Déficit en isomérase de triose phosphate
| Déficit en isomérase de triose phosphate | |
| Transmission | autosomique récessive[1] |
|---|---|
| Chromosome | 12 p13.31 |
| Gène | TPI1 (en) |
| Mutation | Ponctuelle |
| Incidence | 1 / 1 000 000 |
| Liste des maladies génétiques à gène identifié | |
| Spécialité | Hématologie |
|---|
| CIM-10 | D55.2 |
|---|---|
| CIM-9 | 282.3 |
| OMIM | 615512 |
| DiseasesDB | 30116 |
| MeSH | C566029 |
Mise en garde médicale
Le déficit en isomérase de triose phosphate est une maladie métabolique rare à transmission autosomique récessive[2], décrite pour la première fois en 1965[3].
Il s'agit d'une enzymopathie glycolytique unique, caractérisée par une anémie hémolytique chronique, une cardiomyopathie, une susceptibilité accrue aux infections, un dysfonctionnement neurologique grave et, dans la plupart des cas, un décès dans la petite enfance[4]. Cette maladie est exceptionnellement rare, avec moins de 100 patients diagnostiqués dans le monde.
Génétique
Treize mutations différentes du gène TPI1 (en) (situé sur le locus 12p13.31) qui code l'isomérase de triose phosphate (TPI), une enzyme constitutive ubiquitaire, ont été identifiées[4]. La plus fréquente (80 %) de ces mutations, Glu104Asp, est associée au phénotype le plus sévère[5] et serait héritée d'un ancêtre commun, ayant vécu il y a plus de 1 000 ans en France ou en Grande-Bretagne[6].
La TPI est une enzyme essentielle de la glycolyse qui catalyse l'interconversion du dihydroxyacétone phosphate et du glycéraldéhyde-3-phosphate. On observe une diminution marquée de l'activité de la TPI et une accumulation de dihydroxyacétone phosphate chez les patients présentant un déficit en TPI homozygote (deux allèles mutés identiques) ou hétérozygote composite (deux allèles mutés différents). Les individus hétérozygotes ne présentent aucun symptôme clinique, même si leur activité résiduelle de TPI est réduite. Des études suggèrent que la pathologie pourrait s'expliquer par une altération de la dimérisation de la TPI, et non une inactivation directe[2]. Ceci pourrait expliquer la rareté de la maladie, tandis que des allèles TPI inactifs sont présents à une fréquence plus élevée, ce qui suggère que la mutation a pu procurer un avantage sélectif, comme observé dans d'autres maladies.
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Triosephosphate isomerase deficiency » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Triosephosphate isomerase deficiency | Genetic and Rare Diseases Information Center (GARD) – an NCATS Program » [archive du ], sur rarediseases.info.nih.gov (consulté le )
- Markus Ralser, Gino Heeren, Michael Breitenbach, Hans Lehrach et Sylvia Krobitsch, « Triose Phosphate Isomerase Deficiency Is Caused by Altered Dimerization–Not Catalytic Inactivity–of the Mutant Enzymes », PLOS ONE, vol. 1, no 1, , e30 (PMID 17183658, PMCID 1762313, DOI 10.1371/journal.pone.0000030
, Bibcode 2006PLoSO...1...30R)
- ↑ Arthur S. Schneider, William N. Valentine, Hattori M et H. L. Heins Jr, « Hereditary Hemolytic Anemia with Triosephosphate Isomerase Deficiency », New England Journal of Medicine, vol. 272, no 5, , p. 229–235 (PMID 14242501, DOI 10.1056/NEJM196502042720503)
- Arthur S. Schneider, « Triosephosphate isomerase deficiency: historical perspectives and molecular aspects », Best Practice & Research Clinical Haematology, vol. 13, no 1, , p. 119–140 (PMID 10916682, DOI 10.1053/beha.2000.0061)
- ↑ « Orphanet: Déficit en triose-phosphate isomérase », sur www.orpha.net (consulté le )
- ↑ Schneider A, Westwood B, Yim C, etal, « The 1591C mutation in triosephosphate isomerase (TPI) deficiency. Tightly linked polymorphisms and a common haplotype in all known families », Blood Cells Mol. Dis., vol. 22, no 2, , p. 115–25 (PMID 8931952, DOI 10.1006/bcmd.1996.0019)
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