Déficit en mévalonate-kinase

Déficit en mévalonate-kinase
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patient touché par un déficit en mévalonate-kinase (âge : 21 mois), montrant des caractères craniofaciaux associés à cette maladie

Traitement
Spécialité Hématologie, neurologie, immunologie, génétique médicale et endocrinologie
Classification et ressources externes
OMIM 251170
DiseasesDB 29843
MeSH D054078

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Le déficit en mévalonate-kinase (ou MKD pour mevalonate kinase deficiency)[1], encore nommé acidurie mévalonique (mevalonic aciduria pour les anglophones[2]) est une maladie rare autosomale récessive (environ 200 cas répertoriés dans le monde) liée au gène MVK.

La maladie

C'est une maladie métabolique rare, caractérisée par une impossibilité de normalement biosynthétiser le cholestérol et les isoprénoïdes[3], en raison d'une déficience en une enzyme, la mévalonate-kinase, codée par le gène MVK.

Histoire

Ce désordre métabolique et le syndrome dont il est responsable ont été pour la première fois médicalement décrit en 1985[4].

Présentation clinique

La maladie débute généralement dans l'enfance, avec des épisodes de 3 à 6 jours de fièvre, qui seront récurrents.
La fréquence de retour des crises varie selon les individus.
Cette fréquence est généralement plus élevée dans l'enfance (25 fois par an en moyenne) et diminue à l'âge adulte[1].

On distingue 2 formes :

  • une forme moins sévère dénommée syndrome d'hyperimmunoglobulinémie D (hyperimmunoglobulinemia D syndrome ou HIDS)
  • une forme plus dure dénommée acidurie mévalonique (mevalonic aciduria ou MVA).

Symptômes

Ce sont typiquement :

et parfois apparaissent des aphtes buccaux (ou vaginaux chez les femmes).

Quelques patients développent des malformations congénitales, des troubles mentaux ou un retard de développement mental marqué ou psychomoteur (ataxie, hypotonie, des problèmes d'yeux et des crises d'épilepsie[1]).

Rarement, une amyloïdose induit une insuffisance rénale qui peut conduire à la mort.

Facteurs de déclenchement de crise

Les crises sont plus ou moins récurrentes, mais une vaccination, un acte chirurgical, une blessure ou un stress peuvent aussi les déclencher[1].

Diagnostic

Les analyses d'urine révèlent une accumulation d'acide mévalonique (en raison du déficit en enzyme mévalonate-kinase[5] (ATP:mevalonate-5-phosphotransferase ; EC 2.7.1.36).

Les taux sanguin d'immunoglobuline D (IgD) et d'immunoglobuline A (IgA) sont souvent anormalement élevés (pour des raisons mal comprises, et sans relations apparentes avec les symptômes)[1].

Pour les patients atteint de la forme légère (HID), la vie est normale entre les crises et l'espérance de vie ne semble pas diminuée[1].
Ceux qui sont affectés de la forme dure (MVA), ont une qualité de vie très dégradée et une morphologie anormale (tête plus petite et allongée)[1]. Hormis pour les cas les plus graves, l'espérance de vie semble normale[1].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Notes et références

  1. NIH (Gouvernement des États-Unis, Genetic Conditions ; Mevalonate kinase deficiency
  2. ↑ (en) 251170
  3. ↑ (en) Mancini J, Philip N, Chabrol B, Divry P, Rolland MO, Pinsard N, « Mevalonic aciduria in 3 siblings: a new recognizable metabolic encephalopathy », Pediatr. Neurol., vol. 9, no 3,‎ , p. 243–246 (PMID 8352861, DOI 10.1016/0887-8994(93)90095-T)
  4. ↑ (en) Berger R, Smit GP, Schierbeek H, Bijsterveld K, le Coultre R, « Mevalonic aciduria: an inborn error of cholesterol biosynthesis? », Clin. Chim. Acta, vol. 152, nos 1-2,‎ , p. 219–222 (PMID 4053401, DOI 10.1016/0009-8981(85)90195-0)
  5. ↑ (en) Bretón Martínez JR, Cánovas Martínez A, Casaña Pérez S, Escribá Alepuz J, Giménez Vázquez F, « Mevalonic aciduria: report of two cases », J. Inherit. Metab. Dis., vol. 30, no 5,‎ , p. 829 (PMID 17578678, DOI 10.1007/s10545-007-0618-7)
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