de Havilland DH.104
| Rôle | Avion de transport |
|---|---|
| Constructeur |
|
| Équipage | 2 |
| Premier vol | |
| Production | 528 |
Dimensions
| Longueur | 11,96 m |
|---|---|
| Envergure | 17,37 m |
| Hauteur | 4,06 m |
| Max. à vide | 2,6 t |
|---|---|
| Passagers | 5 à 9 |
| Moteur(s) | 2 moteurs de Havilland Gipsy Queen (en) |
|---|
| Vitesse maximale | 325 km/h |
|---|---|
| Distance franchissable | 1 720 km |
| Plafond | 6 100 m |
| Vitesse ascensionnelle | 4,67 m/s |
Le de Havilland DH. 104 Dove est un avion monoplan conçu par la société britannique de Havilland qui fut employé comme avion de transport sur de courts trajets. C'était le successeur du biplan de Havilland DH.89 Dragon Rapide.
Historique
A partir de 1943, la Grande-Bretagne s'inquiète du devenir de son industrie aéronautique lorsque la guerre sera finie : ayant concentré la totalité de sa capacité industrielle sur la production de chasseurs et de bombardiers, elle risque, la paix revenue, d'être incapable de proposer des avions civils modernes capables de concurrencer les productions américaines. Le Comité Brabazon est formé pour définir les types d'avions civils à développer en prévision de l'après-guerre. Le Dove répond à l'un des types définis par le comité, pour un avion court-courrier d'une dizaine de places, désigné VB[1].
L'appareil est dessiné par Ronald Eric Bishop, qui est aussi le concepteur du Mosquito et du Comet. Il est pensé comme un successeur moderne du DH.89 Dragon Rapide, appareil qui a connu un grand succès au cours des années 1930, mais, dans un contexte de progrès rapide de l'aéronautique, est maintenant totalement dépassé[2]. Le nom Dove (colombe) est choisi pour refléter la fin de la guerre, le DH.104 étant le premier avion civil d'après-guerre pour de Havilland[3].
Conception
L'appareil est un monoplan de construction entièrement métallique, ce qui le distingue nettement de son prédécesseur. Le train est entièrement rentrant (par actionnement hydraulique), et a une configuration tricycle avant, avec une roulette sous le nez. Cette configuration, comparée au train dit « classique » du Dragon Rapide (et de presque tous les avions de transport d'avant-guerre), permet de garder la cabine à l'horizontal au sol, ce qui facilite l'embarquement et le débarquement. Les moteurs sont deux Gipsy Queen, des six cylindres en ligne refroidis par air, évolution du moteur utilisé sur le Dragon Rapide. Les hélices sont en revanche très différente : tripales, à vitesse constante, elles peuvent aussi (une première sur un avion civil britannique) être inclinées en sens opposé pour freiner l'avion et raccourcir la distance d'atterrissage. La cabine peut être aménagée de différentes façons, avec un maximum de onze sièges, et une configuration plus habituelle de huit sièges laissant de l'espace pour un WC et pour un emplacement bagages[4].
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de Havilland Dove (D-IFSA) -
Vue de la cabine (D-IFSA). -
Moteur Gipsy Queen dans sa nacelle. -
Poste de pilotage.
Succès commercial
Le Dove effectue son premier vol le . La production du Dove et de ses variantes s'élève à 388 exemplaires civils, 127 exemplaires militaires et 13 exemplaires de Sea Devon (avion de patrouille maritime basé à terre). La production s'est arrêtée en 1964[4]. Quelques appareils sont encore actifs dans les années 2020[5].
Le type connaît une carrière longue et diverses. Les Dove circulent longtemps sur le marché de l'occasion, et sont utilisés par un grand nombre d'opérateurs civils et militaires, dans une grande variété de missions. Quelques exemplaires sont modifiés en hydravions à flotteurs. Dans les forces armées, ils servent d'appareil de liaison, de transport de personnalité (quelques-uns transportent, occasionnellement, des chefs d'État). Dans le monde civil, ils trouve des utilisations comme avion d'affaire, ambulance volante, et pour le soutient d'opérations minières dans des régions géographiques isolés. Ils sont beaucoup utilisés en Afrique, à titre d'exemple, un appareil est utilisé par le gouverneur du Congo belge dans les années 1950[4].
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Dove utilisé par la poste aérienne au Japon, années 1950. -
Dove utilisé par BP. -
Un Devon de la RNZAF participe à l'Opération Deep Freeze
Variantes
- Dove 1 : avion de transport léger.
- Dove 1B
- Dove 2 : version pour les vols d'affaire.
- Dove 2B
- Dove 4 : version militaire pour le transport et les communications.
- Devon C Mk 1 : version militaire pour le transport et les communications pour la Royal Air Force.
- Sea Devon C Mk 20 : version militaire pour le transport et les communications pour la Royal Navy.
- Dove 5 : moteurs plus puissants
- Dove 6, 6A : version "Executive" du Dove 5
- Dove 6BA
- Dove 7
- Dove 8, 8A, Custom 300 : 5 places
- Devon C.2 : version militaire pour le transport et les communications pour la Royal Air Force.
Dérivé
Le DHA-3 Drover, produit par la division australienne de de Havilland, est un trimoteur basé sur la même cellule que le Dove[6].
Modifications
Des appareils ont été réalisés par modifications de Dove existants.
- Riley 400 : conversion américaine de la fin des années 1960, avec des moteurs huit cylindres à plat Lycoming IO-720[7].
- Carstedt Jet Liner 600 : autre conversion américaine, avec un fuselage allongé pour 18 passagers et des turbopropulseurs Garrett TPE331.
Utilisation civile
- Airlines of Western Australia (en)
- Jet Airways
- BOAC
- British Midlands
- Cambrian Airways (en)
- Central African Airways (en)
- Channel Airways (en)
- Hunting-Clan Air Transport (en)
- LTU International Airways
- MacRobertson Miller Airlines
- Morton Air Services
- Olley
- Sabena
- Skyways
- South African Airways
- Sudan Airways
- Union of Burma Airways
- West African Airways (en)
Utilisation militaire
- Afrique du Sud
- Argentine
- Brésil
- Égypte
- État indépendant du Katanga
- Éthiopie
- Inde
- Irak
- Irlande
- Jordanie
- Liban
- Malaisie
- Nouvelle-Zélande
- Pakistan
- République démocratique du Congo (Zaïre)
- Royaume-Uni
- Sri Lanka
- Suède
Annexes
Bibliographie
- (en) Graham M. Simons, De Havilland Enterprises: A History, Casemate Publishers, (ISBN 978-1-4738-6140-4, lire en ligne)
Références
- ↑ (en) David R. Devereux, « British Planning for Postwar Civil Aviation 1942–1945: A Study in Anglo-American Rivalry », Twentieth Century British History, vol. 2, no 1, , p. 26–46 (ISSN 0955-2359 et 1477-4674, DOI 10.1093/tcbh/2.1.26, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Royal transport: an inside look at the history of royal travel, Dundurn Group, (ISBN 978-1-55488-285-4), p. 192
- ↑ (en) « DE HAVILLAND DOVE A POSTWAR SUCCESS STORY », sur www.key.aero, (consulté le )
- Simons 2017, p. 248-252
- ↑ (en) « A Dove reincarnated », sur www.key.aero, (consulté le )
- ↑ Simons 2017, p. 305
- ↑ (en) « Dove Stars at Sun ‘n Fun », sur www.key.aero, (consulté le )
Liens externes
- Airliners.net
- LTU Classic
- DH.104 Dove dans le musée de l'air virtuel
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