Délie, objet de plus haute vertu
Délie, objet de plus haute vertu est un recueil de poésie publié en 1544 à Lyon par Maurice Scève. Rédigée en moyen français, l’œuvre appartient au genre de la poésie amoureuse, et s’inscrit dans la tradition du canzoniere inspirée de Pétrarque[1]. Elle se compose de 449 dizains en décasyllabes, précédés d’un huitain et accompagnés de cinquante emblèmes associant texte et image.

Le recueil développe le thème d’un amour idéalisé (l'innamoramento) pour une femme Délie, caractérisée par l’absence et l’inaccessibilité de l’être aimé. À travers cette expérience poétique, l’auteur explore les tensions entre désir amoureux, souffrance et aspiration à une forme d’élévation morale, dans une perspective influencée par le néoplatonisme. Considérée par la critique comme une œuvre majeure de la Renaissance lyonnaise, Délie constitue l’une des premières réalisations importantes du pétrarquisme en langue française. Elle se distingue par la complexité de sa structure et par une écriture dense et énigmatique, souvent qualifiée d’hermétique, qui a contribué à son importance dans l’histoire de la poésie française.
"La Délie s’attache à croiser un “art d’aimer” et une “expérience de l’amour” toute intime, en mêlant portraits poétiques, figurés ou réalistes, ce que l’on ne peut guère trouver dans les recueils d’emblèmes ou de devises de l’époque[3].
Contexte historique et culturel
Maurice Scève évolue dans le milieu intellectuel et artistique lyonnais, qui constitue, dans les années 1530-1540, l’un des principaux carrefours culturels européen. Ville cosmopolite et ouverte aux échanges, Lyon se voit marquée par une forte influence italienne : cette italianisation favorise la diffusion des modèles humanistes et des formes poétiques. Lyon occupe également une importante place dans le développement de l’imprimerie : elle est, après Paris, le deuxième pôle éditorial de France. Cette activité attire de nombreuses élites intellectuelles, contribuant à faire de la ville un foyer de savoir, c’est dans ce contexte qu'évoluent plusieurs auteurs et autrices tels que : Pernette du Guillet, Louise Labé ou Pontus de Tyard, que l'on a pris l'habitude de regrouper sous le nom d'école de Lyon[4].
"Ville fortement italianisée, Lyon dans les années 1530-1540 est un carrefour culturel où se fondent et se réactivent un ensemble d'influences complexes. Seconde ville de France pour l'imprimerie, foyer intellectuel intense où se croisent et se retrouvent poètes, savants, philologues, archéologues, c'est le premier centre d'un véritable mouvement poétique homogène, anticipant celui qui se regroupera autour de l'emblème des Pléiades. On parle à propos de Lyon d'une première Renaissance, ou d'une Renaissance lyonnaise."[5]
L’œuvre de Scève est profondément marquée par celle de Pétrarque, figure majeure de l’humanisme naissant, qui connaîtra une immense influence en Europe. Le pétrarquisme qui en découle instaure un ensemble de topoi que les poètes tenteront d'imiter[6]. C’est dans cette perspective que Scève publie en 1544, Délie, objet de plus haute vertu, généralement considéré comme le premier « canzoniere » français. À travers une suite de dizains accompagnés d’emblèmes (un huitain introductif, 449 dizains, 50 emblèmes) , le poète reprend et s'approprie l’héritage pétrarquiste : la figure de Délie, donne lieu à une poésie dense, parfois hermétique, où l’exploration du sentiment amoureux se double d’une ambition intellectuelle et symbolique.
"Alors que la très riche culture littéraire et philosophique de Scève transparaît dans ses vers à travers de nombreux échos à la lyrique italienne et française, médiévale et contemporaine, Pétrarque est la seule figure de référence explicitement citée, par deux fois, dans Délie." [7]
Publication et édition de 1544

L’édition originale de Délie, objet de plus haute vertu paraît à Lyon en 1544[8]. Imprimé au format in-octavo (8°), l’ouvrage comprend 110 feuillets signés a-o8. Dès le premier regard, le livre se distingue par le soin apporté à sa réalisation matérielle. Chez Maurice Scève, la recherche poétique est inséparable de la réflexion sur la forme imprimée elle-même[9].

La page de titre de l’édition de 1544 indique le titre suivi d’un fleuron d’imprimerie, le lieu d’édition, l’imprimeur Sulpice Sabon pour le libraire Antoine Constantin, ainsi que la mention du “privilège royal”. Elle présente une gravure représentant un rocher battu par les vents (personnifiés par des anges), accompagnée de la devise (de l'imprimeur) « Adversis duro ». Chez Scève il y a rarement de recours à un paratexte : aucune dédicace, aucune préface, aucune épître dédicatoire ; ce qui pousse le lecteur à se concentrer uniquement sur le texte[10].
Au début des années 1540, l’imprimeur Sulpice Sabon utilise encore principalement des caractères romains d’origine germanique, relativement éloignés des nouveaux modèles humanistes inspirés des ateliers aldins italiens. Les ouvrages qu’il imprime pour Antoine Constantin, notamment quelques éditions de Sénèque ou La Contr’amye de Court de Charles Fontaine, témoignent d'une esthétique typographique encore lourde et hétérogène. De ce point de vue, Délie représente un tournant, l’édition Sabon-Constantin de 1544 se distingue par son homogénéité graphique, le texte est composé dans un romain Cicéro de style Bembo, identifié par Hendrik Vervliet sous le nom de R82[11].
"En 1544, au moment de publier deux événements littéraires, la Délie de Scève et la première édition des Œuvres de Clément Marot qui propose un reclassement intégral des œuvres du poète selon des critères essentiellement génériques, Sabon et Constantin tentent de satisfaire à la dernière mode typographique en utilisant de nouvelles fontes récemment produites par Granjon. Pour Délie, ils utilisent une nouvelle fonte romaine de style aldin (un romain Cicero R82 de style Bembo. "[10]
L’ouvrage utilise aussi un petit-romain italique (It 67) de Granjon, introduit à Lyon en 1544. Ces innovations typographiques témoignent de la rapidité de l'évolution des modes typographiques : tandis que les romains et italiques de style germanique dominent encore largement la production, Délie adopte l’esthétique aldine (dérivée des impressions d'Alde Manuce) fondée sur la précision, la régularité et l’exigence des caractères. L’un des aspects les plus frappant de cette édition réside dans le traitement de la lettre « e », ce caractère distingue quatre formes différentes : un « e » , un « ɇ », un « é » , ainsi qu’un « e’ »[11].
« La lettre « e » comporte en effet quatre réalisations possibles, soigneusement distinguées : au-delà du « e » normal, on trouve un « e » barré (« ɇ ») pour noter le « e » caduc devant voyelle, important pour la scansion du vers, et deux « e » accentués, l’un par un accent aigu réalisé de façon superposée (« é »), l’autre par une sorte de crochet montant vers la droite à partir de la barre horizontale de la lettre, évoquant davantage un ornement manuscrit »[12]
Ce système typographique souligne une attention au rythme et à la scansion du vers, supposant, également, une surveillance attentive de la composition par Scève lui-même.
"L’organisation du recueil par les emblèmes suggérait déjà fortement que Scève se trouve dans l’atelier de Sabon au moment de l’impression de Délie, et qu’il participe très concrètement à la disposition des gravures et des textes."[10]
La seule réédition connue au XVIᵉ siècle paraît en 1564[13] dans une édition partagée entre plusieurs libraires, souvent considérée comme moins élégante, notamment en raison de sa composition plus serrée et d’une mise en page plus dense, toutefois, elle présente un avantage : les dizains ne sont plus coupés entre deux pages, ce qui offre un meilleur confort de lecture.
Contenu de l’œuvre et analyse littéraire
"Intitulé « A SA DELIE. », ce huitain décasyllabique suivi de la devise du poète occupe à l’évidence une fonction introductive, puisque l’auteur s’y adresse explicitement à sa dame (et implicitement à son lectorat) pour lui présenter son intention poétique."[14]
Huitain introductif :
A SA DÉLIE
Non de Vénus les ardents étincelles,
Et moins les traits desquels Cupido tire,
Mais bien les morts qu’en moi tu renovelles
Je t’ai voulu en cet Œuvre décrire.
Je sais assez que tu y pourras lire
Mainte erreur, même en si durs Épygrammes :
Amour, pourtant, me les voyant écrire
En ta faveur, les passa par ses flammes.
SOUFFRIR NON SOUFFRIR
— Maurice Scève, Délie Objet de plus haute vertu
Le huitain liminaire adressé « À sa Délie » fonctionne comme un véritable "portique" poétique du recueil, dont le premier mot, « Non » (négation) place l'œuvre sous le signe de la contradiction et de la frustration. L’expérience amoureuse apparaît comme une épreuve douloureuse, voire destructrice. La mention de « cet OEuvre » révèle la conscience métapoétique, en ce qu'il ne s'agit pas seulement d'un recueil de poésie amoureuse, mais un travail poétique élaboré et construit. La formule finale, « SOUFFRIR NON SOUFFRIR », souligne l’ambivalence présente tout au long du recueil, tout en révélant l’impossibilité de résoudre le conflit scèvien[15].
"Maurice Scève livre dans ce poème tous les secrets de son œuvre et son véritable projet poétique : les termes "lire", "Epigrammes" et "écrire" sont autant de mots se rapportant au champ lexical de l'écriture. A cela s'ajoute le vers 4, "Je t'ai voulu en cet Oeuvre décrire" qui indique à quel point l'auteur a conscience de l'œuvre qu'il s'apprête à nous livrer. Placé au centre du poème, le terme "Oeuvre" est bien le centre du projet de Scève. Bien sûr, l'amour sera le thème de cette oeuvre : Vénus, Cupidon et Amour sont présents dans ce poème liminaire. Cupidon symbolise le déchaînement du désir incontrôlé et de la violence charnelle. Mais l'intention de Scève est bien de transformer ce déchaînement qu'il subit et de le maîtriser grâce à l'écriture. Puis il y a la formule "Souffrir non souffrir" qui vient clore de façon ambiguë le poème : le terme "Souffrance" apparaît deux fois, et signalerait ainsi l'aspect litanique de la souffrance du poète. Mais il y a surtout la négation de cette souffrance qui fait échos au "Non" du premier vers et qui indique bien l'intention de Scève de s'affirmer plus en poète qu'en homme déchu et souffrant."[16]
Le recueil comporte cinquante emblèmes gravés sur bois, insérés à intervalles réguliers, tous les neuf dizains, ce qui instaure une architecture extrêmement rigoureuse dans la composition du recueil. Ils s’inscrivent dans la tradition de l’emblème à la Renaissance, largement diffusée en Europe après la publication des Emblemata (1531) d'Alciat. Toutefois, Délie occupe une place singulière, puisqu’il s’agit du seul recueil de poésie amoureuse du XVIᵉ siècle entièrement structuré par des emblèmes.
" Par ailleurs, il faut souligner que les bois gravés de la Délie sont uniques, contrairement à une pratique éditoriale qui consiste à faire circuler les gravures d’une œuvre à l’autre. Ils n’apparaissent pas dans un recueil antérieur à la Délie et ne sont pas réutilisés ultérieurement. Le privilège prévoit d’emblée l’indisponibilité éventuelle de ces bois gravés, puisqu’il laisse la possibilité aux imprimeurs d’imprimer “avec Emblesmes ou sans Emblesmes."[17]
La fonction majeure des emblèmes est de structurer le texte. Leur insertion régulière rythme la progression du recueil, créant une harmonie visuelle. Au surplus, la mise en page renforce cette organisation, ils apparaissent dans des formes géométriques variées : rectangle, rond, losange, ovale horizontal ou vertical, triangle, qui clôt chaque série de six emblèmes. Même lorsque l’image change, l’encadrement fait l’objet d’un travail graphique spécifique structurant l’architecture générale du recueil.
"La présence des cinquante bois gravés est aussi la marque d’une poésie qui se spatialise : « le texte lu est d’abord un texte vu »[18], reflet des avancées et des modes éditoriales de l’imprimerie lyonnaise."[19]
Chaque emblème possède une structure tripartite :
- La figure (figura) : l’image gravée elle-même.
- Le motto (inscriptio) : une devise brève, souvent énigmatique (en latin ou en français)
- La glose épigrammatique (subscriptio) : un texte bref interprétant ou prolongeant l’image

Schéma expliquant la structure des emblèmes dans la Délie de Maurice Scève. "De manière générale, le terme « emblème » renvoie à « un composé de Figures & de Paroles [6] ». Cette approche permet de décomposer l’emblème scévien en deux ensembles : la partie figurative comporte le cadre – imposant – et la scène figurée au centre de ce cadre ; la partie verbale comprend le motto [7], qui fait corps avec la scène et qui est repris, plus ou moins fidèlement, par le dizain-compagnon, celui qui suit immédiatement l’emblème."[20]
Les emblèmes ont d’abord une fonction symbolique : ils donnent une figuration visuelle des thèmes scéviens (passion, la blessure amoureuse ou l’élévation spirituelle, etc.). Ils ont aussi une fonction herméneutique : l’image agit comme une énigme visuelle qui invite le lecteur à interpréter le texte autrement, par ailleurs, le sens se construit dans la confrontation entre image, devise et dizains, proche de l’ἐπιστήμη (epistēmē) : un savoir fondé sur la lecture des signes. Ils mettent aussi en lumière ce que Verdun-Léon Saulnier appelle la "poétique du déconcertement”[21], l’image ne confirme pas toujours immédiatement le sens du poème : le lecteur doit reconstruire les correspondances entre texte et image. Enfin, certains emblèmes obligent le lecteur à manipuler le livre, ce qui met en avant la matérialité même du livre, justifiant le format de poche.
"Les emblèmes, perçus comme des « objets » poétiques, ont un rôle prépondérant dans l’œuvre : non seulement ils conditionnent la lecture, formant une « Eloquence des yeux », mais ils deviennent également une composante de l’écriture poétique, dans la mesure où ils constituent une réserve de motifs et d’images dans laquelle le poète puise ses comparaisons et métaphores."[17] "Scève voulait, selon Saulnier[21], empêcher son lecteur de lire trop vite. Chaque péripétie, chaque obstacle rencontré sur le chemin du sens donne en effet à penser, invitant le lecteur à aller plus loin dans la compréhension de ces deux expériences, singulières et indissociables, que sont ici l’amour et la poésie."[22]
Réception et influence
Dès sa publication, la Délie de Maurice Scève a été blâmée pour son ésotérisme, comme en témoigne l'épigramme de Charles Fontaine, écrite un an après la parution[23] (1545) :
A Monsieur Maurice Sceve
Tes vers sont beaux, & bien luysans,
Graves, & plains de majesté :
Mais pour leur haulteur moins plaisans :
Car certes la difficulté
Le grand plaisir en ha osté.
Brief ilz ne quierent un Lecteur,
Mais la commune autorité
Dit qu[’]ilz requierent un docteur
— Charles Fontaine, La Fontaine d'Amour
Si Thomas Sébillet se fend, dans son Art poétique françois, d'un bref éloge de Délie, louant « de tant doctes épigrammes[24]», la réception contemporaine est bien plus mitigée, pour ne pas dire critique. Du Bellay honore dans un sonnet de L'Olive, Maurice Scève qu'il appelle « cigne nouveau », mais s'en prend à lui à mots couverts dans la Défense et illustration de la langue française :
« Quelque autre, voulant trop s’esloigner du vulgaire, est tumbé en obscurité aussi difficile à eclercir en ses Ecriz aux plus Sçavans, comme aux plus Ignares »[25].
Dans ses Recherches de la France[26], Étienne Pasquier sera tout aussi sévère :
« Le premier qui franchit le pas fut Maurice Seve Lionnois, lequel ores qu’en sa jeunesse eust suivi la piste des autres, si est-ce qu’arrivant à l’aage il voulut prendre autre train. Se mettant en butte, à l’imitation des Italiens, une Maistresse qu’il celebra sous le nom de Delie, non en Sonnets (car l’usage n’en estoit encore introduict) ains par dixains continuels, mais avecques un sens si tenebreux et obscur, que le lisant je disois estre trescontent de ne l’entendre, puis qu’il ne vouloit estre entendu. Du Bellay le recognoissant avoir esté le premier en ce subject, disoit en un Sonnet qu’il luy adressa :
Gentil esprit ornement de la France,
Qui d’Apollon sainctement inspiré,
T’es le premier du peuple retiré
Loin du chemin tracé par l’ignoranceEt au cinquante neuviesme sonnet de son Olive il l’appelle Cygne nouveau, voulant dire que par un nouveau dessein il avoir banni l’ignorance de nostre Poësie ; et toutefois la vérité est qu’il affecta une obscurité sans raison. »
Pontus de Tyard se fait son plus fervent disciple, donnant même la parole à son aîné dans son Scève, ou Discours du temps, de l'an, et des ses parties[27]. Après une longue période durant laquelle le nom de Scève est presque oublié, celui-ci réapparaît à la fin du XIXe siècle, dans le contexte des critiques dont les symbolistes font l'objet. Ferdinand Brunetière s'empare ainsi de la figure de Scève pour fustiger l'obscurité de Paul Verlaine et de Stéphane Mallarmé, comme dans le discours qu'il tient à l'Académie française, le 25 octobre 1894 :
« Gardez-vous de Délie ! Gardez-vous du Microcosme ! et, seulement, s’ils vous tombent sous la main, songez en les feuilletant que, de ces vers obscurs, laborieux et symboliques, puisqu’on a vu sortir les sonnets de Ronsard et ceux de du Bellay, peut-être, un jour, verrons-nous aussi, nous, se dégager du symbolisme contemporain je ne sais quelle poésie nouvelle[28]. »
Au cours du XXe siècle, le jugement sur Scève évolue, mais l'image de « Mallarmé du XVIe siècle » ne le quitte plus ; en 1972, Jacqueline Risset développe ce rapprochement dans son Anagramme du désir[29], ouvrage critique dans la veine de Tel Quel consacré à Délie :
« Scève et Mallarmé se font signe, non pas au nom d'une hypothétique affinité de ‘‘sensibilité poétique’’, mais parce que leurs textes débordent également, par la pratique extrême du langage qui est la leur, la clôture codifiée qui ordonne historiquement, entre l'un et l'autre, tout ce qu'on appelle "littérature"[30] »
Notes et références
Notes
- ↑ Hélène Steyer-Diebold, « VII. « Movantz tousjours continuelz discors » : Délie, texte-labyrinthe », dans Maurice Scève ou l'emblème de la perfection enchevêtrée Délie objet de plus haute vertu (1544), 304 pages (lire en ligne), Pages 151 à 172
- ↑ « Délie (1544) », sur Maurice Scève, le Prince des poètes lyonnais (consulté le )
- ↑ « Maurice Scève et ses “petites pieces de marcqueterie” - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées », sur www.nonfiction.fr (consulté le )
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- ↑ Étienne (1529-1615) Auteur du texte Pasquier, Les Recherches de la France d'Estienne Pasquier,... augmentées en ceste dernière édition de trois livres entiers, outre plusieurs chapitres entrelassez en chacun des autres livres, tirez de la bibliothèque de l'autheur, (lire en ligne)
- ↑ Dario Cecchetti, « Pontus de Tyard, Œuvres complètes Tome IV, 2: Le Second Curieux, ou Second Discours de la nature du monde et de ses parties », Studi Francesi, vol. 172 (LVIII | I), , p. 133–133 (ISSN 0039-2944 et 2421-5856, DOI 10.4000/studifrancesi.2116, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Jacqueline Risset, L'Anagramme du désir : sur la Délie de Maurice Scève, Fourbis, , 189 p. (ISBN 9782402065566)
- ↑ Jacqueline Risset, L'anagramme du désir, Paris, Fourbis, 1972, p. 31.
Bibliographie
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- Verdun-Léon Saulnier, « Maurice Scève et la clarté », Bulletin de l’Association Guillaume Budé, no 5, , p. 96-105.
Liste des principales éditions critiques
- Maurice Scève, Délie. Objet de plus haute vertu, éd. critique établie, présentée et annotée par Françoise Charpentier, Paris, Gallimard, 1984.
- Maurice Scève, Délie. Objet de plus haute vertu, éd. critique établie, présentée et annotée par Françoise Joukovsky, Paris, Classiques Garnier, 1996.
- Maurice Scève, Délie. Objet de plus haute vertu, édition critique établie, présentée et annotée par Gérard Defaux, Genève, Droz, 2004.
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