Deir Istiya

Deir Istiya
Toits et minaret de la mosquée de Deir Istia.
Noms officiels
(ar) دير استيا
(en) Deir Istiya
(he) דיר איסתיא
Géographie
Pays
Gouvernorat
Superficie
36 km2
Altitude
444 m
Coordonnées
32° 07′ 50″ N, 35° 08′ 24″ E
Démographie
Population
3 599 hab. ()
Densité
100 hab./km2 ()
Identifiants
Code postal
388
Carte

Deir Istiya ou Deir Istia, en arabe : دير إستيا, est une ville du gouvernorat de Salfit en Palestine. Elle est située à quinze kilomètres au sud-ouest de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. La vieille ville fait 74 dounams de superficie et compte 30 familles.

Selon le recensement du bureau central palestinien des statistiques, la localité compte une population de 3 696 habitants en 2017[1].

Géographie

Paysage autour de Deir Istia.

Deir Istiya est situé à 6,6 kilomètres au nord de Salfit[2]. Il est voisin des villages de Zeita Jamma'in et Kifl Hares à l’est, Haris et Qarawat Bani Hassan au sud, Kafr Thulth et ‘Azzun à l’ouest, et Kafr Laqif, Jinsafut et Immatain au nord[3].

En 1945, la superficie totale était de 34 164 dounams (soit 34 km2)[4]. De cette superficie, 6373 dounams (637 hectares) étaient classés comme plantations et terres irrigables et 4 896 dounams (489 hectares) étaient consacrés aux céréales[5].

Histoire

Le village tire son nom du tombeau d’Istiya qui est le nom arabe d’Isaïe selon l’ethnographe Tawfiq Canaan et l’historien Moshe Sharon[6],[7].

De la poterie de l’Âge du Fer II a été retrouvée à Deir Istiya, ainsi que des poteries de l’époque des croisades, des Ayyoubides et des Mamelouks[8]. Un bain rituel typique de la période du Second Temple a aussi été découvert dans la partie nord-ouest du centre du village, utilisé soit par des Samaritains, soit par des Juifs[9],[10].

Aux XIIe et XIIIe siècles, à l’époque des croisades, Deir Istiya est habité par des musulmans, selon Ḍiyāʼ al-Dīn (ar)[11]. Les disciples d’Ibn Qudamah ont aussi vécu à Deir Istiya[12].

En 1394, Deir Istiya doit fournir des lentilles, de l’huile d'olive et de la farine à la fondation religieuse (waqf) chargée de la mosquée Ibrahimi à Hébron par le sultan burjite Barquq[13],[14]. Depuis la période mamelouke, Deir Istiya a toujours été un centre de l’oléiculture. Actuellement, le village compte une des plus grandes superficies d’oliveraies, proche de 10 000 dounams (1 000 hectares)[2].

Empire ottoman

Au premier plan à gauche, une voûte irrégulière en pierre est précédée d’un mur et d’un escalier de pierre. À droite, une maison qui s’ouvre par une large voûte au rez-de-chaussée et dont la forme carrée évoque une tour. À l’étage, une fenêtre carrée s’inscrit dans une arche
Une vieille maison de Deir Istiya.

La Palestine est conquise par les armées de Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman. En 1596, Dayr Istya apparaît dans le defter (registre fiscal) comme relevant de la nahié de Jabal Qubal, dans le Djebel Naplouse (en). Ce document recense 133 foyers et 12 célibataires, tous musulmans. Le village payait un impôt à taux fixe de 33,3 % sur plusieurs de ses productions agricoles, blé, orge, légumes d’été, olives, chèvres et ruches, pour un total de 23 860 akçe[15]. De la céramique des débuts de l’Empire ottoman a aussi été retrouvée à Deir Istiya[8].

Aux XVIIIe et XIXe siècles, le village appartenait à la région de collines appelée Jūrat ‘Amra ou Bilād Jammā‘īn. Selon l’historien Roy Marom, cette région servait de tampon entre les régions de Jérusalem et de Naplouse du point de vue politique, économique et social. Cette région était instable à cause des migrations des tribus bédouines et des rivalités constantes entre clans pour l’attribution de la collecte des impôts par les autorités ottomanes[16].

Au début du XVIIe siècle, Deir Istiya et le village proche de Beit Wazan étaient les fiefs de la famille Qasim, qui contrôlait également Jamma'in et l’est du sandjak de Naplouse. Les Qasim ont fortifié Deir Istiya, en faisant leur principal point d’appui méridional. Le clan Rayyan de Majdal Yaba avait aussi une certaine influence sur le village[17].

Pendant la guerre civile de 1853-1857 dans le Djebel Naplouse, la famille Qasim, auparavant dirigée par Qasim al-Ahmad (en), abandonne Deir Istiya et aurait trouvé refuge à Naplouse avec la famille Nimr[18].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le village est dirigé par le clan des Abou Hijleh (aussi appelé Abou Hijli), qui y vit toujours. Les Abou Hijleh dominaient la région et étaient très fortunés[19]. En 1870, l’universitaire français Victor Guérin estime sa population à 400 habitants. Il note que le village avait été plus grand à une époque antérieure, de nombreuses maisons étant en ruines. Selon lui, il est probablement habité depuis une haute époque. Il remarque que la mosquée possède des colonnes de marbre et que les maisons du village utilisent des pierres de remploi et des linteau. Ces linteaux pouvaient être gravés de cartouches contenant des crucifix martelés et des triangles (symbole de la Trinité). Parmi les autres vestiges, il décrit une tour carrée au pied de la colline où le village est construit, un tombeau creusé dans la roche à proximité d’un petit maqâm (sanctuaire) consacré à cheikh Khater[20],[21],[22].

En 1870/1871 (1288 AH), un liste de villages ottomane recense 172 foyers à Deir Istia, dans la nahié de Jamma'in al-Awwal, dépendant de Naplouse[23].

En 1882, Deir Istia est décrit comme un grand village, entouré d’oliveraies et doté de citernes pour l’alimentation en eau[24].


Période du mandat britannique

De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Deir Istia est conquise en après la bataille de Naplouse (en). La Palestine est ensuite administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.

En 1921, un habitant de Deir Istia est battu à mort en public car il était soupçonné de posséder des armes.

Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Deir Istiya a une population de 674 habitants, tous musulmans[25], augmentant à 886 habitants au recensement de 1931, toujours tous musulmans, dans 206 maisons habitées[26].

Les autorités de l’Empire britannique confient un rôle de relais administratif à une branche du clan des Abou Hijleh, attisant ainsi les rivalités avec une autre branche du clan. Ils construisent également une école en 1923. La présence de l’école confirme l’importance de Deir Istia comme un des principaux villages du centre-ouest de la Samarie[27].

Dans les statistiques de Village de 1945, Deir Istia a une population de 1190 habitants, toujours tous musulmans[28].

Période jordanienne

Après la première guerre israélo-arabe, le village est annexé par le royaume hachémite de Transjordanie. Cette période d’annexion de la Cisjordanie dure jusqu’en 1967. Le parti communiste palestinien devient le principal parti du village qui est surnommé localement le Petit Berlin.

Au recensement de 1961, Deir Istia a 1641 habitants[29].

Occupation, dépossession et colonisation israélienne

Pendant la guerre des Six-Jours, le village est attaqué par l’armée israélienne. Les habitants sont rassemblés et encerclés, séparés en deux groupes, les femmes dans la mosquée et les hommes dans l’école ; les Israéliens imposent au maire Djamal Abou Hijleh d’appliquer leurs instructions[27]. L’Occupation israélienne de la Cisjordanie, qui concerne Deir Istia, dure depuis 1967.

Pendant la première partie de cette occupation, de 1967 à 1990, près de la moitié des habitants émigrent au Koweit ou dans d’autres États du golfe Persique. Dans les années 1970, la résistance locale, sous la forme du sumud, croît dans le village, en arborant le drapeau palestinien, par des tags ou des blocages de route. En 1974, environ 50 hommes sont arrêtés et condamnés à des peines de six mois à trois ans de prison[27].

Après les accords de 1995, 17 % des terres du village sont classés dans la zone B (les Enclaves palestiniennes) et les 83 % restant en Zone C[30]. Israël a exproprié des terres pour construire plusieurs colonies :

  • 951 dounams (95 hectares) pour Emmanuel (colonie Israélienne (en)[30] ;
  • 920 dounams (92 hectares) pour Ginnot Shomeron (en)[30] ;
  • 659 dounams (66 hectares) pour Yakir (en)[30] ;
  • 625 dounams (62 hectares) pour Nofim (en)[30] ;
  • 512 dounams (51 hectares) pour Ginnot Shomeron (en)[30] ;
  • 335 dounams (33 hectares) pour Revava (en)[30] ;
  • 69 dounams (7 hectares) pour Ma'ale Shomron (en)[30].

La direction de la Nature et des Parcs israélienne a établi une réserve naturelle dans le Wadi Qana sur des terres privées palestiniennes qui étaient cultivées jusqu’à la création du parc. En 2012, l’administration civile israélienne impose l’arrachage de plus de 1000 oliviers. Les habitants contestent l’ordonnance en justice, le parc occupant une partie de leurs terres, et un double standard est appliqué, les colonies israéliennes étant autorisée et une route étant construite pour desservir une colonie à travers le parc[31].

En , des colons israéliens attaquent plusieurs fois des habitants de Deir Istiyah. La mosquée Hajjah Hamida est incendiée à l’aube du jeudi , et des slogans racistes et arabophobes sont tagués sur les murs. L’incendie a été arrêté par les habitants du village, mais des exemplaires du Coran ont aussi brûlés. L’attaque est condamnée par un porte-parole de l’ONU, ainsi que par la Jordanie, l’Allemagne, la Suisse[32],[33],[34].

Monuments

Une mosquée de la ville.

La mosquée est située au milieu du village de Deir Istia. Chacune de ses trois ailes est dotée trois fenêtres. Les restes de l’ancien mur d’enceinte se trouvent à proximité. À l’ouest du village, se trouve la mosquée de Nabi Allah Amisiya, avec deux ailes à deux fenêtres. Elle est proche du maqâm (sanctuaire) d’Istiya. Ce maqâm est une simple pièce carrée surmontée d’un dôme, construits en petites pierres[35].

Le sanctuaire de Nabi Khatir est très proche du village ; selon des inscriptions, Nabi Khatir est mort en 1148[36].

Démographie

Enfants dans la vieille ville de Deir Istia.

Selon Victor Guérin, en , Deir Istia avait environ 400 habitants[20],[37]. En 1922, la population était de 674 habitants[25] et de 886 en 1931[26]. À la veille du plan de partage de la Palestine, la population était de 1190 habitants, tous musulmans[28],[4].

En 1961, la population est de 1641 residents[29] ; après la guerre des Six-Jours, elle chute dramatiquement, la moitié des habitants émigrant dans le Golfe[27]. En 1982, il y avait 1500 habitants à Deir Istiya, et 2100 en 1987[38].

Le recensement de 1997 mené par le Bureau central palestinien des statistiques, Deir Istiya a une population de 2802, dont 2,1 % de réfugiés[39]. La moitié de la population a moins de 20 ans, 33,3 % entre 20 et 45 ans, 14,8 % entre 45 et 64 ans, et 6 % a plus de 65 ans[40]. En 2007, la population a cru à 3106 habitants[41].

Économie

Vieux oliviers à Deir Istia.

Par rapport aux autres villages du gouvernorat de Salfit, Deir Istiya a une grosse proportion de travailleurs qualifiés (médecins, employés de bureau, avocats). Environ 20 % de la population active a un emploi lié à l’administration de l’Autorité palestinienne, principalement des policiers et des enseignants. Entre 1967 et 1993, la plupart des actifs travaillaient dans l’agriculture ou en Israël, rendant le village très dépendant. Après la fermeture de la frontière en 2000, pendant la Seconde Intifada, la plupart de ces travailleurs sont passés au travail agricole dans leurs propres champs[27].

Deir Istiya a la plus grande superficie du gouvernorat de Salfit, et la seconde de Cisjordanie après Tubas. Depuis l’Intifada, l’agriculture, élément essentiel de l’économie du village, a gravement reculé. En 2000, il y avait 16 élevages de chèvres et neuf maraîchers, qui sont passés à cinq chèvreries et un seul maraîcher en 2013. L’huile d’olive est la principale production grâce aux vastes oliveraies. La plus grande partie de l’huile est exportée vers le Golfe ou vendue à des marchands palestiniens[27]. Des efforts sont faits avec de l’aide internationale pour améliorer la qualité de l’huile dans le but de l’exporter vers l’Europe sous le label de commerce équitable Zaytoun (ar). Le village possédait trois pressoirs à huile dans les années 2000[27]. Cette petite industrie est sous la pression des confiscations de terres par Israël et de la destruction des oliveraies. En , l’État israélien décide l’arrachage de 1400 oliviers[42].

Avant l’Intifada, 40 familles vivaient de l’élevage, mais ce nombre a fortement chuté, seules cinq familles ayant encore un troupeau après l’Intifada, à cause de la confiscation par Israël de 20 000 dounams (2000 hectares, soit plus de la moitié des terres du village) et de la peur des attaques de colons. En 2008, plus de 70 % des habitants étaient au chômage. Deux usines taillaient le marbre fourni par les carrières d’Hébron, Jénine ou importé d’Italie. Une quinzaine de femmes étaient employées dans un atelier de confection, assemblant des pièces de tissu taillées ailleurs[27].

Administration

Un drapeau du Fatah à Deir Istiya.

Un conseil de village de neuf membres administre Deir Istiya. Les membres en sont nommés par les principales familles du village, nominations approuvées par l’Autorité palestinienne[27]. Aux élections municipales de 2005, le Fatah, le Hamas et le parti du peuple palestinien (communiste) remportent chacun trois sièges, le siège de maire revenant au parti du peuple palestinien ; une liste locale remporte deux sièges[43]. C’est Jamal Alfaris, membre du parti du peuple palestinien, qui est élu maire[2].

Familles

Une école de Deir Istiya.

Les familles principales du village sont les Abou Hijleh, Zidane et les Al Qadi, dont aucune n’est originaire de Deir Istiya. Les Abu Hijleh viennent d’un vieux clan arabe, indigène de Palestine, les Arab Al Sabihin, installés à Kafr ad-Dik puis à Deir Istiya, à une époque antérieure à l’arabisation du Moyen-Orient[44]. Les Zidane viennent d’Hébron et sont directement liés aux Al Jaabari, une des principales familles de la ville. Les Al Qadi viennent de Marda et seraient originaires du Hedjaz[45].

Les petites familles de Deir Istiya forment un groupe plus nombreux que les grandes familles, et sont originaires de Deir Istia. Elles sont financièrement plus pauvres et la plupart sont des fellahins travaillant dans le Wadi Qana[45].

Deir Istia a une diaspora importante. Les habitants de Sanniriya et de Bédia descendent des habitants de ce village[46].

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

Notes et références

  1. (en) « Preliminary Results of the Population, Housing and Establishments Census, 2017 » [PDF], sur le site du Bureau central palestinien des statistiques, (consulté le ).
  2. (en) la rédaction, « Deir Istiya dans Focus Cultural Heritage », volume 1 [archive] [PDF], sur UNDP, (consulté le ), p. 11-14
  3. The Applied Research Institute – Jerusalem, « Deir Istiya Town Profile » [archive] [PDF], sur arij.org, (consulté le )
  4. « Village Statistics Nabul Sub district - Table 1 » [archive du ] [jpeg], sur www.palestineremembered.com (consulté le ), p. 59
  5. (en) « Village Statistics - Nablus Sub-District - Table II » [archive du ], sur www.palestineremembered.com (consulté le )
  6. (en) Moshe Sharon, Corpus Inscriptionum Arabicarum Palaestinae, t. 3 - D-F, Boston, Brill Leiden, (lire en ligne), p. 64
  7. (en) Taufik Canaan, Mohammed Saints and Sanctuaries in Palestine dans Luzac's Oriental Religion Stories, t. 5, London, Luzac & Co, (lire en ligne), p. 284-285
  8. Finkelstein et Lederman 1997, p. 487.
  9. (he) זאב ח' ארליך (Université Ariel en Samarie, Centre régional de recherche et développement de Samarie et de la vallée du Jourdain), מחקרי יהודה ושומרון [« Recherches sur la Cisjordanie »], vol. כג, אריאל, אוניברסיטת אריאל בשומרון, מו"פ אזורי השומרון ובקעת הירדן,‎ , 131–142 p. (ISSN 0792-8416), « מקווה טהרה בדיר איסתיא – ממצא יהודי נוסף סמוך לאחוזתו של תלמי איש רודוס »
  10. (he) דביר רביב (Dvir Raviv, Études sur la Judée-Samarie, vol. 23, Université Ariel en Samarie, Centre de recherche régional de Samarie et de la vallée du Jourdain), מחקרי יהודה ושומרון, vol. כג, אריאל, אוניברסיטת אריאל בשומרון, מו"פ אזורי השומרון ובקעת הירדן,‎ , 167 p. (ISSN 0792-8416), « היישוב היהודי בפלך תמנה משלהי ימי הבית השני ועד מרד בר-כוכבא »
  11. (en) Ronnie Ellenblum, Frankish Rural Settlement in the Latin Kingdom of Jerusalem, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-52187-1, lire en ligne)
  12. Drory 1988, p. 97.
  13. Abd al-Rahman ibn Muhammad Robarts - University of Toronto et Henry Sauvaire, Histoire de Jérusalem et d'Hébron depuis Abraham jusqu'à la fin du XVe siècle de J.-C. : fragments de la Chronique de Moudjir-ed-dyn, Paris : Leroux, (lire en ligne)
  14. (la) Corpus Inscriptionum Arabicarum Palaestinae (lire en ligne)
  15. Hütteroth, Abdulfattah 1977, p. 136.
  16. (en) Roy Marom, « Jindās : A History of Lydda's Rural Hinterland in the 15th to the 20th Centuries CE », Lod, Lydda, Diospolis, vol. 1,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  17. Schölch 1993, p. 184.
  18. Schölch 1993, p. 215.
  19. Doumani 1995, p. 174.
  20. Sharon 2004, p. 62.
  21. Guerin 1875, p. 160.
  22. Conder et Kitchener 1882, p. 315.
  23. (en) David Grossman, Arab Demography and Early Jewish Settlement in Palestine, Jerusalem, Magnes Press, , 252 p..
  24. Conder et Kitchener 1882, p. 284.
  25. J.B. Barron, Palestine Census - Table IX, Sub-district of Nablus, (lire en ligne), p. 25
  26. Mills 1932, p. 61.
  27. (en-US) « International Women's Peace Service: Nonviolence In Action » [archive du ], sur iwps.info (consulté le )
  28. (en) Government of Palestine, Department of Statistics, « Village Statistics »,
  29. (en) Government of Jordan, Department of Statistics, « Chapter 1 - demographic location » [PDF],
  30. (en) The Applied Research Institute – Jerusalem, « Deir Istiya Town Profile » [archive] [PDF], sur arij.org, (consulté le ), p. 18
  31. (en) Zafrir Rinat, « Israel's Civil Administration Orders Palestinians to Uproot 1,000 Young Olive Trees in Nature Reserve - Diplomacy and Defense - Haaretz Daily Newspaper Israel News » [archive du ] Accès payant, sur www.haaretz.com, (consulté le )
  32. la rédaction avec AFP, « L'armée israélienne tue deux combattants présumés, une mosquée incendiée », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  33. (en) la rédaction, « Extremist settlers torch mosque in Deir Istiya, West Bank », sur Middle East Monitor, (consulté le )
  34. (en) Al Jazeera Staff, « Israeli settler attack on West Bank mosque draws international condemnation », sur Al Jazeera (consulté le )
  35. Sharon 2004, p. 65.
  36. Sharon 2004, p. 68.
  37. Guérin 1875, p. 160.
  38. (en) « Dayr Istiya - دير أستيا -Nablus », sur Palestine Remembered,‎ (consulté le )
  39. (en) Palestinian Central Bureau of Statistics, « Palestinian Population by Locality and Refugee Status », sur pbcs.gov.ps, (consulté le )
  40. (en) Palestinian Central Bureau of Statistics, « Palestinian Population by Locality, Sex and Age Groups in Years », sur pcbs.gov.ps, (consulté le )
  41. (ar) « Census Final Results – Summary (Population, Buildings, Housing, Establishments) Salfit Governorate » [archive du ], sur www.pcbs.gov.ps, (consulté le )
  42. (en) « Israeli Occupation Forces demand evacuation of 1400 Olive Trees in Wadi Qana, Salfit », sur International Women's Peace Service, (consulté le )
  43. (en) Central Elections Commission – Palestine, « Local Elections (Round Three) - Successful lists by local authority and No. of votes obtained » [PDF], (consulté le ), p. 6
  44. (en) « 'Arab Shibli - عرب شبلي (الصبيح): Nakba Oral History Interview with Muhsin al-Subeihi », sur Palestineremembered.com,‎ (consulté le )
  45. (en) « Deir Istiya : The Development of the Village », sur Palestineremebered.com, (consulté le )
  46. (en) D. Grossman, (1986), "Oscillations in the Rural Settlement of Samaria and Judaea in the Ottoman Period", in S. Dar, S. Safrai, Shomron studies (eds), Tel Aviv: Hakibbutz Hameuchad Publishing House. p. 354.

Bibliographie

  • (en) J.B. Barron, Palestine : Report and General Abstracts of the Census of 1922, Government of Palestine, (lire en ligne).
  • (en) T. Canaan, Mohammedan Saints and Sanctuaries in Palestine, London, Luzac & Co., (lire en ligne).
  • (en) C.R. Conder et H.H. Kitchener, The Survey of Western Palestine : Memoirs of the Topography, Orography, Hydrography, and Archaeology, vol. 2, London, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne).
  • (en) B. Doumani, Rediscovering Palestine : Merchants and Peasants in Jabal Nablus, 1700–1900, University of California Press, (ISBN 978-0-520-20370-9, lire en ligne).
  • (en) Joseph Drory, « Hanbalis of the Nablus Region in the Eleventh and Twelfth Centuries », Asian and African Studies, vol. 22,‎ , p. 93–112 (lire en ligne)
  • (en) R. Ellenblum, Frankish Rural Settlement in the Latin Kingdom of Jerusalem, Cambridge University Press, (ISBN 9780521521871, lire en ligne)
  • (en) I. Finkelstein et Zvi Lederman, Highlands of many cultures, Tel Aviv, Institute of Archaeology of Tel Aviv University Publications Section, (ISBN 965-440-007-3, lire en ligne)
  • (en) Government of Jordan, Department of Statistics, First Census of Population and Housing. Volume I: Final Tables; General Characteristics of the Population, (lire en ligne)
  • (en) Government of Palestine, Department of Statistics, Village Statistics, April, 1945, (lire en ligne)
  • V. Guérin, Description Géographique Historique et Archéologique de la Palestine, vol. 2, t. 2 : Samarie, (lire en ligne), p. 173.
  • (en) S. Hadawi, Village Statistics of 1945: A Classification of Land and Area ownership in Palestine, Palestine Liberation Organization Research Center, (lire en ligne).
  • (en) W.-D. Hütteroth et K. Abdulfattah, Historical Geography of Palestine, Transjordan and Southern Syria in the Late 16th Century, Erlanger Geographische Arbeiten, (ISBN 3-920405-41-2, lire en ligne).
  • (en) E. Mills, Census of Palestine 1931. Population of Villages, Towns and Administrative Areas, Jerusalem, Government of Palestine, (lire en ligne)
  • Moudjir ed-dyn, Histoire de Jérusalem et d'Hébron depuis Abraham jusqu'à la fin du XVe siècle de J.-C. : fragments de la Chronique de Moudjir-ed-dyn, Sauvaire, (lire en ligne).
  • (en) E.H. Palmer, The Survey of Western Palestine: Arabic and English Name Lists Collected During the Survey by Lieutenants Conder and Kitchener, R. E. Transliterated and Explained by E.H. Palmer, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne).
  • (en) E. Robinson et E. Smith, Biblical Researches in Palestine, Mount Sinai and Arabia Petraea : A Journal of Travels in the year 1838, vol. 3, Boston, Crocker & Brewster, (lire en ligne).
  • (en) Alexander Schölch, Palestine in Transformation, 1856–1882: Studies in Social, Economic, and Political Development, Institute for Palestine Studies, (ISBN 978-0-88728-234-8, lire en ligne).
  • (en) M. Sharon, Corpus Inscriptionum Arabicarum Palaestinae, D-F, vol. 3, BRILL, (ISBN 90-04-13197-3, lire en ligne).
  • icône décorative Portail de la Palestine