Demetriu Ionescu

Demetriu Ionescu
Illustration.
Fonctions
Président du Conseil des ministres de Roumanie

(1 mois et 1 jour)
Monarque Ferdinand
Prédécesseur Alexandru Averescu
Successeur Ion I. C. Brătianu
Ministre des Affaires étrangères

(1 an, 6 mois et 3 jours)
Président du Conseil Alexandru Averescu
Prédécesseur Duiliu Zamfirescu
Successeur Gheorghe Derussi
Biographie
Nom de naissance Dumitru Ghiță Ioan
Date de naissance
Lieu de naissance Ploiești (Principauté de Valachie)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Rome (Royaume d'Italie)
Nationalité Roumaine
Parti politique Parti conservateur-démocrate
Profession Avocat
Journaliste

Image illustrative de l’article Demetriu Ionescu
Président du Conseil des ministres de Roumanie

Demetriu Ionescu, appelé le plus souvent, Take ou Tache Ionescu (né Dumitru Ghiță Ioan) ( - ) est un journaliste, écrivain, auteur de nouvelles, avocat, diplomate et homme d'État centriste roumain.

Biographie

Jeunesse et études

Demetriu Ionescu fait ses études à l'École libre des sciences politiques[1].

Il est un ami très proche d'Elefthérios Venizélos et de Ion Luca Caragiale.

Parcours professionnel

Il est considéré comme le représentant des idées politiques de la classe moyenne roumaine à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, au point qu'elles sont surnommées Takisme. Sa carrière politique commence chez les libéraux et radicaux, puis il adhère au Parti national libéral, puis au Parti conservateur (après 1891). Il est ensuite social-conservateur (progressiste et nationaliste). Après 1908, il crée son propre parti le Parti conservateur démocratique.

En politique étrangère, il souhaite créer une vaste union balkanique, mais aussi récupérer pour son pays les régions (alors austro-hongroises) de Transylvanie, du Banat et de Bucovine. Anglophile convaincu, il pousse à l'adhésion à la Triple-Entente et à l'entrée de son pays dans la Première Guerre mondiale.

Après la défaite de son pays en 1916-1918 contre l'Autriche-Hongrie et la Bulgarie, il participe au gouvernement en exil de Ion Brătianu, en tant que ministre sans portefeuille. Au Congrès de la paix à Paris en 1919, il milite pour une grande Roumanie. La victoire électorale de la coalition à laquelle appartient son parti lui permet de devenir ministre des Affaires étrangères du gouvernement d'Alexandru Averescu. Il est ensuite chef du gouvernement.

Références

  1. « Le comte de Saint-Aulaire, homme-clé des négociations entre la Roumanie et les Alliés », sur journals.openedition.org (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

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