David Charles Cunier
| Sous-préfet de Sélestat (d) | |
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| Membre du Conseil des Cinq-Cents |
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David Charles Cunier est un homme politique français né le à Renan (Suisse) et mort le à Bouxwiller (Haut-Rhin). Pasteur luthérien, il est président du district de Haguenau puis du département du Bas-Rhin. Il est élu député au Conseil des Cinq-Cents le 25 germinal an VI. Il est sous-préfet de Barr de 1800 à 1815.
Biographie
David Charles Henri Cunier naît à Renan, en Suisse, le . Sa mère s’appelle Catherine Clémence Bouthenot et son père, Pierre Nicolas Cunier, est pasteur de La Neuveville, commune dont il est par ailleurs bourgeois. Après des études de théologie à Berne, il devient en 1784 pasteur de la paroisse réformée de langue française de Bischwiller, dans le Bas-Rhin. Il y épouse le Julie Heusch, avec laquelle il a par la suite six enfants[1].
Au début de la Révolution française, il fonde à Bischwiller une Société des amis de la Constitution et devient proche de Marie-Jean Hérault de Séchelles. En 1792 il est nommé haut-commissaire avec pour mission de recruter cinquante mille hommes en Alsace pour les armées républicaines, tâche qu’il accomplit avec efficacité. Après avoir adhéré au Club des jacobins, il renonce en à la prêtrise. Il devient ensuite le membre du directoire du district de Haguenau[1].
En 1797, il entre à l’administration centrale du département du Bas-Rhin, dont il devient président peu de temps après. Élu au Conseil des Cinq-Cents le , il y siège pendant deux ans sans vraiment s’y faire remarquer. À la fin de son mandat, il est nommé le sous-préfet de l’arrondissement de Barr, devenu peu de temps après arrondissement de Sélestat, poste qu’il occupe jusqu’à la fin des Cent-Jours, avec seulement une brève interruption lors de la Première Restauration. Au cours de cette période, il organise à deux reprises la défense de Sélestat contre les armées alliées, ce qui lui vaut la Légion d’honneur[1].
La chute du Premier Empire lui ayant fait perdre son poste, il devient pendant un temps inspecteur des domaines avant de s’installer comme notaire à Strasbourg le , puis à Bischwiller à partir du . En 1820, il est vénérable de la loge maçonnique La Vraie fraternité. Le il prend sa retraite, pendant laquelle il publie les ouvrages Niederbronn dans la Basse Alsace et Souvenirs d’un baigneur. Il meurt à Bouxwiller le [1].
Références
- Hickel et Wolff 1985, p. 557.
Annexes
Bibliographie
- Marie Anne Hickel et Christian Wolff, « Cunier David Charles Henri », dans Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 6, (lire en ligne
), p. 557. - Adolphe Robert, « Sommervogel (François Xavier) », dans Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français... : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 2, (lire en ligne
), p. 231.
Liens externes
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