Davide Allieri

Davide Allieri
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Naissance
Nationalité
Italienne
Activité
artiste plasticien, sculpteur, dessinateur
Formation
Mouvement
Influencé par
Distinction
viennacontemporary – Bildrecht SOLO Award (2024)
Œuvres principales
TX9KD POD ; CELLS ; After All

Davide Allieri, né en 1982 à Bergame en Italie, est un artiste plasticien italien. Il vit et travaille à Milan[1]. Sa pratique artistique, qui englobe l'installation, la sculpture et le dessin, explore les thématiques de la dystopie, de l'abandon technologique et des temporalités post-humaines[2].

Biographie

Formation

Davide Allieri est diplômé de l'Académie des beaux-arts de Brera à Milan[3]. Dès son enfance, il manifeste un intérêt pour l'art, dessinant de manière compulsive sur les murs de la maison familiale[4]. Il poursuit sa formation dans un lycée artistique italien avant d'intégrer l'académie milanaise[4].

Carrière

Après ses études, Allieri s'établit à Milan où il ouvre son atelier en 2019[1]. Il développe une pratique artistique caractérisée par l'utilisation de la fibre de verre comme matériau de prédilection, créant des objets qui oscillent entre la fabrication industrielle et le processus artisanal[5].

En 2017, il est sélectionné comme finaliste du Talent Prize et expose au MACRO de Rome[3]. L'année suivante, il participe à l'exposition collective The Magic Kingdom aux côtés de Maurizio Cattelan, Ettore Favini et Vedovamazzei[3].

Sa première exposition personnelle dans une galerie internationale a lieu en 2023 à la Galerie Hubert Winter à Vienne, avec CELLS[6]. La même année, il présente HOLDER au Palazzo Monti de Brescia, sous le commissariat d'Alessandro Rabottini[1].

En 2024, la Triennale de Milan lui consacre une exposition personnelle intitulée After All, commissariée par Damiano Gullì[2]. Un catalogue est publié par les éditions Electa à cette occasion[7].

En 2025, ses œuvres sont présentées au Kunstmuseum Den Haag dans le cadre de l'exposition collective New New Babylon: Visions for Another Tomorrow, qui rassemble des artistes internationaux autour de la notion de vision utopique[8].

En 2026, le Kunstraum Dornbirn en Autriche présente sa plus grande installation environnementale à ce jour, transformant entièrement l'espace industriel du centre d'art[1],[9].

Œuvre

Thématiques

La pratique de Davide Allieri s'appuie sur des références au cinéma, au théâtre et à la science-fiction[2]. Ses œuvres abordent des thèmes récurrents : l'expérimentation sur les matériaux, la réflexion sur les coordonnées de l'espace et du temps au sein d'habitats dystopiques, et la présence d'éléments de protection et d'isolement[2].

L'artiste s'intéresse particulièrement à la représentation d'une temporalité étendue, un présent sans passé ni futur clairement définis[4]. Ses environnements évoquent l'atmosphère de fin des temps propre aux récits de science-fiction apocalyptique, où réalité et fiction, passé et futur, effondrement et renouveau coexistent comme des strates superposées[9].

Matériaux et techniques

Allieri utilise principalement la fibre de verre comme matériau de liaison dans ses sculptures et installations[10]. Ce matériau lui permet de créer des structures creuses et résistantes qui fonctionnent comme des conteneurs de mémoire et de potentialité[4].

Ses dessins, réalisés au pastel sur papier calque, sont enchâssés dans des cadres en fibre de verre fabriqués à la main[6]. Ces dessins représentent des visions apocalyptiques, des scénarios de science-fiction, des architectures brutalistes et des structures défensives[6].

Œuvres principales

Parmi ses œuvres figurent :

  • TX9KD POD (2023) : sculpture en fibre de verre évoquant à la fois une coquille protectrice et un véhicule abandonné[11]
  • Communication System : installation verticale faisant allusion aux technologies de surveillance[11]
  • Oxygen Helmet : casque dont les câbles sectionnés témoignent de la privation de sa fonction première[11]
  • Série Lost in the Shell : dessins sur papier calque dans des cadres en fibre de verre[6]

Réception critique

La revue Flash Art décrit ses œuvres comme des « dessins vert-nausée enchâssés dans d'épais cadres en fibre de verre faits main »[12].

Le magazine This Is Paper analyse son travail comme une « exploration intrigante des dynamiques spatiales et de l'ambiguïté temporelle », soulignant que ses œuvres « résonnent avec une compréhension nuancée de l'espace comme entité à la fois physique et métaphysique »[13].

La revue italienne Artribune note qu'Allieri « raisonne sur l'ambiguïté entre passé et futur, abandon et récupération, destruction et invention » à travers la resémantisation des vestiges technologiques[14].

Le magazine autrichien Parnass présente son travail à l'occasion de la foire viennacontemporary, relevant la cohérence entre ses nouvelles sculptures et l'installation immersive conçue spécifiquement pour le stand de la galerie[15].

Distinctions

  • 2024 : viennacontemporary | Bildrecht SOLO Award, décerné conjointement à l'artiste et à la Galerie Hubert Winter[10]

Le jury a salué « une installation immersive que l'artiste italien Davide Allieri a développée spécialement pour le stand d'exposition », dans laquelle « l'artiste traite du malaise du présent tout en visualisant, à travers des références historico-culturelles, des visions d'avenir ambivalentes »[10].

Expositions

Expositions personnelles

  • 2026 : ''47°24'35"N / 9°44'20"E'', Kunstraum Dornbirn, Autriche[1]
  • 2024 : After All, Triennale de Milan, Italie[2]
  • 2023 : CELLS, Galerie Hubert Winter, Vienne, Autriche[6]
  • 2023 : HOLDER, Palazzo Monti, Brescia, Italie[1]
  • 2019 : BUIA 1:31, DAS, Milan, Italie[3]
  • 2017 : Balance, Sanpaolo Invest, Treviglio, Italie[3]
  • 2017 : Duet, Rita Urso, Milan, Italie[3]

Expositions collectives (sélection)

  • 2025 : New New Babylon: Visions for Another Tomorrow, Kunstmuseum Den Haag, Pays-Bas[8]
  • 2024 : NEXUS, Kraupa-Tuskany Zeidler, Berlin, Allemagne[1]
  • 2023 : Very Friendly, HOUSE, Berlin, Allemagne[3]
  • 2018 : The Magic Kingdom, Sergio Rossi Spa, Forlì-Cesena, Italie (avec Maurizio Cattelan, Ettore Favini, Vedovamazzei)[3]
  • 2017 : Talent Prize, MACRO, Rome, Italie[3]

Publications

  • (it) Damiano Gullì (dir.), Davide Allieri. After All, Electa, (ISBN 978-88-928-2728-8)[7]

Notes et références

  1. (en) « Davide Allieri », sur Kunstraum Dornbirn (consulté le )
  2. (en) « Davide Allieri. After All », sur Triennale Milano (consulté le )
  3. (en) « Davide Allieri - Biography », sur Galerie Hubert Winter (consulté le )
  4. (en) « Davide Allieri - In the Studio », sur Collector's Agenda (consulté le )
  5. (de) « Davide Allieri », sur Kunstmeile Krems (consulté le )
  6. (en) « Davide Allieri at Galerie Hubert Winter », sur Art Viewer, (consulté le )
  7. (it) « Davide Allieri. After all », sur Electa (consulté le )
  8. (en) « New New Babylon », sur Kunstmuseum Den Haag (consulté le )
  9. (en) « Davide Allieri – Kunstraum Dornbirn », sur Creative Austria, (consulté le )
  10. (de) « Davide Allieri », sur Bildrecht (consulté le )
  11. (it) « Racconti sull'ignoto: le distopie di Davide Allieri alla Triennale di Milano », sur Exibart, (consulté le )
  12. (en) « Vienna Contemporary 2024: Less Hustle, More Art », sur Flash Art, (consulté le )
  13. (en) « CELLS by Davide Allieri at Galerie Hubert Winter », sur This Is Paper (consulté le )
  14. (it) « A Milano Davide Allieri porta in mostra le rovine del presente », sur Artribune, (consulté le )
  15. (de) « Ein Tipp: Davide Allieri & Judith Fegerl », sur PARNASS Kunstmagazin, (consulté le )

Liens externes

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