Dieudonné Diabatantou
| Dieudonné Diabatantou | |
Dieudonné Diabatantou-Boukambou à Brazzaville dans les années 1980. | |
| Fonctions | |
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| Député | |
| – (4 ans) |
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| Circonscription | Mindouli 1 |
| Président | Pascal Lissouba |
| Secrétaire d'État au Plan | |
| – (1 an) |
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| Président | Denis Sassou-Nguesso |
| Premier ministre | André Milongo |
| Directeur général de l'Économie | |
| – (1 an) |
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| Président | Denis Sassou-Nguesso |
| Secrétaire général au Plan | |
| – (4 ans) |
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| Président | Denis Sassou-Nguesso |
| Chef du service de la prévision et des politiques économiques | |
| – (4 ans) |
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| Président | Denis Sassou-Nguesso |
| Chef du service des investissements au ministère de l’Industrie | |
| – (1 an) |
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| Président | Joachim Yhombi-Opango |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Dieudonné Diabatantou-Boukambou |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Brazzaville, République du Congo |
| Nationalité | Congolaise |
| Parti politique | Mouvement pour les libertés et la démocratie (MOLIDÉ) Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) |
| Père | Julien Boukambou |
| Mère | Antoinette Korila |
| Conjoint | Martine Mouanga |
| Enfants | Mouanga, Nsayi, Mikembi, Kitoko, Kani, Yoba, Fétia |
| Diplômé de | Institut de la statistique et des Études Économiques de Moscou (1972-1977) Université de Bucarest (1970-1971) Centre d’études des programmes économiques (promotion 1984) |
| Profession | Économiste Comédien Musicien |
| Résidence | France |
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| Députés de la République du Congo | |
Dieudonné Diabatantou Boukambou, né le à Brazzaville, est un haut fonctionnaire et homme politique congolais.
Il occupe plusieurs fonctions au sein de l’administration congolaise entre les années 1980 et 1990, notamment celles de directeur général de l’Économie, secrétaire général au Plan et secrétaire d'État au Plan. Il est élu député de la première circonscription de Mindouli entre 1993 et 1997. Il est également comédien et musicien de la troupe artistique Ngunga formée à la fin des années 1970.
Biographie
Enfance et formation
Né à Brazzaville le , Dieudonné Diabatantou grandit dans une famille marquée par l’engagement politique et syndical de son père, Julien Boukambou[1]. Il effectue sa scolarité dans les établissements publics de Poto-Poto, puis poursuit des études secondaires au collège catholique Chaminade et au Lycée Savorgnan-de-Brazza. Adolescent au moment des bouleversements politiques de la république du Congo, il conserve une connaissance approfondie de cette période. Par la suite, il contribue, à travers plusieurs articles, à la documentation et à l’analyse de l'histoire du Congo des années 60, notamment du soulèvement populaire des 13, 14 et 15 août 1963[2],[3].
Après une année de langues étrangères au Centre études supérieures de Brazzaville (CESB), il s'inscrit d'abord à la faculté de commerce international de l'université de Bucarest (1970-1971), avant de rejoindre l'Union Soviétique pour une formation à l'Institut de la statistique et des études économiques de Moscou. Formation à l'issue de laquelle il obtient une maîtrise en sciences économiques en 1977[2].
Débuts professionnels
De retour à Brazzaville en 1977, il intègre le Centre national des statistiques et des études économiques. Il participe aux travaux pour la mise au point des premiers outils de gestion macroéconomique de l'État congolais, et notamment sa comptabilité nationale. En 1978, il est nommé chef du service des investissements au ministère de l’Industrie, puis, l’année suivante, chef du service de la prévision et des politiques économiques au ministère du Plan[2].
En 1981, il prend part aux travaux d'élaboration du premier plan quinquennal de développement 1982-1986 dont il supervise la rédaction du cahier 5, consacré à l'encadrement macro-économique. En 1985, il devient secrétaire général au Plan, avant d’être nommé directeur général de l’Économie en 1990, puis secrétaire d'Etat au Plan dans le gouvernement de transition du Premier ministre André Milongo (1991-1992)[2].
Engagement artistique et culturel
Parallèlement à ses activités professionnelles, Dieudonné Diabatantou s’illustre dans le domaine culturel à la fin des années 1970. Avec son ami musicien Biampandou Mampouya, auteur-compositeur, Dieudonné Diabatantou fonde la troupe artistique Ngunga, un collectif mêlant textes, chants et musique[4].
Troupe Ngunga
La troupe réunit plusieurs figures du milieu culturel congolais, parmi lesquelles Matondo Kubu Turé, également éditorialiste de la revue littéraire Kongo Kultur, Jean Batantou de l’association ATV/Quart-Monde Congo, Gilbert Monka, chorégraphe et Massengo Ma Mbongolo, metteur en scène[4].
Elle est composée de jeunes intellectuels et artistes, puis s’inscrit dans le mouvement de renouveau culturel post-révolutionnaire engagé sous la présidence de Marien Ngouabi. Ce courant, porté par des figures telles que Maxime Ndébéka, Franklin Boukaka, Michel Rafa et Sony Labou Tansi, contribue à forger une identité artistique et nationale nouvelle. Leur première pièce, intitulée La vie diminue ici, elle augmente là, connaît un succès publique. Elle aborde avec humour et engagement les contrastes sociaux et les difficultés du quotidien. Dieudonné Diabatantou y joue aussi de l’harmonica, instrument qu’il affectionne depuis l’enfance. Le groupe se produit notamment au CFRAD (Centre d'études et de formation de recherche en arts dramatiques) de Brazzaville et contribue à populariser un théâtre social et musical, proche du peuple[4].
Carrière administrative et politique
À partir de 1985, il représente le Congo dans plusieurs réunions économiques internationales. Il prend part aux négociations avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. En 1986, il participe à la renégociation de la dette congolaise au Club de Paris et au Club de Londres[2].
Durant la même période, il est chargé de la coordination du programme d’ajustement structurel, dont il assure le secrétariat de groupe de pilotage auprès du Premier ministre. Ses états de service très appréciés pour sa rigueur et sa vision d'ensemble lui valent d'être décoré chevalier de l'ordre du Mérite congolais en 1986[2].
En 1991, lors de la conférence nationale souveraine du Congo, il préside la sous-commission sur les finances publiques et l’ajustement structurel. Il contribue à la rédaction du programme de stabilisation et du Code des investissements du gouvernement de transition. Et l'année suivante, il contribue à la rédaction du programme de stabilisation économique et à la promulgation d'un nouveau code des investissements dans le pays[2].
Lors de élections législatives de 1993, il est élu député de la première circonscription de Mindouli. Il occupe cette fonction jusqu'en 1997.
Vie familiale
Il se marie en 1982 avec Martine Mouanga, originaire de Brazzaville. Le couple a sept enfants : Mouanga, Nsayi, Mikembi, Kitoko, Kani, Yoba et Fétia. La famille s'installe en France en 2012[2].
Il est l'oncle du réalisateur Hassim Tall Boukambou, producteur des documentaires Révolutionnaire(s)[2].
Héritage
Il est rédacteur d'articles de presse et a notamment écrit pour des journaux tels que Le Flambeau, La Rue meurt, L'Horizon Africain, La Semaine Africaine ou Afrik.com. Il contribue avec la collaboration d'universitaires français à l'écriture de l'histoire sociale et politique du Congo-Brazzaville, à travers le témoignage et les mémoires de son père Julien Boukambou[2],[5].
Distinctions
Références
- ↑ Kiamanga Nkoumbi, « Julien Boukambou, figure historique du syndicalisme et de l’indépendance du Congo », sur lhorizonafricain, (consulté le )
- Roland Kouloungou, « Portrait: Dieudonné Diabatantou, l’architecte discret des politiques économiques congolaises », sur L'Horizon Africain, (consulté le )
- ↑ Héloïse Kiriakou, « Les Trois Glorieuses », sur Maitron, (consulté le )
- Michel Bampély, « CFRAD : « C’était le lieu de divertissement par excellence du Congo-Brazzaville » », sur Afrik, (consulté le )
- ↑ Héloïse Kiriakou, « BOUKAMBOU Julien », sur Maitron, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Héloïse Kiriakou, Brazzaville : laboratoire de la révolution congolaise (1963-1968), thèse soutenue en 2019, sous la direction de Pierre Boilley, École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- Rémy Boutet, Les trois Glorieuses ou la chute de Fulbert Youlou, Éditions Chaka, coll. « Afrique contemporaine », 1990 (ISBN 2907768050).
- Jean-Pierre Bat, La fabrique des Barbouzes : Histoire des réseaux Foccart en Afrique, Editions Nouveau Monde, 2015, (ISBN 978-2-36942-176-4).
- Florence Bernault, Démocraties ambiguës en Afrique centrale : Congo-Brazzaville, Gabon, 1940-1965, Éditions Karthala, (ISBN 2865376362).
- Rémy Bazenguissa-Ganga, Les voies du politique au Congo : essai de sociologie historique, Éditions Karthala, (ISBN 2865377393).
- Samir Amin et Catherine Coquery-Vidrovitch, Histoire économique du Congo, 1881-1968, Éditions Anthropos, .
- Philippe Decraene, « Congo-Brazzaville », in Encyclopædia Universalis, Tome 4, édition 1973, p. 891-892
Articles connexes
- Julien Boukambou
- Hassim Tall Boukambou
- Fulbert Youlou
- Histoire de la république du Congo
- Révolutionnaire(s)
Liens externes
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