de Havilland DH.60 Moth

DH.60 Moth, Cirrus Moth, Genet Moth, Gipsy Moth, et Moth Major

Description de cette image, également commentée ci-après
Deux DH.60 de la Shuttleworth Collection (en) du Old Warden Aerodrome (en) de Bedford (Royaume-Uni)
Rôle Aviation légère, avion d'entraînement
Constructeur de Havilland Aircraft Company
Équipage 1
Premier vol
Production 1 535
Dérivé de de Havilland DH.51 (en)
Variantes Caproni Ca.100, de Havilland DH.82 Tiger Moth

Dimensions

Longueur 7 290 m
Envergure 9 140 m
Hauteur 2 680 m
Surface alaire 22,6 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 417 kg t
Passagers 1
Motorisation
Moteur(s) 4 cylindres en ligne ADC Cirrus (I et II), puis de Havilland Gipsy (I à III)
Puissance totale 60 à 120 ch kW
Performances
Vitesse de croisière maximale 137 km/h
Distance franchissable 510 km
Plafond 4 400 m

Le de Havilland DH.60 Moth (papillon de nuit, en anglais) est un avion léger biplan biplace, construit à 1 535 exemplaires entre 1925 et 1939, par le constructeur aéronautique britannique de Havilland Aircraft Company[1].

Origine

Geoffrey de Havilland conçoit cet avion principalement comme avion de tourisme, et comme avion école. Il veut un appareil relativement abordable, permettant à des pilotes amateurs de voyager. La conception s'appuie beaucoup sur l'expérience acquise avec deux biplans précédents, le petit de Havilland DH.53 Humming Bird (en) de 1923 et le bien plus massif de Havilland DH.51 (en) de 1924. Tous ces avions sont construits dans l'usine de l'entreprise, installée sur l'aérodrome de Stag Lane près de Londres. Le Moth (en anglais mite, nommé ainsi car de Havilland est collectionneur d'insectes) est un avion de conception simple. Le fuselage est construit autour de quatre longerons en épicéa et couvert de contreplaqué. La voiture et l'empennage sont en bois toilé. Il y a deux cockpits ouverts en tandem, et un compartiment bagage assez spacieux. Le train d’atterrissage est souple, pour excuser les terrains accidentés et les petites erreurs de pilotage. Sa conception est très simple, avec un amortisseur à élastomères. Pour la motorisation, de Havilland se tourne vers l'Aircraft Disposal Company (ADC), une société spécialisée dans le négoce et la conversion de surplus aéronautiques de la première guerre mondiale. Le motoriste d'ADC, Frank Halford, conçoit un moteur léger, le Cirrus, à partir du V8 Renault de 80 chevaux (en) avec lequel de Havilland était déjà familier (il équipait le Airco DH.6). Le Cirrus est un quatre cylindres en ligne, refroidi par air, qui utilise des éléments du V8 Renault (une seule rangée de cylindres) et de nouvelles pièces[2],[3].

Évolution

Le moteur Cirrus ne peut être produit que tant que des pièces d'origine Renault sont disponibles. Rançon du succès du DH.60, le stock s'épuise rapidement et dès 1926 de Havilland cherche un moteur de remplacement. Frank Halford quitte ADC et est employé par de Havilland qui monte sa division moteur. Il produit le Gipsy, premier d'une lignée de moteurs. Ses caractéristiques sont similaires à celles du Cirrus mais il est entièrement construit avec des pièces neuves. Le premier DH.60G équipé de ce nouveau moteur vole durant l'été 1928[3].

Ces avions légers, simples, maniables, performants et bon marchés sont rapidement devenus des piliers des écoles de pilotage et aéroclubs du Royal Aero Club britannique, et de la Central Flying School de la Royal Air Force, jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. En revanche, le ministère de l'Air Britannique refuse de l'adopter comme avion-école standard des forces armées. La position des ailes rend très difficile l'évacuation en parachute en cas de perte de contrôle de l'avion, et ce défaut est jugé rédhibitoire. En réponse, de Havilland retravaille son appareil, ce qui donne naissance au DH.82 Tiger Moth produit à 8 280 exemplaires entre 1931 et 1959[4],[5]. Une licence de construction du Moth est accordée à Caproni en Italie, qui le construit sous le nom Caproni Ca.100. Il est aussi construit en France chez Morane-Saulnier[6].

Les Moths donnent naissance à nombre de modifications, certains sont par exemple équipés de flotteurs. Il existe aussi une version à construction en grande partie métallique, désignée DH.60M, surtout pour l'export. Le succès de cet avion fait de de Havilland un constructeur d'importance mondiale[3].

Quelques pilotes et exploits

Au cinéma

Notes et références

  1. « DH.60 Moth (All series) », sur www.dhmothclub.co.uk (consulté en )
  2. « de Havilland DH.60 Moth », sur heritage.baesystems.com (consulté en )
  3. (en) Graham M. Simons, De Havilland Enterprises: A History, Pen & Sword Aviation, (ISBN 978-1-3990-8517-5).
  4. « De Havilland D.H.82 Tiger Moth », sur www.avionslegendaires.net (consulté en )
  5. (en) Graham M. Simons, De Havilland Enterprises: A History, Casemate Publishers, (ISBN 978-1-4738-6140-4, lire en ligne)
  6. « de Havilland DH.60 Moth », sur www.shuttleworth.org/ (consulté en )
  7. « Au service de sa Majesté », sur www.avionslegendaires.net (consulté en )
  8. Le 24 mai 1930 dans le ciel : Amy Johnson arrive en Australie, un exploit !
  9. [vidéo] « Out of Africa - Robert Redford et Meryl Streep survolent le Kenya », sur YouTube
  10. [vidéo] « Out of Africa - Concerto pour clarinette en la majeur K 622 de Mozart », sur YouTube
  11. [vidéo] « Un biplan britannique abattu au-dessus du désert (Le Patient anglais) », sur YouTube

Voir aussi

Liens externes

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