIIe siècle[42].
-
Plan des églises de Couzon. -
Clocher et abside de l'ancienne église. -
Transformations du clocher. -
Abside de l'ancienne église. -
Porte de l'ancien tabernacle.

Sitôt la décision prise par le conseil municipal en 1853, la construction de la nouvelle église a été confiée à l’architecte Pierre Bossan, le futur réalisateur de Fourvière, et à Wilhelm Léo. Les travaux ont été exécutés de 1855 à 1861 et les aménagements intérieurs ont été achevés en 1876. La consécration par Joseph-Alfred Foulon, archevêque de Lyon, eut lieu le 7 juillet 1889. A la même époque était creusée la tranchée ferroviaire nord-sud de la ligne du PLM et c’est en fonction de cette contrainte qu’a été choisie l’orientation parallèle du nouvel édifice. Le style néo-roman en vogue à l’époque ne jurait pas avec les parties conservées de l’ancienne église. Les matériaux ont été choisis et agencés selon un mode original : sur toute la hauteur, un niveau intercalaire de pierres calcaires ordinaires (blanc gris) souligne deux niveaux de pierre dorée de Couzon[43].
Le plan d’ensemble cruciforme de l’église est classiquement constitué d’une nef de quatre travées, d’un transept saillant, d’une travée de chœur et d’une une abside semi-circulaire. La manière de traiter l’édifice dans son ensemble diffère de celle appliquée à la façade antérieure au sud.
Celle-ci est richement ouvrée. Ses trois travées en préfiguration de l’intérieur, sont séparées par des contreforts, la travée centrale plus large couronnée d’un pignon souligné d’une frise d’arceaux et sommée d’une croix byzantine. Les deux travées latérales sont creusées de niches à colonnettes abritant une statue en pied. Celle de droite représente saint Laurent tenant une palme et s’appuyant sur le gril de son supplice, celle de gauche saint Vincent avec une palme dans une main une coupe de raisins dans l’autre. Toutes deux ont été offertes par la société des tailleurs de pierre en 1863. C'étaient les deux activités dominantes de la commune, saint Vincent patron des vignerons et saint Laurent celui des tailleurs de pierre, comme aux carrières d’Oncin. L’ornementation de la travée centrale retient l’attention. Le portail à ébrasement à ressauts est encadré de doubles colonnettes qui supportent le bandeau horizontal de l’archivolte sur lequel prend appui un arc en plein cintre à larges voussures. Le décor sculpté est à la gloire de Maurice, le saint éponyme de l’église. C’est sa statue équestre qui trône dans le tympan tandis que dans l’architrave, de part et d’autre, sont figurés ces fameux soldats de la légion thébaine agenouillés dans l’attente de leur supplice. Le haut de cette même travée est éclairé d’une baie à trois lancettes en plein cintre surmonté d’un oculus, en faire-valoir en quelque sorte par comparaison avec les arcatures aveugles des travées latérales[44].
-
Façade de l'église Saint-Maurice. -
Statue de saint Laurent. -
Statue de saint Vincent. -
Portail de l'église Saint-Maurice. -
Statue équestre de saint Maurice.
À la différence de la façade antérieure, les travées des façades latérales donnent l’impression d’une forteresse. Elles sont rythmées d’un niveau de baies à trois lancettes et scandées par des contreforts droits s’élevant jusqu’à la hauteur du toit. Ceux-ci sont reliés par une frise d’arceaux à la manière de machicoulis. Dans l’angle inférieur droit, une porte encadrée d’élégantes colonnes et typiquement romane par son arc en plein cintre est encastrée sous une arche accidentant le mur lui-même. Autour du chevet, les contreforts s’arrêtent à la hauteur des arcs des fenêtres à une lancette en plein cintre et sont relayés par des colonnes jumelées posées en surplomb[45].
-
Façade latérale ouest de l'église Saint-Maurice. -
Chevet et transept de Saint-Maurice. -
Petite porte dans la façade ouest.
La largeur de la nef centrale contraste avec l’étroitesse des collatéraux. Ceux-ci sont voûtés en berceau tandis que la nef centrale est voûtée d’arête. La coloration d’ensemble rouge sang en hommage aux martyrs est divisée en quartiers par un bandeau de couleur claire qui fait croire à la croisée d’ogive. La voûte retombe sur les chapiteaux feuillagés. Le chœur est traité à la manière gothique. Il est divisé en cinq quartiers rayonnants. La richesse de l’immobilier tient d’abord aux divers autels à commencer par le maître autel.
Parmi les autres autels, celui de saint Joseph se distingue. De bas en haut sont étagés la table sur colonnettes supportant cinq arcatures en plein cintre puis le tabernacle et la grande niche qui abrite la haute statue du saint en plein cintre également. Deux anges tenant respectivement une couronne et un lys sont assis sur le bord du gradin encadrant la niche. L’autel dit du Sacré cœur et de saint Nicolas présente aussi sainte Philomène, ce qui justifie la présence des trois niches séparées par des colonnes. La table est portée par trois piliers octogonaux couronnés de chapiteaux à volutes feuillagées[46].
-
Nef centrale de Saint-Maurice. -
Abside de Saint-Maurice. -
Maître autel de Saint-Maurice. -
Autel de saint Joseph. -
Autel du Sacré Cœur. -
Base de l'autel du Sacré Cœur. -
autel anonyme
Parmi les richesses de l’église, le préinventaire décrit 15 vitraux. Les ébénistes et sculpteurs sur bois ont réalisé stalles, confessionnaux et, en collaboration, la chaire à prêcher. La statuaire s’est enrichie d’un saint Antoine de Padoue polychrome, en plâtre. Les fonts baptismaux ont été taillés dans la pierre et le bois. Les divers objets du culte (vases, ostensoir etc.) sont exposés dans une vitrine éclairée[47].
-
Stalles de Saint-Maurice. -
Chaire à prêcher. -
confessionnal. -
Vitrail dans l'église Saint-Maurice. -
Vitrail dans l'église Saint-Maurice. -
Fonts baptismaux. -
Saint Antoine de Padoue -

Les croix de chemin
Le pré-inventaire a recensé 14 croix de chemin sur le territoire de la commune. Elles sont concentrées dans la mince frange alluviale qui longe la Saône, à l’unique exception de la croix Vitaize perchée au-dessus de la falaise à 438 mètres et dont seule une plaque rappelle aujourd’hui le souvenir. Les plus anciennes mentions concernent la croix de Tignot qui date d’environ 1360 et celle de la Balme en 1495. Cette antiquité explique que chacune d’elles ait fait l’objet de nombreuses restaurations (en 1571, 1727, 1801 et sous le règne de Louis-Philippe pour cette dernière) voire de relocalisation selon les circonstances. Si la pierre de Couzon en constitue toujours la base, sinon la totalité, la variété provient de la nature de la croix elle-même, parfois en fer, de son logement contre un mur, dans une niche ou de son exposition aux quatre vents[48].
-
Croix de la Balme. -
Croix du Tignot. -
Croix du Rochon. -
Croix du Bel Esprit. -
Croix du cimetière. -
Croix de l'Ecoran. -
Croix de la Fontaine.
La hiérarchie des valeurs est respectée par le choix de la place choisie pour la statue de la Madone, haut perchée à près de 300 mètres sur un piédestal au-dessus mais bien en vue du cœur du village, à la demande des carriers et des vignerons. Elle a été inaugurée une première fois en 1888 puis, après avoir été foudroyée, en 1893 et restaurée en 1988. La plaque apposée sur le socle fait référence à l’Immaculée Conception : son dogme venait d’être proclamé sous le pontificat de Pie IX le 8 décembre 1854[49]. La statue en bronze peint est un moulage de la Vierge couronnée de Lourdes, provenant de la Maison Raffl.
-
Statue de la madone. -
La madone en prière. -
Vue sur le village de Couzon depuis la madone. -
Plaque d'inauguration de la statue de la madone.
Activité hospitalière et scolaire
L’Église catholique a exercé, pendant le XIXe siècle, une activité hospitalière et scolaire dans les bâtiments d’anciens domaines dont elle avait fini par devenir propriétaire. En 1865, celui connu jusqu’alors sous le nom de la Côte a été placé sous le patronage de Saint Léonard lorsque sa direction a été prise en charge par le curé Pierre Villion. Celui-ci l’a transformé en établissement pour recevoir des prisonniers adultes libérés repentis avec une capacité d'accueil d’une soixantaine de personnes (un autre établissement du même type était situé dans le méandre du Saugey à Brangues en Isère). Ces volontaires étaient occupés à la fabrication de chaussures. L’établissement a été reconnu d’utilité publique en 1868 et a obtenu de nombreuses médailles[50]. Dans le cimetière, la tombe de Pierre Villion serait l’œuvre d’un de ses anciens pensionnaires. La croix y est à peine reconnaissable car recouverte par deux branches d’arbre croisées dont les rameaux pendent, cassés, avec de longs feuillages fanés[51]. Une grande bâtisse de la fin du XVIIIe siècle fut achetée en 1875 par le curé de la paroisse ; il y a installé sous le patronage de Saint-Raphaël un hospice et une pension pour personnes âgées. Elle a été cédée en 1893 à la congrégation Saint Charles qui y restera jusqu’en 1987. C’est aujourd’hui un EHPAD[52].
La Viarde est un vieux domaine du XVIIe siècle. Il a été acheté en 1828 par le curé de la paroisse qui en a confié la direction à la communauté Saint François d’Assise. De jeunes filles pauvres y étaient employées au tissage de la soie et à la confection de vêtements. En 1874, ses locaux ont accueilli des malades hospitalisés et une école de filles[52]. Les religieuses de Saint Charles ont été chargées de l’instruction des filles en 1828. Les petites sœurs de Saint Joseph et les Franciscaines de la Propagation de la foi les ont remplacées à la Viarde[53].
-
Tombe de Pierre Villion. -
La Viarde.
Le XXème siècle
Une mairie et des écoles
Au début du XXe siècle, la commune de Couzon est dotée d’une mairie. Les écoles laïques étaient obligatoires depuis la loi Jules Ferry de 1881. La maison achetée à un grainetier lyonnais fut transformée par l’architecte lyonnais Marc Desplagnes. Des agrandissements étaient programmés pour la construction des écoles de garçons et de filles. Au terme des travaux engagés en 1905, l’inauguration de l’ensemble, mairie et écoles, eut lieu à l’automne 1908. L’élégante façade est surmontée d’un clocheton pour l’horloge. Des services communaux y sont logés ; une ancienne poste fut transformée en mairie annexe pour accueillir le public au centre du bourg. Une école maternelle fut construite dans le prolongement de l’aile des garçons[54].
-
Façade de la mairie de Couzon. -
Ensemble mairie et écoles. -
École de garçons. -
Mairie annexe. -
École maternelle.
Une économie en souffrance
En 1861, 1260 habitants travaillaient la viticulture et exploitaient des carrières. Ils sont 962 Couzonnais en 1921. Le diagnostic a été porté par E. Fayard en 1885 ; il n’y a eu aucun redressement pendant les 36 années suivantes. Les deux piliers de l’économie se sont effondrés. Le développement du réseau ferroviaire a été fatal pour les carrières. La tranchée de la ligne PLM avait bouleversé le système traditionnel de voies, avec ses tunnels, sans possibilité de raccordement : le nord du département de l’Isère jouxtant la métropole lyonnaise s’était équipé d’un réseau à écartement métrique avec les VFD (Voies Ferrées du Dauphiné).
Fayard incrimine la facilité de liaison avec les carrières de la Grive et de Trept mais il faut rappeler celles de Villebois. Dans les dernières décennies, la crise du phylloxéra a frappé la viticulture. Peu d'activité ont été créés. « Il n’y a pas dans la commune d’autre industrie qu’une fabrique de sparterie et pour les femmes la confection des corsets et quelques métiers à tisser les étoffes de soie ». La jeunesse a émigré vers Lyon[55]. La Grande Guerre de 1914-18 a aggravé la situation. Le conseil municipal a prévu l’érection d’un monument à la mémoire de ses héros : il a été inauguré, dans le cimetière, le 12 novembre 1919[53].
Relations avec Lyon
À la fin du XIXe siècle, chaque riche famille lyonnaise se devait de posséder une résidence dans la proche campagne, par exemple, la commune de Lentilly. À Couzon, l’exiguïté du territoire empêchait de telles constructions, à une très notable exception. La maison des Cyclamens a été construite entre 1902 et 1909 par Jean-François Dubuisson, architecte renommé sur la place de Lyon pour le compte d’un maître imprimeur, sur la marge sud du bourg, dans un parc qui s’étendait jusqu’à la Saône. Depuis la rue, le jeu de décrochements des différents niveaux de ce château mène jusqu’à une sorte de dôme, gardé par de hautes murailles. Le pré-inventaire donne des précisions sur la richesse de la décoration intérieure[56].
À défaut de résidences bourgeoises, Couzon a attiré une famille lyonnaise illustre. Claudius Regaud est né à Lyon mais la commune des monts d’Or était le lieu de vacances de ses parents ; ils s'y sont installés définitivement en 1916. Ils ont leur tombe au cimetière et Claudius, décédé en 1940 à l’âge de 70 ans, y repose. Les mérites de cet éminent chercheur en cancérologie et collaborateur de Marie Curie sont exposés sur une stèle inaugurée en 1970 pour le centenaire de sa naissance[53].
-
Château des Cyclamens. -
Dépendance du château des Cyclamens. -
Tombe de Decrand Regaud. -
Stèle en mémoire de Claudius Regaud.
La renaissance
La population passe de 962 habitants en 1921 à 1293 en 1946, puis, 2434 Couzonnais en 1975 : l’augmentation est proche du doublement (1,9 fois). Dans le dernier demi-siècle, 2598 habitants sont comptés au dernier recensement (2019). La progression des années 1946-1975 s'explique : dans la variation positive annuelle de 3,4 % de cette période, le solde migratoire (2,8 %) intervient pour les quatre cinquièmes (2,8 %, contre 0,6 % pour le solde naturel). C'est un mouvement de rurbanisation par migration, depuis le cœur de la métropole lyonnaise. A cette époque, la construction procédait d’une multiplication des initiatives individuelles. Au total, le classement des habitations en fonction de leur date d’achèvement permet d'affirmer que le noyau villageois forme toujours le centre d’un ensemble qui n’a pas été submergé par une marée pavillonnaire. En 2015, 36,5 % du bâti datent d’avant la Deuxième Guerre mondiale. La même statistique fait apparaître le renouveau des Trente Glorieuses : quasiment la moitié du patrimoine actuel a été construit entre la Libération et 1990[57].
La nature de la vague migratoire du dernier après-guerre peut encore aujourd’hui être appréciée à travers la statistique du niveau de diplôme dans la mesure où s’observe une grande inertie dans la possibilité d’ascension sociale. En 2019, 40 % des adultes ont poursuivi des études au-delà du baccalauréat ce qui donne à penser que le mouvement migratoire a concerné des privilégiés de la fortune et de la culture. Cette affirmation est confortée par la statistique du classement par catégories socio-professionnelles. Alors qu’il n’y a plus un représentant de l’activité agricole, la proportion des cadres supérieurs apparaît dominante avec 32,5 %, pourcentage qui monterait à 55 % si l’on y ajoutait les représentants des professions dites intermédiaires. Les autres catégories ne sont pas écrasées pour autant et figurent avec des valeurs moyennes de 12 % pour les artisans et commerçants, 24,8 % pour les employés et 22,4 % pour les ouvriers[57].
Le problème de l’emploi est à la fois quantitatif et qualitatif. Selon l’Insee en 2018 826 personnes ont un travail dans la zone (c’est l’expression consacrée) face à une demande de 1084, soit une insuffisance du quart. Par ailleurs, 55,6 % des emplois locaux concernent bien les secteurs administratifs, sociaux et enseignants contre 4,7 % dans l’industrie, 11,0 % dans la construction et 28,9 % dans le commerce et les transports. Mais les services assurés par ces 55,6 % le sont au niveau le plus modeste, en l’absence de tous organismes des échelons supérieurs. Les 40 % de cadres à formation de niveau universitaire ne peuvent satisfaire sur place leurs ambitions de carrière ; d’importantes migrations sont quotidiennes, vers la métropole lyonnaise plus spécialement. Les automobilistes comptent pour 63 % dans ces déplacements. Les transports en commun ne manquent pas : trois lignes d’autobus entre les deux rives de la Saône et un TER met le quartier de Vaise avec son métro à 10 minutes de la gare de Couzon, commune dortoir[57].
Le la communauté urbaine de Lyon (COURLY puis Grand Lyon).
Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon, à laquelle Couzon adhère. La commune quitte ainsi le département du Rhône[58].
Politique et administration
Administration municipale
1er Maire élu de la Commune, élu le 24 janvier 1790 : Gaspard-Claude MOREL. En juin 1790, nommé Administrateur du District de la campagne, il est remplacé par François REMOND élu à la majorité des voix au 2e tour del l’élection[59].
Intercommunalité
La commune fait partie du Val de Saône, une des neuf subdivisions de la communauté urbaine du Grand Lyon dont elle représente environ 0,60 % du territoire et 0,20 % de la population en 2007[Note 6]. Elle est également membre du syndicat mixte Plaines Monts d'Or[60] ainsi que du syndicat de communes Saône Mont d'Or.
Budget et fiscalité
Le budget prévisionnel pour 2021 établit ;
- Des dépenses réelles de fonctionnement de 1 774 573 euros et des dépenses d'investissement de 2 085 103 euros
- Des recettes réelles de fonctionnement de 2 035 432 euros et des recettes d'investissement de 2 085 103 euros
En 2021 les taxes foncières (terrains bâtis et non bâtis) augmentent de 11% du fait de la surpression en cours de la taxe d'habitation[61].
Jumelages
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[63].
En 2023, la commune comptait 2 619 habitants[Note 7], en évolution de +4,09 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population s'accroît plutôt rapidement depuis les années 1960, à l'image de toute la vallée de la Saône au nord de Lyon.
Enseignement
Couzon-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon.
Manifestations culturelles et festivités
La commune organise depuis 1994 et bisanuellement depuis 1995 des jeux interquartiers du type Intervilles, au cours desquels 5 quartiers (Carrières, Montagne, Paupière, Port, Village) s'affrontent. En 1994, de surcroît, il y avait une division en six quartiers ; pour des raisons d'organisation, les quartiers Piagerie et Massues se sont rassemblés en un seul quartier, Carrières[66].
Santé
Sports
La commune abrite le club de football Groupe olympique sportif couzonnais ou GOSC[67], un club de pétanque[68], le club de randonnées G.A.F[69],un club de tennis le TCC.
Cadre de vie
Associations
La commune abrite diverses associations culturelles et de loisirs, notamment la compagnie de théâtre Les Quidam's[70] et l'ACEL, club de ping-pong, échecs.Présence également d'un club de Danse Country : Jam's Country[71]
Environnement
Économie
Revenus de la population et fiscalité
Emploi
Entreprises et commerces
La commune abrite de nombreux commerces, boulangerie, boucherie, salon de coiffure, institut de beauté, bureau de tabac-presse, petit supermarché, agence immobilière, tous situés au centre du village. On peut trouver également plusieurs restaurants sur le territoire de la commune.
En 1864 a été créée à Couzon l'Œuvre Saint Léonard par le chanoine Pierre Villion, ancien aumônier des prisons, qui inaugura sous le patronage de Saint Léonard, une fondation vouée à la réinsertion des prisonniers par le travail. En 1868 par décret signé de l’empereur Napoléon III, l’association a été reconnue d’utilité publique. Elle est habilitée à recevoir les donations et les legs. Depuis 1967, l’association accueille des personnes en situation de handicap et comprend notamment un établissement et service d'aide par le travail (ESAT)[72].
Culture locale et patrimoine
Patrimoine architectural
- L'église Saint-Maurice, en « pierre dorée » de Couzon, a été construite à partir de 1855 sur les plans de l'architecte Pierre Bossan et possède un clocher du XIIIe siècle, classé monument historique.
- Le pont suspendu sur la Saône, construit en 1840, qui a résisté au temps et au modernisme.
- Le barrage sur la Saône, en amont du pont, seul maintenu entre Villefranche et Lyon (ceux de Port-Bernalin au nord et de l'Île Barbe au sud ont été supprimés).
- La statue monumentale de la Vierge, dite « Madone de Couzon », inaugurée en 1888 dans les bois dominant le village, sur le territoire de Bas Vinouve, au lieu-dit de la Vénagère.
- Dans les hauteurs, quelques vestiges de l'aqueduc romain des Monts d'Or. La longueur de l'aqueduc sur le territoire de Couzon est estimée à 2 750 m environ, sur le parcours duquel 4 points (dont 2 visibles) ont été repérés[73].
- Les témoins de l'importante exploitation, aujourd'hui abandonnée, de la « pierre de Couzon », calcaire de la famille des « pierres dorées », largement répandues dans le Beaujolais voisin, et célèbres pour leur teinte caractéristique (fronts de taille, tunnels de carrière…).
- Nombreuses croix le long des rues ou aux carrefours, dont certaines remontent au XVe siècle[74]
- Le château de la Guerrière
-
Le portail de l'église Saint-Maurice.
-
Le pont de Couzon.
-
Barrage de Couzon.
-
La madone de Couzon.
-
Tunnel de carrière en pierre sèche.
Personnalités liées à la commune
- André-Marie Ampère y fut en nourrice.[réf. nécessaire]
- La famille de Joseph-Marie Jacquard, inventeur du métier à tisser semi-automatique, habitait Couzon[75]. Le père de Joseph-Marie Jacquard y est né le 6 octobre 1723 et le jeune Joseph-Marie y fut élevé[76].
- Bésian Arroy, vivant à Couzon.
- Jacques-Melchior Villefranche, écrivain né à Couzon le 17 décembre 1809.
- Leo Arnaud, compositeur américain d'origine française, est né à Couzon le 24 juillet 1904.
- François Piron, écuyer, recteur de l'Hôtel-Dieu de Lyon, mort à Couzon en 1785.
- François Valesque habita le château de la Guerrière, mort à Couzon en 1791.
Notes et références
Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et 122 communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Calcul basé sur les données de l'INSEE
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
- ↑ « Calcul de l'orthodromie entre Couzon-au-Mont-d'Or et Lyon », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ département du Rhône, Préinventaire des monuments et richesses artistiques, 26, Couzon-au-Mont-d'Or, 1998, page 6
- ↑ dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, César écrit : " Il est une rivière, l'Arar (la Saône), qui se rend dans le Rhône à travers le pays des Eduens et des Séquanes ; elle coule avec une incroyable lenteur, tellement que l’on ne saurait dire dans quel sens elle coule."
- ↑ on parlait de la règle des 3 trois : 3 jours de crue, 3 jours étale, 3 jours de décrue
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Couzon-au-Mont-d'Or et Bron », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lyon-Bron », sur la commune de Bron - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lyon-Bron », sur la commune de Bron - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Couzon-au-Mont-d'Or ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ département du Rhône, Préinventaire des monuments et richesses artistiques, 26, Couzon-au-Mont-d'Or, 1998, page 5
- ↑ Dictionnaire illustré des communes du Département du Rhône Tome I, E. de Rolland, D. Clouzet, Lyon, C. Dizain Éditeur, A. Storck & Compagnie Éditeurs, 322 pages, 1901, page 187
- ↑ Fayard 2007, p. 2-3.
- ↑ Histoire de Lyon 2007, p. 39-40.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 16-18.
- ↑ E. Fayard, « Notice historique sur le village de Couzon (Rhône) », Revue du Lyonnais, Lyon, 5e série, t. 1, , p. 151-153 (lire en ligne)
- ↑ Fayard 2007, p. 15.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 62.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 102-104.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 101-124.
- ↑ Fayard 2007, p. 105.
- ↑ Fayard 2007, p. 110.
- ↑ Fayard 2007, p. 140.
- ↑ Fayard 2007, p. 53-54.
- Fayard 2007, p. 64-67.
- ↑ Fayard 2007, p. 133-134.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 6-7.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 12-15.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 53-54.
- ↑ département du Rhône, Préinventaire des monuments et richesses artistiques, 26, Couzon-au-Mont-d'Or, 1998, page 57
- ↑ Préinventaire 1998, p. 68.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 68-70.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 70.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 71.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 78.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 79-82.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 82-91.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 93-97.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 99.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 101-104.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 50.
- Préinventaire 1998, p. 121-122.
- Préinventaire 1998, p. 46.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 43-46.
- ↑ Fayard 2007, p. 145-146.
- ↑ Préinventaire 1998, p. 123-124.
- INSEE 2022.
- ↑ Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
- ↑ Ennemond FAYARD, Notice historique sur le village de Couzon, HORVATH, , 156 p. (ISBN 2-7171-0532-8), p. 51-54
- ↑ Syndicat mixte Plaines Monts d'Or.
- ↑ « Budget municipal », sur Mairie de Couzon-au-Mont-d'Or (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Présentation », sur le site web des jeux interquartiers (consulté le ).
- ↑ « Présentation », sur le site du club (consulté le ).
- ↑ « Présentation », sur le site du club (consulté le ).
- ↑ « Présentation », sur le site du club (consulté le ).
- ↑ « Présentation », sur le site de l'association (consulté le ).
- ↑ « jamscountry », sur le site officier (consulté le ).
- ↑ https://www.osl.fr/
- ↑ département du Rhône, Préinventaire des monuments et richesses artistiques, 26, Couzon-au-Mont-d'Or, 1998, page 17
- ↑ Grande encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône, sous la direction d'André Pelletier, Editions HORVATH, 1980, page 330
- ↑ Impasse Jacquard, sur le site de la commune
- ↑ Dictionnaire illustré des communes du Département du Rhône Tome I, E. de Rolland, D. Clouzet, Lyon, C. Dizain Éditeur, A. Storck & Compagnie Éditeurs, 322 pages, 1901, page 189
Voir aussi
Bibliographie
- Collectif, Préinventaire des monuments et richesses artistiques : Couzon-au-mont-d'Or, Lyon, Département du Rhône, , 163 p..
- Ennemond Fayard, Notice historique de Couzon-au-mont-d'Or, Roanne, Horvath, (1re éd. 1885), 156 p. (ISBN 978-2-7586-0008-4).
- Collectif, Histoire de Lyon, Lyon, Editions lyonnaises d'art et d'histoire, , 955 p..
- Essai de Grammaire du patois lyonnais, Jacques-Melchior Villefranche, Bourg-en-Bresse, Imprimerie J.-M. Villefranche, l89l; basé sur le parler couzonnais ; contient quelques contes locaux, comme Le sonneur
- Communes et anciennes paroisses du Rhône : 69, Paris, Editions généalogiques de la Voûte, coll. « Noms des communes & anciennes paroisses de France », (ISBN 9782847661101), (ISBN 2-84766-110-0) édité erroné
- Maurice Garden, Christine Bronnert et Brigitte Chappé, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 5 : Rhône, CNRS, , 384 p. (BNF 36598217)
- Guigue Georges, Archives des communes du Rhône antérieures à 1790 : inventaire sommaire, Archives départementales du Rhône ; H. Georg, 1902-1906, 3 volumes (BNF 34017317)
- E. de Rolland et Denys Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Dizain & Storck, 1901-1902, 2 volumes (BNF 34107275)
- François-andré Varnet, Département du Rhône, dictionnaire des communes, Res Universis, (réimpr. Reprod. en fac-sim. de "Géographie du département du Rhône") (1re éd. 1897)
- Bernard Colette, L’évolution économique et sociale d’un village de la banlieue lyonnaise : Couzon-au-Mont-d’ Or (XVIIIe - XXe siècles),
- « Commune de Couzon-au-Mont-d'Or (69068) », sur Institut national de la statistique et des études économiques, .
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Monts d'Or : histoire de Couzon
- Couzon : éléments statistiques
- Archives de la commune de Couzon-au-Mont-d’Or déposées aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon (1589-1980)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Portail de la métropole de Lyon
- Portail des communes de France
.svg.png)





