Diocèse d'Auckland

Diocèse d'Auckland
(la) Dioecesis Aucopolitana
Image illustrative de l’article Diocèse d'Auckland
Cathédrale Saint-Patrick d'Auckland.
Informations générales
Pays Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Rite liturgique romain
Création 20 juin 1848
Affiliation archidiocèse de Wellington
Titulaire actuel Stephen Lowe, depuis 2021
Statistiques
Paroisses 68
Prêtres 138
Diacres 12
Religieux 118
Religieuses 171
Superficie 24 500 km2
Population totale 1 980 950 (2023)
Population catholique 227 415 (2023)
Pourcentage de catholiques 11,5 %
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse d'Auckland (Dioecesis Aucopolitana) est une circonscription de l'Église catholique en Nouvelle-Zélande dont le siège est à la cathédrale Saint-Patrick d'Auckland. Érigé le , c'est l'un des deux diocèses catholiques originaux de la Nouvelle-Zélande, avec celui de Wellington. Il est tenu par Stephen Lowe depuis 2021.

En 1980, son territoire a été divisé pour former le diocèse de Hamilton.

Territoire

Le diocèse comprend les régions d'Auckland et de Northland ainsi que des parties mineures de la région de Waikato sur l'île du Nord.

Le territoire s'étend sur 24 500 km2, et il est divisé en 68 paroisses, regroupées en 7 doyennés.

Histoire

Le vicariat apostolique d'Océanie occidentale fut érigé le par le bref Pastorale officium du pape Grégoire XVI, dont le territoire fut détaché de la préfecture apostolique des Îles des Mers du Sud, qui fut supprimée dans le même temps. Celle-ci englobait toute l’Océanie, à l’exception de l’Australie. À l’origine, son territoire comprenait toutes les îles du Pacifique situées entre la Nouvelle-Zélande et l’île de Pâques, au sud de l’équateur.

Église St-Jean-Baptiste à Parnell (Auckland), la plus ancienne église catholique du diocèse d'Auckland et l'une des plus anciennes de Nouvelle-Zélande.
Les diocèses de Nouvelle-Zélande.

En 1841, un grave conflit éclata entre Jean-Baptiste François Pompallier et son supérieur mariste Jean-Claude Colin, au sujet de la gestion des missionnaires. Afin de résoudre en partie le conflit, la Congregatio de Propaganda Fide divisa le vicariat en deux et nomma en 1843 Pierre Bataillon également vicaire pour l'Océanie centrale. En 1848, pour répondre aux graves accusations portées contre Pompallier, le vicariat fut à nouveau divisé entre deux administrateurs apostoliques : celui d'Auckland resta à Pompallier et le nouveau vicariat de Wellington fut attribué au mariste Philippe Joseph Viard, qui récupéra tous les missionnaires de Pompallier. Les accusations portées par Viard ne furent toutefois pas validées par Rome[1]. Les cessions de territoires successives entre 1842 et 1848 trouvent leur origine dans ce conflit.

Le , le vicariat apostolique céda les îles au nord du tropique du Capricorne au profit de la création du vicariat apostolique d'Océanie centrale (aujourd'hui diocèse de Tonga).

Le , deux autres vicariats apostoliques furent séparés : ceux Mélanésie et de Micronésie.

À la suite de ces cessions, le vicariat apostolique d'Océanie occidentale ne changea pas officiellement de nom, même s'il devint connu sous le nom de vicariat apostolique de Nouvelle-Zélande, car il était désormais le seul territoire restant sous la compétence du vicaire apostolique.

Le , le vicariat apostolique céda les territoires situés au sud du 39e parallèle au profit de la création du diocèse de Wellington (aujourd'hui archidiocèse) et fut en même temps élevé au rang de diocèse sous son nom actuel. À l'origine, il était directement soumis au Saint-Siège.

Le , il a été intégré à la province ecclésiastique de l'archidiocèse de Wellington.

Le , il a cédé une autre partie de son territoire au profit de la création du diocèse de Hamilton en Nouvelle-Zélande.

Notes et références

  1. ↑ « Les vicaires apostoliques en phase pionnière en Océanie au XIXe siècle : des stratèges de l'évangélisation », Yannick Essertel, in Grands hommes et petites îles » : acteurs et actrices de la christianisation de l’Océanie (1580-1966), Histoire et missions chrétiennes 2011/4 n° 20, Éditions Karthala.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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