Dewoitine D.520 n°408
| Dewoitine D.520 n°408 | |
D520 n°408 lors du meeting National de l'Air du 23 juin 1985 sur la BA 133 de Nancy-Ochey. | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Rôle | Avion de chasse |
| Statut | Crashé le de l'avion restauré |
| Équipage | |
| 1 pilote | |
| Motorisation | |
| Nombre | 1 |
Les ultimes vols d’un Dewoitine 520 ont eu lieu de 1980 à 1986. C'est l'aboutissement d'une restauration dans ce but de la cellule du D.520 n°408[1].
Le projet
En 1976 le musée de l'Air et de l'Espace lance l’opération « D.520 en vol ». Ce projet fait suite à l’initiative de l’A/C Malhiaire, de la Base de Luxeuil, qui en 1975 a entrepris de remettre le no 862 en état de vol et a pu faire tourner le moteur le .
Vers la mi-1976, par décision du Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air les D 520 numéros 862 (Luxeuil) et 603 (Salon), étaient attribués au Musée de l’Air.
Le Musée a, pendant six mois, étudié la faisabilité technique du projet et recensé d’éventuels coopérants industriels, étatiques et privés. Le bilan ayant été positif et l'accueil très favorable l’opération de restauration fut lancée !
Après expertise, il est décidé de restaurer pour le vol celui du Musée ; le no 408 (maintenu à l'abri il était bien moins corrodé que les deux autres).
Après une restauration de huit mois au Musée, le 862 est exposé au Bourget en statique à la place du 408.
La résurrection
Après démontage au Musée, les sous-ensembles du 408 sont expédiés aux divers acteurs de la restauration[1].
À partir des pièces et équipements des trois avions, il est réassemblé un avion complet d’une qualité supérieure et plus fiable que ceux construit pour la guerre (grâce aux progrès technologiques dans le domaine de la métallurgie, des fluides, des joints, etc.).
Du fait de la suppression de l'armement, du blindage et l'équipement d'oxygène, l’avion est plus léger de 200 kg, le centrage en fut amélioré.
L’opération « D 520 en vol » n’étant pas prioritaire sur la charge de travail normal, l’avancement fut irrégulier. Le premier point fixe a lieu le à l’AIA de Clermont-Fd.
Quarante ans après son introduction en service dans l'Armée de l'Air, le à 16 heures, le 408 reprend l'air pour un tour de piste, train sorti aux mains du Commandant Bove[2].
Suivent des vols réglages et mise au point à Clermont-Ferrand permettant d’explorer le domaine de vol.
Peint aux couleurs de la 1re escadrille du GC 1/3, le no 90 du Sous-lieutenant Madon, il quitte Clermont-Ferrand pour sa base ; le Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge.
Le , a lieu sa présentation officielle, au Bourget devant les participants à l'opération ainsi qu'à quelques anciens pilotes ayant volé sur ces chasseurs. Par son immatriculation (F-ZWVB), seuls quelques pilotes du C.E.V. spécialement désignés peuvent être autorisés à l'utiliser.
Fin tragique
Dimanche , lors d’un meeting à Vannes Meucon pour une raison inexpliquée, le Dewoitine 520 n°408 s'écrase entraînant la mort de son pilote, Christian Bove[3].
Les participants à l'opération « D 520 en vol »
- Atelier Industriel de l'Aéronautique de Clermont-Ferrand (Fuselage équipé, assemblage général, mise au point)
- Centre d'Essais des Propulseurs de Saclay (Moteur)
- École Professionnelle de l'Industrie Aéronautique (EPIA)
- Service de Formation Professionnelle de la SNIAS (voilure équipée)
- Reims Aviation (Gouvernes mobiles et volets)
- OLAER (Système hydraulique et pneumatique)
- TURBOMECA (Compresseur)
- Hélice Chauvière électro-mécanique : offerte par le Docteur BLONDEL
- Poste VHF à standard de fréquence : offert par SOCRAT
- Poste VOR : offert par E.A.S.
- Transpondeur : offert par L.M.T.
- Pneus et chambres : offerts par DUNLOP-France
- Bougies : offertes par K.L.G.
- Indicateur de vitesse : offert par BADIN-CROUZET
- Contrôleur de vol et instruments divers : offerts par E.A.A. 601 Châteaudun
- Joints du moteur Hispano : offerts par SECA
- Le Service de la Production Aéronautique, le Service Historique de l'Armée de l'Air (Documentation), le Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge et Istres)
Notes et références
- Musée de l'air et de l'espace (Le Bourget France), Pionniers du ciel, Éditions Atlas, (ISBN 978-2-7312-1313-3, lire en ligne).
- ↑ « Dewoitine D.520 n°408 » [PDF].
- ↑ « Colonel Christian Bove », sur Aérostèles.
Annexes
Bibliographie
- Pégase, revue de l’Association des Amis du Musée de l’Air, no 9, 11, 13, 14, 16,17 et 19.
- Lombaert 1982 : Raphaël Lombaert, J'ai piloté le D 520 DC, Le Fanatique de l'aviation, no 148, , p. 9.
- Jacques Noetinger, Rencontres des hommes et des ailes : au Musée de l'air et de l’espace, Éditions France Empire, 1989 - 385 pages
Articles connexes
Liens externes
- [vidéo] aircraftube, « Dewoitine D 520 », sur YouTube,
- Portail de l’aéronautique
