Crique Sparouine

Crique Sparouine
Illustration
Caractéristiques
Longueur 116,8 km [1]
Bassin 1 220 km2
Bassin collecteur Maroni
Régime pluvial équatorial
Cours
Source Montagnes de la Sparouine
· Localisation Saint-Laurent-du-Maroni
· Altitude 300 m
· Coordonnées 4° 49′ 10″ N, 54° 05′ 49″ O
Confluence Maroni
· Localisation Apatou / Saint-Laurent-du-Maroni
· Altitude m
· Coordonnées 5° 16′ 14″ N, 54° 15′ 39″ O
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Crique Monique
· Rive droite Criques Petit Sparouine, Takouba et Voltaire
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Guyane
Régions traversées Drapeau de la Guyane Guyane
Principales localités Apatou et Saint-Laurent-du-Maroni

Sources : SANDRE : « 505-0400 », Géoportail, OpenStreetMap

La Crique Sparouine est un cours d'eau de la Guyane française long de 117 km et affluent du Maroni en rive droite.

Géographie

Cours de la rivière

La crique Sparouine prend sa source dans les Montagnes de la Sparouine à 300 m d'altitude sur la commune de Saint-Laurent-du-Maroni. La rivière prend d'abord une direction est-ouest puis remonte grossièrement vers le nord sur la majorité de son parcours. La crique rejoint le Maroni en rive droite à 3 m d'altitude sur la limite communale entre Apatou et Saint-Laurent-du-Maroni, après un parcours de 117 km. La rivière sert par ailleurs de limite entre ces deux communes sur la quasi-totalité de son cours[1].

Un seul village est implanté sur ses rives. Il s'agit du village de Sparouine situé à l'embouchure de la crique[1].

Communes traversées

La crique Sparouine traverse donc deux communes : Apatou et Saint-Laurent-du-Maroni dans le seul département de la Guyane et dans le seul arrondissement de Saint-Laurent-du-Maroni[1].

Bassin versant

Son bassin versant a une superficie de 1 220 km2 et arrose les communes d'Apatou et de Saint-Laurent-du-Maroni ainsi qu'une toute petite partie de Mana[2],[3].

Affluents

La crique Sparouine compte de très nombreux affluents de longueurs variables mais très peu sont nommés. Ses affluents nommés sont, de sa source à sa confluence avec le Maroni :

  • Crique Petit Sparouine (rd[note 1]) : 17,2 km
  • Crique Monique (rg) : 20,2 km
  • Crique Misere (rg) : 8,6 km
  • Crique Balata (rg) : 7,7 km
  • Crique Takouba (rd) : 36,3 km
  • Crique Voltaire (rd) : 47,4 km et son affluent :
    • Crique Janvier (rd) : 14,3 km
  • Crique Galloni (rd) : 5,0 km

Rang de Strahler

Hydrologie

Histoire

Vers 1880, la région du bas-Maroni connaît la fièvre de l’or avec la découverte des gisements des criques Sparouine, Espérance et Beïman[4].

Aménagement et écologie

Milieu naturel

La crique prend sa source dans les Montagnes de la Sparouine qui constituent une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type II, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un site avec une diversité écologique, abritant une biodiversité patrimoniale[5]. Il s'agit d'une région entièrement recouverte de forêt primaire abritant de nombreuses d'espèces originales voire endémiques à ce secteur. Des inselbergs et savanes-roches sont également localisés au sein de cette ZNIEFF[5].

La crique Sparouine traverse dans cette zone des forêts inondables et marécageuses marqué par un couloir de forêts sur flat, parfois très temporairement inondées, mais au sol toujours plus ou moins asphyxiant car gorgé d’eau pendant la saison des pluies. Le peuplement arboré est marqué notamment par des Elaeocarpaceae et des Fabaceae. Quelques petites pinotières (formations à palmier Euterpe oleracea) sont également présentes. Des vallons encaissés se développent en bordure des criques rocheuses des secteurs pentus. Des plantes herbacées et arbustes telles que Melastomataceae et Rubiaceae se développent sur les affleurements granitiques. Plusieurs espèces végétales endémiques ou sub-endémiques de Guyane française sont recensées sur la zone. La récente mission d'inventaire botanique a également permis la découverte d'un arbre inconnu pour la science du genre Swartzia (Fabaceae)[5].

Le cortège ornithologique fréquentant ce massif est caractéristique des grandes forêts primaires préservées de l'intérieur du territoire. Ainsi les espèces déterminantes régulièrement chassées présentent sur cette montagne des populations en bon état de conservation (Hocco alector, Agami trompette et Pénélope marail). Plusieurs autres espèces forestières endémiques du plateau des Guyanes sont également inventoriées : Amazone de Dufresne, Tamatia à gros bec, Cotinga brun (Iodopleura fusca), Batara à gorge noire (Frederickena viridis), Tangara cyanictère. Les premiers inventaires herpétologiques réalisés sur la zone mettent également en évidence la présence d'espèces d'intérêt patrimonial : Micrurus collaris, Atelopus spumarius, Hypsiboas dentei, Otophryne pyburni, Leptodactylus heyeri et Allobates granti[5].

Les grands mammifères semblent présenter des populations en bon état de conservation, notamment l'Atèle et le Tapir. La capture de chiroptères a permis de révéler la présence d'un cortège d'espèces typiquement liées aux cavités rocheuses (Phyllostomus latifolius, Anoura geoffroyi et Pteronotus parnellii). Enfin le peuplement ichtyologique de ce bassin versant fait apparaître plusieurs espèces rares ou endémiques : Lithoxus stocki, Lithoxus planquettei, Rivulus holmiae, Phenacogaster wayana, Moenkhausia moisae, Krobia itanyi, Ituglanis nebulosus, Hyphessobrycon copelandi, Guianacara owroewefi, Crenicichla albopunctata, Chasmocranus brevior, Odontostilbe gracilis[5].

Les menaces qui pèsent sur ce massif isolé concernent essentiellement les activités liées à l'orpaillage illégal ainsi que la chasse et les pollutions aquatiques[6].

Voir aussi

Notes et références

Notes

  1. Abréviations : rd pour rive droite et rg pour rive gauche.

Références

Ressource relative à la géographie :
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