Crash du vol Bruxelles-New-York
| Crash du vol Bruxelles-New-York | |||
Le site du crash | |||
| Caractéristiques de l'accident | |||
|---|---|---|---|
| Date | |||
| Phase | Atterrissage | ||
| Site | |||
| Coordonnées | 48° 41′ 30″ nord, 54° 55′ 20″ ouest | ||
| Caractéristiques de l'appareil | |||
| Type d'appareil | Douglas DC-4 | ||
| Compagnie | Sabena | ||
| No d'identification | OO-CBG | ||
| Lieu d'origine | Bruxelles via Shannon ( | ||
| Lieu de destination | New-York | ||
| Passagers | 37 | ||
| Équipage | 7 | ||
| Bilan | |||
| Morts | 27 | ||
| Blessés | 17 | ||
| Survivants | 17 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Canada
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Le crash du vol Bruxelles-New-York désigne un accident aérien survenu le près de l'aéroport international de Gander, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador, au Canada, lorsqu'un Douglas DC-4 de la compagnie aérienne belge Sabena immatriculé OO-CBG, s'écrasa à l'atterrissage.
L'accident fit 27 morts et 17 blessés.
Contexte
Le vol transatlantique s'effectuait entre l'aéroport de Melsbroek (nom donné à l'époque à l’actuel aéroport de Bruxelles) et l'aéroport de New-York-La Guardia, aux États-Unis. Il comportait deux escales pour refaire le plein de carburant : l'une à l'aéroport de Shannon, en Irlande, avant d’entamer la traversée de l'océan Atlantique, puis l'autre à l'aéroport international de Gander, en Terre-Neuve-et-Labrador, aujourd'hui, Canada une fois la traversée effectuée. C'est lors de l'approche vers Gander que l'accident se produisit[1].
L'accident et les secours
En ce petit matin, les relevés météorologiques de Gander indiquent que le temps était maussade et pluvieux, avec un plafond bas. Le vent soufflait du nord-est à un rythme assez soutenu et les températures avoisinaient les 4 °C[2].
Le pilote aurait tenté une approche à vue vers Gander en tentant de descendre sous les nuages. La base des nuages étant proche du sol, l'avion a percuté les arbres[1]. L'avion tranche des bouleaux sur plusieurs centaines de mètres, avant de s'immobiliser et de prendre feu. Lors de l'impact, le fuselage est déchiré. Plusieurs passagers sont projetés à l'extérieur de la cabine. La plupart des 18 survivants ont été grièvement blessés, mais trois d'entre eux ont survécu avec à peine une égratignure. C'est grâce à leurs efforts que d'autres blessés ont pu être extraits de l'épave avant que les flammes n'engloutissent complètement l'appareil[2].
Les premiers arrivés sur les lieux sont deux habitants de Glenwood qui chassaient le caribou dans les environs. Abbot Pelley et Bruce Shea s'occupent des survivants, jusqu'à l'arrivée des secours[2],[3]. L'épave de l'avion est repéré par un vol TWA, à environ 32 kilomètres au sud-ouest de l'aéroport de Gander. La zone étant boisée et marécageuse, les accès des équipes de secours sont difficiles. Des secours d'urgence sont parachutés aux survivants. Une équipe médicale de l'armée américaine atterrit sur l'étang Dead Wolf, un lac situé à 8 kilomètres du lieu du crash. Accompagnés de forestiers expérimentés, ils descendent une rivière, depuis le lac jusqu'à une zone proche du lieu du crash. Ils rejoindront le DC4 et les survivants à pied, au travers des marécages[4].
L'équipe de secours décide d'utiliser les hélicoptères des bases aériennes des garde-côtes de Brooklyn (New York) et d'Elizabeth City (Caroline du Nord) pour évacuer les survivants. C'est le premier sauvetage à grande échelle qui permit de démontrer les capacités de cet aéronef[3],[4].
Deux hélicoptères sont démontés. Avec les pilotes, le personnel de maintenance et les pièces de rechange, les hélicoptères démontés sont transférés vers l'aéroport de Gander. Ils y sont remontés et testés, en moins de quarante-huit heures. Pendant ce temps, une plateforme en bois est construite pour permettre aux hélicoptères d'atterrir[4].
Les sauveteurs ont enterré les vingt-six victimes sur le lieu du crash, désormais officiellement connu sous le nom de St. Martin in the Woods, en hommage au capitaine Samuel P. Martin, médecin du corps médical de l'armée américaine, qui avait soigné sans relâche les blessés[3],[4]. Une cérémonie funéraire aérienne spéciale, à laquelle ont assisté père catholique, révérend protestant et rabbin juif, a été célébrée à bord d'un DC-3 de l'armée de l'air américaine qui a survolé le lieu de l'accident[2].
Un mémorial a été érigé sur place, avec des plaques indiquant les survivants et les victimes, et rendant hommage au capitaine Martin[4].
Bilan
L'appareil transportait 44 personnes. Sur les 37 passagers et 7 membres d'équipage, 17 personnes survécurent. L'une des 18 personnes rescapées est décédée à l’hôpital de Sir Frederick Banting Memorial de Gander[2].
Causes
La cause probable est que le pilote n'a pas effectué la procédure d'approche appropriée pour atterrir dans de mauvaises conditions météorologiques[1].
Notes et références
- (en-US) « Crash du vol Bruxelles-New-York. »
, sur Aviation-safety.net (consulté le )
- (en-US) Bob Arklie, « St. Martin-in-the-Woods »
, sur ganderairporthistoricalsociety.org, (consulté le )
- (en) « Sabena Airliner Crash », sur hiddennewfoundland (consulté le )
- (en-US) Colonel Ted Allan Morris, « Tragedy and Rescue - Sabena Airlines Crash, Gander Newfoundland, 1946 »
, sur zianet.com, (consulté le )
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