Croisade norvégienne

Croisade norvégienne
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Route empruntée par Sigurd Ier jusqu'à Jérusalem et Constantinople (en rouge) et retour en Norvège (en vert), selon la Heimskringla.
Informations générales
Date De 1107 ou 1108 à 1111
Lieu Péninsule ibérique, Îles Baléares, Palestine
Issue Victoire des croisés
Changements territoriaux Prise de Sidon, création du comté de Sidon
Belligérants
Croisés :

Royaume de Norvège

Au siège de Sidon :
Royaume de Jérusalem

République de Venise
Sarrasins :

Empire almoravide
Taïfa de Badajoz
Taïfa de Majorque (en)
Pirates barbaresques de Majorque


Au siège de Sidon :

Califat fatimide
Commandants
Sigurd Ier


Au siège de Sidon :
Baudouin Ier

Ordelafo Faliero
Gouverneur de Sidon
Forces en présence
Norvégiens :
entre 3 000 et 5 000 hommes, 60 navires
Inconnues

Période intermédiaire post-Première croisade

Batailles

La croisade norvégienne est une expédition menée entre 1107 ou 1108 et 1111 par le roi Sigurd Ier de Norvège vers la Terre sainte, dans le contexte de la première croisade. Premier roi européen à se rendre à Jérusalem après la prise de la ville par les croisés en 1099, Sigurd dirige une flotte d'environ soixante navires et plusieurs milliers d'hommes à travers l'Europe occidentale, la péninsule Ibérique, les Baléares et la Méditerranée. L'expédition combine des dimensions religieuses, militaires et politiques.

Le voyage débute en Norvège à l'automne 1107 ou 1108. Après un séjour en Angleterre, les croisés longent les côtes de la péninsule Ibérique où ils mènent plusieurs attaques contre des villes musulmanes. Ils remportent ensuite plusieurs victoires dans les îles Baléares, avant de rejoindre la Sicile normande. En 1110, Sigurd atteint la Terre sainte, où il est accueilli par le roi Baudouin Ier de Jérusalem. Après un pèlerinage à Jérusalem, il participe au siège de Sidon aux côtés des croisés. Sur le chemin du retour, Sigurd se rend à Constantinople auprès de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène avant de regagner la Norvège par voie terrestre.

À son retour, Sigurd reçoit le surnom de « Jórsalafari » (« voyageur de Jérusalem »). Sa croisade renforce son prestige personnel et contribue au développement du pouvoir de l'Église en Norvège. L'expédition occupe ensuite une place importante dans l'imaginaire national norvégien au XIXe siècle dans le contexte du nationalisme romantique.

Les historiens débattent de la nature exacte de l'expédition, décrite tour à tour comme une croisade, un pèlerinage armé ou une expédition à visée politique et militaire. Les principales sources sur l'événement sont les sagas royales scandinaves du XIIe et XIIIe siècles, complétées par plusieurs chroniques latines et arabes contemporaines.

Sources

Sources scandinaves

Les informations sur l'expédition reposent principalement sur des sagas faisant partie des sagas royales (Konungasögur) : l'Ágrip af Nóregskonungasögum (« Résumé des sagas des rois de Norvège », vers 1190), la Morkinskinna (vers 1220), la Fagrskinna (vers 1125) et la Heimskringla de Snorri Sturluson (vers 1125-1135). L'Ágrip, plus succincte, est inspirée de la saga en latin Historia de Antiquitate Regum Norwagiensium (vers 1180) du moine norvégien Theodoricus monachus[1].

Ces textes se basent probablement sur d'autres sources, comme la Konunga aevi (« Vie des rois », vers 1122-1132) d'Ari Þorgilsson aujourd'hui perdue, mais surtout sur les poésies scaldiques largement citées dans les sagas. La plupart de ces poèmes sont l'œuvre du scalde Halldórr skvaldri[2].

Sources non scandinaves

La croisade norvégienne est relatée dans plusieurs sources contemporaines non scandinaves. L'une d'entre elles est le Liber maiolichinus de gestis Pisanorum illustribus (« Livre majorquin des exploits des illustres Pisans », antérieur à 1125). Ce poème épique rédigé à Pise, qui raconte la conquête catalano-pisane des Baléares de 1113-1115, fait plusieurs fois référence à l'expédition de Sigurd[3].

Une autre source est la Gesta regum Anglorum (« Geste des rois d'Angleterre », vers 1125) du chroniqueur anglo-normand Guillaume de Malmesbury. La chronique relate les étapes de Sigurd en Angleterre, aux Baléares et en Orient[4]. L'arrivée du roi de Norvège en Terre sainte est également rapportée dans des chroniques latines comme l'Historia Hierosolymitanae expeditionis d'Albert d'Aix[5] et la Gesta Francorum Iherusalem peregrinantium (en) de Foucher de Chartres, un témoin oculaire de l'arrivée de Sigurd en Palestine[6].

Enfin, l'expédition de Sigurd est aussi mentionnée par le chroniqueur arabe Ibn al-Qalanisi[7].

Contexte

Dessin des deux côtés d'une pièce de monnaie : à gauche un homme portant une couronne, à droite un homme en armure avec une croix.
Pièce de monnaie représentant les rois Eystein et Sigurd (1115-1123).

Sigurd devient roi de Norvège en 1103, à l'âge de 13 ans, après la mort de son père Magnus III Barfotr. Il partage le trône avec ses frères Eystein (1088-1123) et Olaf (1099-1115)[8]. À cette époque, la Norvège connaît alors une période de développement du pouvoir de l'Église[9].

Sigurd prépare sa croisade plusieurs années à l'avance, supprimant des impôts pour rallier le peuple à cette cause[8]. Selon la Heimskringla, il est poussé à entreprendre cette expédition par l'enthousiasme suscité en Norvège par les récits des richesses de Byzance rapportés par les mercenaires varègues[10].

Cette expédition n'est pas la première à partir de la Scandinavie vers la Terre sainte. Une autre expédition est menée en 1103 par le roi Éric Ier de Danemark, mais celui-ci meurt à Chypre avant d'arriver à Jérusalem. Ce voyage a pu servir d'inspiration à Sigurd quand il décide de lancer sa croisade[11]. Avant cela, dans les années 1030-1040, le futur roi Harald Hardrada (r. -) aurait mené une expédition armée vers Jérusalem alors qu'il était au service de l'Empire byzantin[12].

Déroulement de la croisade

De la Norvège à l'Angleterre

Photo d'un navire en bois, bas sur l'eau, portant une voile carrée.
Reconstitution du Skuldelev 2, navire similaire à ceux probablement utilisés par Sigurd[13].

Sigurd part du port de Bergen, sur la côte occidentale de la Norvège, avec environ 60 bateaux et entre 3 000 et 5 000 hommes. Toutefois, ces chiffres incluent peut-être les navires et hommes ayant rejoint la croisade en cours de route[14],[15]. Le type exact de navire n'est pas précisé par les sources, mais il s'agit probablement de navires de guerre vikings de type langskip (« bateau long ») pouvant transporter entre 70 et 80 hommes[14]. Ces navires, propulsés par une voile carrée ou par des rames, entièrement pontés, quatre à cinq fois plus longs que larges, sont taillés pour la vitesse et le combat[13].

L'année du départ varie selon les sources entre 1107 et 1108[15],[16].

Pendant l'automne, les croisés arrivent en Angleterre (possiblement sur l'île de Sheppey, dans l'estuaire de la Tamise[17]) où Henri Ier est roi. Sigurd et ses hommes restent dans ce pays tout l'hiver, jusqu'au printemps de l'année suivante (1108 ou 1109[15]), lorsqu'ils décident de repartir vers l'ouest[18].

Autour de la péninsule Ibérique

Carte de la péninsule ibérique montrant le trajet de la croisade norvégienne autour de celle-ci.
La croisade norvégienne dans la péninsule Ibérique (en pointillés vert).

Après plusieurs mois, le roi et son armée atteignent la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (actuelle Espagne) où ils sont autorisés à rester pour l'hiver par un seigneur local. Cependant, quand l'hiver arrive, la nourriture manque et ce seigneur refuse d'en vendre aux Norvégiens. Sigurd décide donc d'attaquer et de piller le château avec son armée[18].

Pendant le voyage, les Norvégiens attaquent une flotte pirate et augmentent ainsi leurs forces de huit navires. Les Norvégiens arrivent ensuite à Sintra, dans l'actuel Portugal, alors sous l'égide des musulmans andalous, et s'y emparent d'un fort[18]. D'après la Morkinskinna, Sigurd offre aux prisonniers musulmans le choix entre la conversion au christianisme et la mort, et devant leur refus les fait exécuter[19]. Toutefois, ce type de conversions forcées est anachronique à l'époque de la première croisade et ne se développe que dans les années 1140 sous l'influence de Bernard de Clairvaux. Cet épisode pourrait donc être une projection des chroniqueurs du XIIIe siècle[20].

Ils se rendent ensuite à Lisbonne, une ville « moitié chrétienne et moitié païenne » selon l'Heimskringla. Là, ils remportent leur troisième bataille[18].

Vue de synthèse en 3D montrant des fortifications sur une colline au bord d'un fleuve.
Vue 3D des fortifications médiévales de Lisbonne (en rouge), depuis le sud (le mur à l'ouest en travers du vallon est postérieur à la croisade)[21].

À cette époque, la cité de Lisbonne est composée d'un centre fortifié sur la colline historique (aujourd'hui le château Saint-Georges), entouré de deux faubourgs : un à l'ouest correspondant au quartier actuel de Mouraria, l'autre à l'est sur l'emplacement d'Alfama[22]. Les chroniques précisent que Sigurd n'est pas entré dans le centre fortifié. Il est plus probable que la cible des Norvégiens ait été le quartier ouest, qui est le premier à être visible quand on remonte le Tage en bateau[23].

Ils remportent une nouvelle bataille dans la ville d'Alkasse (probablement Alcacer do Sal), qui est pillée, avant de battre à nouveau des pirates près du détroit de Gibraltar[18].

Aux Baléares

Photo aérienne d'une péninsule entourée de falaises dans la mer.
Péninsule de La Mola, point culminant de Formentera et lieu possible de la bataille de la grotte[24].

L'armée arrive ensuite aux îles Baléares, qui font office de base pour les pirates musulmans[24].

Les Norvégiens atteignent d'abord Formentera, où ils rencontrent un grand nombre d'« hommes noirs » et de « sarrasins » qui occupent une caverne. D'après l'Heimskringla, Sigurd a l'idée d'utiliser des chaloupes descendues avec des cordes du haut de la falaise pour pouvoir entrer dans la grotte en sécurité. Après avoir allumé des feux pour enfumer les derniers défenseurs, les Norvégiens remportent la victoire et le plus grand butin de l'expédition[24].

Les Norvégiens attaquent ensuite avec succès Ibiza, puis Minorque. Ils semblent avoir évité d'attaquer la plus grande des îles Baléares, Majorque, probablement parce qu'elle est à l'époque le centre le plus prospère et le mieux fortifié de la taïfa (en) (royaume musulman indépendant formé après la dissolution du califat de Cordoue)[25]. Les récits de ces succès ont pu inspirer la conquête catalano-pisane des Baléares de 1113-1115[26].

En Sicile

Au printemps 1109, ils parviennent en Sicile, où ils sont bien reçus par le comte Roger II (lui-même descendant des Normands, donc des Vikings), alors âgé de 12 ou 13 ans. L'Heimskringla précise faussement que ce dernier reçoit de Sigurd le titre de roi, alors qu'il ne lui est accordé en réalité qu'en 1130 par l'antipape Anaclet II[27]. Selon la Fagrskinna, les croisés passent l'hiver en Sicile[28].

En Terre sainte

Carte représentant les États latins d'Orient avec les villes de Sidon, Acre, Jaffa, Jérusalem du nord au sud.
États latins d'Orient et principales villes en 1135.

En août 1110, la croisade arrive finalement au port de Jaffa ou de Saint-Jean d'Acre[29], où elle est accueillie par le roi Baudouin Ier en personne[30]. Les croisés font route jusqu'à Jérusalem, et Sigurd se baigne dans le Jourdain. Il reçoit du patriarche latin de Jérusalem une relique de la Vraie Croix[30],[29]. En échange, Sigurd promet de conserver la relique près de la tombe de saint Olaf, de promouvoir le christianisme, d'établir un archevêché et la dîme[31],[32].

Après avoir hésité à attaquer Ascalon selon Foucher de Chartres[7], Sigurd accepte ensuite d'aider Baudouin à prendre la ville de Sidon, contrôlée par les musulmans, en octobre 1110. L'annonce de la présence norvégienne dissuade la flotte ennemie de sortir du port de Tyr[7]. D'après les récits d'Ibn al-Qalanisi et d'Albert d'Aix, les croisés font usage d'une tour de siège pour prendre d'assaut les murs de la ville[33] ; pendant ce temps, les navires norvégiens mettent la ville sous blocus. Le siège prend fin en décembre avec l'arrivée d'une flotte vénitienne menée par le doge Ordelafo Faliero qui repousse la flotte fatimide. Cette victoire permet de sécuriser la route des pèlerins se rendant à Jérusalem depuis le nord[34].

Le retour par Constantinople

Après cela, Sigurd et ses hommes quittent la Terre sainte et naviguent jusqu'à Constantinople, où le roi est convié à des jeux à l'Hippodrome. Il offre des têtes de dragons en or à l'empereur Alexis Ier Comnène. Une partie des Norvégiens restent à Constantinople où ils s'engagent comme mercenaires (des Normands servaient déjà comme mercenaires pour les Byzantins au sein de la Garde varègue). Sigurd et le reste de son armée, réduite à une suite d'une centaine d'hommes, rejoignent la Norvège par la voie terrestre en Europe centrale, où ils arrivent en 1111, trois ans après leur départ[35],[29]. Le choix de rentrer à pied en abandonnant ses navires à Constantinople tient sans doute à l'état de délabrement de ceux-ci ; de plus, la présence de courants et de vents dominants venant de l'ouest complique la traversée de la Méditerranée vers Gibraltar[36].

Suites de la croisade

Suites à l'époque médiévale

Photo d'une praire avec des pierres disposées en ligue sur le sol et une croix en bois.
Fondations d'un monastère à Kungahälla, XIIe siècle.

Après la croisade, Sigurd est surnommé « jórsalafari », c'est-à-dire « voyageur de Jérusalem »[37]. À son retour, conformément à sa promesse, Sigurd établit la dîme en Norvège. Cette nouvelle taxe au profit de l'Eglise aura comme conséquence à long terme une indépendance accrue des évêques[32].

En revanche, contrairement à ce qu'il avait promis à Baudouin, Sigurd ne place pas la relique de la Vraie Croix auprès de la tombe de saint Olaf à Nidaros (aujourd'hui Trondheim), mais dans une église qu'il fait construire à Konghelle (en suédois : Kungahälla, aujourd'hui Kungälv en Suède), sa ville de résidence[31]. En agissant ainsi, Sigurd se sert de sa réputation de croisé pour assoir sa légitimité face à ses frères. En effet, son voyage à Jérusalem lui permet de se démarquer notamment de son frère Eystein, qui est lui resté en Norvège. Cette opposition entre les frères est mise en scène dans la Heimskringla et la Morkinskinna sous la forme d'une joute verbale entre les deux co-rois : Eystein y est défini comme un homme politique et un législateur, Sigurd comme un aventurier et un guerrier[38]. Ce même contraste est souligné dans l'Historia de Theodoricus Monachus, antérieure aux sagas[39].

Le relique de la Croix continue d'avoir un rôle politique après la mort de Sigurd en 1130. Lors de la guerre de succession entre son demi-frère Harald et son fils Magnus, chaque prétendant cherche à utiliser la relique pour assoir sa légitimité[40].

Réception dans la Norvège moderne

Peinture de 3 chevaliers en armure chevauchant devant une ville et des palmiers ; en-dessous, des navires vikings.
Gerhard Munthe, Sigurd et Baudouin, tempera, 1899.

L'épopée de Sigurd occupe une place importante dans le romantisme national norvégien. Alors que la Norvège est sous domination danoise puis suédoise, le XIXe siècle voit une émergence du sentiment nationaliste marqué par l'adoption d'une constitution en 1814 et l'indépendance vis-à-vis de la Suède en 1905. Le récit de la croisade de Sigurd représente l'époque d'une Norvège indépendante et conquérante, célébrée par les artistes norvégiens. En 1872, le dramaturge et indépendantiste Bjørnstjerne Bjørnson écrit une pièce de théâtre racontant la vie du roi Sigurd. Le compositeur Edvard Grieg en compose la musique de scène, qui deviendra la suite Sigurd Jorsalfar (Op. 56). À la fin du siècle, le peintre art nouveau Gerhard Munthe dessine une série de tapisseries reprenant des scènes de la croisade. Lors de l'indépendance de la Norvège, les tapisseries sont offertes au premier roi Haakon VII[41].

Nature de l'expédition

Différentes interprétations existent au sujet de la nature de cette expédition : croisade, pèlerinage ou raid de pillage. Les références à l'expédition comme « voyage » dans les sagas la rapprochent du pèlerinage ou de la croisade, les deux concepts étant proches au XIIe siècle[42]. Toutefois, les sagas soulignent l'aspect guerrier de l'expédition au détriment de l'aspect religieux, se concentrant sur les victoires militaires plutôt que sur l'obéissance à l'Église. Au contraire, la chronique de Theodoricus monachus présente l'expédition comme un affrontement entre chrétiens et païens[43]. Même si cela reflète les préconceptions de l'auteur de la chronique, plusieurs épisodes (conversions forcées de musulmans, alliances avec des princes chrétiens) rapprochent l'expédition d'une croisade. Quelle que soit sa nature exacte, il est en tout cas clair que le voyage de Sigurd s'inscrit dans le contexte européen de la Première croisade[44].

L'historien Macià Riutort i Riutort rejette l'interprétation de ce voyage comme une croisade ; il le considère comme une expédition dont le but est Constantinople, Sigurd cherchant avant tout à s'enrôler dans la Garde varègue[45]. En revanche, pour Francesco D'Angelo, le voyage présente bien les caractéristiques d'une croisade : abolition de certaines lois « injustes » avant son départ pour se « purifier », expédition composée de guerriers, destination, ambiguïté entre les aspects militaires, religieux et lucratifs[46]. D'autres historiens ne remettent pas non plus en cause la nature de croisade de l'expédition de Sigurd[47],[30]. Pour Victor Barabino, l'expédition norvégienne remplit les deux critères caractérisant les croisades : protection des lieux saints dans un cadre militaire, et absolution des péchés par la visite de ces mêmes lieux saints[48]. Cela n'empêche pas l'expédition de servir d'autres buts politiques et diplomatiques, permettant à Sigurd de s'imposer au sein de la chrétienté médiévale[49].

Références

  1. Doxey 1996, p. 141-142.
  2. Doxey 1996, p. 142-143.
  3. Doxey 1996, p. 150-151.
  4. Doxey 1996, p. 153-154.
  5. Riutort i Riutort 2019, p. 165-166.
  6. Doherty 2022, p. 275-276.
  7. Doherty 2022, p. 276.
  8. Krag 2025.
  9. Hjardar et Norseng 2025, « Bakgrunn ».
  10. Doxey 1996, p. 144-145.
  11. Raupp 2021, p. 154-155.
  12. Svenungsen 2021, p. 103.
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  14. D'Angelo 2021, p. 49-52.
  15. Hjardar et Norseng 2025, « Deltakere ».
  16. Doxey 1996, p. 156.
  17. Hjardar et Norseng 2025, « England og Frankrike ».
  18. Doxey 1996, p. 145.
  19. Svenungsen 2021, p. 121.
  20. Jensen 2022, p. 184.
  21. Pires 2012, carte 1, p. 201.
  22. Pires 2012, p. 200, carte p. 201.
  23. Pires 2012, p. 203.
  24. Doxey 1996, p. 146.
  25. Doxey 1996, p. 147-148.
  26. Doxey 1996, p. 153.
  27. Hjardar et Norseng 2025, « Sicilia ».
  28. Doxey 1996, p. 149-150.
  29. Doxey 1996, p. 150.
  30. Hjardar et Norseng 2025.
  31. Raupp 2021, p. 157, 159.
  32. Coviaux 2006, § 17, note 18.
  33. Jones 2019, p. 154.
  34. Hjardar et Norseng 2025, « Sidon og Beirut ».
  35. Hjardar et Norseng 2025, « Hjemreisen ».
  36. Unger 2006, p. 251.
  37. Raupp 2021, p. 141.
  38. Raupp 2021, p. 160-161.
  39. Kalinke 1984, p. 154-155.
  40. Raupp 2021, p. 161-162.
  41. Aavitsland 2020, p. 22-23.
  42. Doxey 1996, p. 156-157.
  43. Doxey 1996, p. 157-158.
  44. Doxey 1996, p. 158-159.
  45. Riutort i Riutort 2019, p. 174.
  46. D'Angelo 2021, p. 44-47.
  47. Svenungsen 2021, p. 103-104.
  48. Barabino 2023, p. 215-216.
  49. Barabino 2023, p. 217.

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages et chapitres d'ouvrages

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Encyclopédie

Thèse

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Articles connexes

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