Diana Mitchell

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Diana Mary Mitchell, née Coates le 16 novembre 1932 à Salisbury en Rhodésie du Sud, morte le 8 janvier 2016, est une militante politique et écrivaine zimbabwéenne, connue pour ses critiques ouvertes des gouvernements de Ian Smith et de Robert Mugabe[1].
Biographie
Diana Mary Coates naît à Salisbury, capitale de la Rhodésie du Sud. Son père, Elliott Coates, est officier dans la marine marchande, tandis que sa mère, Mary Peck, originaire d’Australie, est actrice[2]. Le mariage de ses parents prend fin en 1932 et, durant la Seconde Guerre mondiale, elle est confiée à des familles d’accueil pendant que sa mère travaille dans une usine d’armement.
Elle est scolarisée à l’Eveline Girls High School de Bulawayo, puis poursuit des études à l’université du Cap en Afrique du Sud, où elle étudie l’histoire et la langue shona[3]. En 1956, elle épouse l’ingénieur hydraulique Brian Mitchell, avec qui elle a trois enfants[1].
Engagement politique
Diana Mitchell s’engage en politique à partir de 1966, lorsqu’elle mène une campagne pour empêcher la destruction d’une école maternelle par le gouvernement. Cette initiative évolue ensuite vers un engagement plus large en faveur de l’amélioration de l’éducation des enfants noirs.
En 1968, elle rejoint le Centre Party. Elle se présente comme candidate indépendante aux élections générales de 1974, puis sous l’étiquette de la National Unifying Force lors des élections de 1977[1],[2],[4].
Après la proclamation de la république de Rhodésie en 1970 par Ian Smith, elle participe à l’organisation de négociations entre le Rhodesian Front et des mouvements nationalistes. En collaboration avec les journalistes Robert Cary et Willie Musarurwa, elle publie l’ouvrage African Nationalist Leaders in Rhodesia: Who's Who, consacré aux figures du mouvement nationaliste.
Si elle se réjouit de l’indépendance du Zimbabwe en 1980, elle critique ensuite les atteintes à la liberté de la presse et à l’opposition politique sous le gouvernement de Robert Mugabe[1].
Elle s’installe au Royaume-Uni en 2003. Son époux meurt en 2010.
Archives
En 2011, ses archives personnelles, comprenant des coupures de presse et des documents politiques, sont déposées à la Hoover Institution de l’université Stanford ainsi qu’à l’université du Cap, où elles sont mises à la disposition du public[5].
Publications
- African Nationalist Leaders in Rhodesia: Who's Who, avec Robert Cary, Bulawayo, Books of Rhodesia, 1977[6]
- African Nationalist Leaders in Zimbabwe: Who's Who 1980, 1980
- Who's Who, 1981-82: Nationalist Leaders in Zimbabwe, 1982
- Josiah Mushore Chinamano, Longman Zimbabwe, 1998[7]
- An African Memoir: White Woman, Black Nationalists: Diana Mitchell (Mwana Wevhu), 2021[8]
Notes et références
- Julia Gallagher, « Diana Mitchell obituary » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le )
- Kate Law, « Liberal Women in Rhodesia: A Report on the Mitchell Papers, University of Cape Town » [archive du ], sur History in Africa, (consulté le )
- ↑ « About Diana Mitchell » [archive du ], sur colonialrelic.com (consulté le )
- ↑ Glenn Hollands, « BC 969 The Mitchell Papers » [archive du ], sur University of Cape Town Libraries, (consulté le )
- ↑ « Hoover opens papers of Zimbabwean political activist Diana Mitchell » [archive du ], sur Hoover Institution, (consulté le )
- ↑ Diana Mitchell et Robert Cary, African Nationalist Leaders in Rhodesia: Who's Who, Bulawayo, Books of Rhodesia, (ISBN 9780869201527)
- ↑ Diana Mitchell, Josiah Mushore Chinamano, Longman Zimbabwe, (ISBN 9781779031457)
- ↑ Diana Mitchell, An African Memoir, Royaume-Uni, Independently published, (ISBN 9798599882619)
Liens externes
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