D.E.B.S. (film, 2003)

D.E.B.S

Titre original D.E.B.S
Réalisation Angela Robinson
Scénario Angela Robinson
Acteurs principaux Alexandra Breckenridge
Shanti Lowry
Tammy Lynn Michaels
Jill Ritchie
Clare Kramer
Sociétés de production Power Up Films
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie parodique
Action
Durée 11 minutes
Sortie 2003

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

D.E.B.S. est un court métrage américain réalisé par Angela Robinson et sorti en 2003.

Projeté dans de nombreux festivals, il bénéficie d'un accueil positif qui permet la production rapide d'un long métrage sorti seulement un an plus tard et également intitulé D.E.B.S.

Synopsis

Amy participe au test d'une académie paramilitaire secrète et y obtient un score parfait[1]. Elle rejoint alors D.E.B.S. (« Discipline, Energy, Beauty and Strength »), un groupe d'élite dont la mission est de protéger le pays et dont les membres sont des jeunes femmes recrutées dans les campus.

Amy se lie d'amitié avec trois autres filles mais elle se fait enlever par Lucy, une ancienne membre de D.E.B.S. devenue super-vilaine, qui la force à avoir des relations sexuelles avec elle[2].

En réalité, Amy est amoureuse de Lucy et il s'agit d'un faux enlèvement qui sert aux deux femmes de prétexte pour se fréquenter[1].

Fiche technique

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Distribution

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Genèse et production

Angela Robinson développe d'abord l'idée sous forme de dessins qui auraient pu donner naissance à un comic book ou à une adaptation animée[3]. Pour développer cette histoire de « trio de super-espionnes », elle part du constat qu'elle adore les personnages de comics, mais qu'elle avait « toujours voulu qu'ils soient gays et ils ne l'étaient jamais »[4],[5].

Elle reçoit alors une subvention de 20 000 dollars[6] de la part de Power Up — une organisation à but non lucratif soutenant les femmes queer dans le monde du divertissement[1] — pour la réalisation d'un court métrage de 10 minutes[3] et elle a l'opportunité de réaliser ce court métrage au sein du département de cinéma de l'université de New York où elle étudie[7]. Le film est tourné durant l'été 2002[3].

Le récit est présenté comme étant l'épisode 562 d'une série télévisée fictive[2].

Festivals, réception et postérité

Le film est projeté pour la première fois[1] au Festival de Sundance[3], puis il est montré dans de nombreux festivals dans divers pays[7], comme la Berlinale[2] ou encore le festival Chéries-Chéris à Paris[8]. Il obtient au moins 7 récompenses[9] :

Le film plait au public et fait parler de lui[3],[10]. Le succès du film à Sundance attire l'attention de Sony[4] et plus particulièrement du producteur Clint Culpepper, président de la société Screen Gems, qui propose de développer l'idée en long métrage[1],[3]. Le projet se concrétise rapidement : Angela Robinson avait déjà écrit un scénario de long métrage et D.E.B.S. est donc tourné seulement quelques mois après[3] et sort en 2004. Parmi le casting du court métrage, seule Jill Ritchie reprend son rôle dans le long. Le court métrage, quant à lui, acquiert un statut de « court métrage LGBT culte »[11].

Notes et références

  1. (en) « Humble beginnings: five features inspired by shorts ranked », sur filmobsessive.com, (consulté le ).
  2. Dans la section « Panorama » : « D.E.B.S. », sur berlinale.de (consulté le ).
  3. (en) « Woman with a movie camera - D.E.B.S. », sur bfidatadigipres.github.io (consulté le ).
  4. (en) Bessie Yuill, « VULTURE RECOMMENDS How D.E.B.S. Became a Queer Cult Classic », sur vulture.com, m25 mars 2024 (consulté le ).
  5. ↑ Citation complète originale : « I love all the comic-book characters: Charlie’s Angels, Batman, Josie & the Pussycats … But I always wanted them to be gay and they never were, so I wrote my own. »
  6. ↑ (en) « D.E.B.S. », sur facets.org, .
  7. (en) Tim Nasson, « Angela Robinson: D.E.B.S / HERBIE: Fully Loaded », sur windycitytimes.com, (consulté le ).
  8. ↑ « Festival 2003 - Courts métrages », sur cheries-cheris.com (consulté le ).
  9. ↑ (en) « D.E.B.S. (2003) - Awards », sur imdb.com (consulté le ).
  10. ↑ (en) Collier Jennings, « D.E.B.S. Uses the Spy Genre to Embrace Queer Identity », sur collider.com, (consulté le ) : « a short film Robinson made that was a staple on the film festival circuit ».
  11. ↑ (en) Jason Sondhi, « D.E.B.S. », sur shortoftheweek.com (consulté le ).

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

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