Cratérope fléché
Turdoides jardineii
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Passeriformes |
| Famille | Leiothrichidae |
| Genre | Turdoides |
Le Cratérope fléché (Turdoides jardineii) est une espèce de passereaux de la famille des Leiothrichidae.
Son épithète spécifique est attribuée au naturaliste écossais William Jardine (1800-1874)[1].
Description
Le cratérope fléché mesure entre 22 et 25 cm et pèse entre 56 et 85 g. Le plumage de l'espèce est marron foncé, des traces blanches en forme de flèche sur le dessus du crâne et sur la gorge donnent son nom à l'oiseau[2]. Les jeunes cratéropes fléchés sont dépourvus de ces marques. La croupe est également blanche[3]. Le bec est sombre, les yeux sont rouge-orangé. Le cri de contact est lancé par un seul individu puis repris par le groupe jusqu'à ce que cela forme une sorte de rire hystérique décrit comme un « scurr-scurr-scurr »[3]. Ce chant est souvent confondu avec celui de l'Irrisor moqueur (Phoeniculus purpureus) qui est pourtant moins mécanique[3].
Habitat

Cet oiseau se rencontre principalement dans des forêts claires, dans la savane, dans les fruticées et se satisfait même de la cohabitation humaine dans certains milieux suburbains du Zimbabwe[3].
Répartition et sous-espèces
Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025)[4] il se répartit en six sous-espèces (ordre phylogénique) :
- T. j. hyposticta (Cabanis & Reichenow, 1877) — du sud du Gabon et nord-ouest de l'Angola au sud-ouest de la RDC ;
- T. j. tanganjicae (Reichenow, 1886) — sud-est de la RDC et nord de la Zambie ;
- T. j. emini (Neumann, 1904) — bassin du lac Victoria ;
- T. j. kirkii (Sharpe, 1876) — de la Tanzanie au centre du Mozambique ;
- T. j. tamalakanei Meyer de Schauensee, 1932 — sud de l'Angola, sud-ouest de la Zambie et nord du Botswana ;
- T. j. jardineii (Smith, 1836) — de la Zambie au nord-est de l'Afrique du Sud.
Écologie et comportement
Le cratérope fléché vit en groupe de 6 à 10 individus en moyenne : cette organisation permet la défense de territoires plus ou moins grands selon la taille du groupe[3]. Cet oiseau se nourrit principalement d'insectes, d'araignées et parfois de petits lézards[2].
Annexes
Références taxonomiques
- Oiseaux.net : Turdoides jardineii (+ répartition)
- (en) Congrès ornithologique international : Turdoides jardineii dans l'ordre Passeriformes (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Turdoides jardineii (+ répartition) (consulté le )
- (en) Animal Diversity Web : Turdoides jardineii (consulté le )
- (en) UICN : espèce Turdoides jardineii (Smith, 1836) (consulté le )
- (fr) eBird : Turdoides jardineii
Notes et références
- ↑ « The Key to Scientific Names dunni », sur birdsoftheworld.org
- Carruthers 1990, p. 156
- Newman 2002, p. 330
- ↑ Congrès ornithologique international, 15.1, 2025.
Bibliographie
- (en) Vincent Carruthers, The Magaliesberg, Johannesbourg, Southern Book Publishers, , 388 p. (ISBN 1-86812-246-8)
- (en) Kenneth Newman, Birds of Southern Africa, Le Cap, Struik Publishers, , 528 p. (ISBN 1-86872-735-1)
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