Dario Argento, magicien de la peur
| Dario Argento, magicien de la peur | |
| Auteur | Jean-Baptiste Thoret |
|---|---|
| Pays | France |
| Genre | Essai / non-fiction |
| Éditeur | Cahiers du cinéma |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | |
| Nombre de pages | 160 |
| ISBN | 2866423453 |
Dario Argento, magicien de la peur est un essai de Jean-Baptiste Thoret publié en 2002 aux éditions des Cahiers du cinéma. Une nouvelle édition augmentée est publiée en 2008.
Ce livre est une analyse de l'oeuvre du cinéaste Dario Argento.
Sujet
L'ouvrage s'intéressant à l'oeuvre de Dario Argento est publié par Jean-Baptiste Thoret, critique et enseignant. Il analyse les différentes thématiques et les signes pregnants. De multiples influences sont pointées, elles proviennent du cinéma comme avec des cinéastes comme Fritz Lang ou Frederico Fellini, ainsi que d'autres arts avec pour exemple le tableau Ophélie de Millais et le théâtre du Grand-Guignol[1].
La question du réel est centrale chez le cinéaste pour Thoret avec le motif de la plongée dans un monde de signes à déchiffer, comme celle du personnage d'Alice de Lewis Caroll[2].
Une partie de la thèse élaborée par l'auteur est de faire le lien entre le genre cinématographique du giallo très violent et le contexte de l'Italie d'après-guerre des années 1960-1970 qui est marquée par des attentats terroristes et des assassinats politiques de la mafia[3].
Dario Argento est un cinéaste souvent ignoré dans la cinéphilie italienne. Thoret a une volonté de le réhabiliter en le situant dans une modernité ayant contribué à redéfinir des sous-genres du fantastique, du gore et du porno soft. La figure du pli du Bergson où il y a toujours un lien dans l'image d'Argento entre celle-ci et son fantôme[4].
Réception critique
L'accueil est globalement positif avec quelques réserves. Le journaliste Didier Péron souligne la qualité de l'analyse des différents motifs liés à l'esthétique baroque, néanmoins il reproche une condamnation assez injuste de Thoret des héritiers d'Argento comme David Lynch ou David Cronenberg[4]. Marie Claude Mirandette, enseignante en cinéma et histoire de l'art, salue l'analyse qui met en valeur les caractéristiques du cinéma d'Argento, mais note un style d'écriture « ronflant qui porte ombrage à la démonstration »[3].
Notes et références
- ↑ « Le rouge Argento », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Amélie Dubois, « DARIO ARGENTO », sur https://www.lesinrocks.com/, Les Inrockuptibles, (consulté le )
- Marie Claude Mirandette, « Iconoclaste », Érudits, vol. 21, no 3, , p. 62-63 (lire en ligne [PDF])
- Didier Péron, « Dario dare-dare », Libération, (consulté le )
- Portail de la littérature française et francophone
- Portail des années 2000