Diervilla
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Ordre | Dipsacales |
| Famille | Caprifoliaceae |
| Clade | Angiospermes |
|---|---|
| Clade | Dicotylédones vraies |
| Clade | Astéridées |
| Clade | Campanulidées |
| Ordre | Dipsacales |
| Famille | Caprifoliaceae |
| Genre | Diervilla |
Diervilla est un genre d'arbustes de la famille des Caprifoliacées[1] selon la classification classique, ou des Diervillacées selon la classification phylogénétique[2]. En français, on appelle cette plante la dièreville[1]. On reconnaît trois espèces, principalement présentes dans l'est de l'Amérique[3].
Étymologie
Le nom de Diervilla a été créé par Tournefort en l'honneur de Dière de Dièreville, botaniste et chirurgien[1] français en Acadie[4], qui introduisit la plante en Europe vers 1700.
Description
Il s'agit d'un petit arbuste drageonnant à feuillage caduc, dont la taille varie entre 1 et 2 mètres, selon les espèces. Ses feuilles sont opposées, simples et de forme oblongues, lancéolées ou ovales[1].
Ses fleurs sont jaunes ou rouge orangé. Le calice est de forme tubulaire et subdivisées en cinq lobes. La fleur est aussi tubulaire à 5 lobes, quoiqu'un peu irrégulière. Elle mesure 1,5 cm de long[5]. On compte 5 étamines. L'organe femelle se compose d'un ovaire biloculaire, à l'intérieur duquel on trouve de nombreux ovules dans chaque loge. Les fleurs sont rassemblées en cymes terminales ou subterminales d'une à cinq fleurs[1],[5],[6].
Le fruit est une capsule déhiscente.
La floraison se manifeste au printemps ou au début de l'été[1].
Principales espèces
Le genre Diervilla compte trois espèces reconnues. On a autrefois placé certains weigelas dans ce genre. Par exemple, Diervilla japonica est un synonyme de Weigela japonica[5].
Selon NCBI (23 Jul 2010)[7] et ITIS (23 Jul 2010)[8] :
- Diervilla lonicera P. Mill.
- Diervilla rivularis Gatt.
- Diervilla sessilifolia Buckley
Culture et usages
Diervilla lonicera, D. sessilifolia et leurs hybrides sont utilisés en horticulture ornementale, comme arbustes tolérant l'ombre, en particulier dans les aménagements urbains[9],[10]. On compte de nombreux cultivars.
Notes et références
- Frère Marie-Victorin, Flore Laurentienne, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, , 3e éd. (1re éd. 1939), 1093 p. (ISBN 2-7606-1650-9)
- ↑ « Diervilla Miller », sur Canadensys (consulté le )
- ↑ (en) « Diervilla Tourn. ex Mill. | Plants of the World Online | Kew Science », sur Plants of the World Online (consulté le )
- ↑ Jacques Rousseau, « Dièreville », dans Dictionnaire biographique du Canada
- Mark Royal Horticultural Society (Great Britain), Index of garden plants, Timber Press, (ISBN 978-0-88192-246-2)
- ↑ Henry A. Gleason et Arthur Cronquist, Manual of vascular plants of northeastern United States and adjacent Canada, Toronto, Van Nostrand Reinhold Company, , 810 p.
- ↑ NCBI, consulté le 23 Jul 2010.
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 23 Jul 2010.
- ↑ Répertoire des arbres et arbustes ornementaux : 1760 espèces et variétés de végétaux du Québec, Canada, Hydro-Québec Distribution, , 687 p. (ISBN 978-2-551-23873-6)
- ↑ Michael A. Dirr, Manual of Woody Landscape Plants : Their identification, ornamental characteristics, culture, propagation and uses, Champaign, Illinois, Stipes Publishing, , 1187 p. (ISBN 0-87563-795-7)
Liens externes
- (en) Tree of Life Web Project : Diervilla
- (en) Catalogue of Life : Diervilla Mill. (consulté le )
- (fr) Tela Botanica (France métro) : Diervilla
- (fr + en) ITIS : Diervilla P. Mill.
- (en) NCBI : Diervilla (taxons inclus)
- (en) GRIN : genre Diervilla Mill. (+liste d'espèces contenant des synonymes)
- Portail de la botanique