Diocèse de Porto

Diocèse de Porto
(pt) Diocese do Porto
(la) Dioecesis Portugallensis
Image illustrative de l’article Diocèse de Porto
Vue partielle de Porto avec la cathédrale.
Informations générales
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Église catholique latine
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Affiliation Église catholique au Portugal
Province ecclésiastique Braga
Conférence des évêques Conférence épiscopale portugaise
Titulaire actuel Manuel da Silva Rodrigues Linda, depuis 2018
Langue(s) liturgique(s) portugais
Calendrier grégorien
Statistiques
Paroisses 477
Prêtres 453
Diacres 98
Religieux 245
Religieuses 487
Superficie 3 010 km2
Population totale 2 066 800 (2023)
Population catholique 1 869 100 (2023)
Pourcentage de catholiques 90,4 %
Site web site du diocèse
Image illustrative de l’article Diocèse de Porto
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Porto (en latin : Dioecesis Portugallensis ; en portugais : diocese do Porto) est une Église particulière de l'Église catholique au Portugal.

Son siège se situe à Porto, avec la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption. Créé au IVe siècle, il est suffragant de l'archidiocèse de Braga, s'étendant sur 3 010 km2, avec 477 paroisses[1], regroupées en 22 vicariats, eux-mêmes regroupés en 4 zones pastorales[2].

Territoire

Le diocèse s'étend sur deux districts portugais. Il comprend :

Histoire

Le diocèse de Porto a très probablement été érigé au VIe siècle, avec l'affirmation du christianisme sous le règne des Suèves. Le premier siège épiscopal fut la ville de Magnetis, du diocèse de Magneto (es) (latin : Dioecesis Magnetensis), qui correspond à la freguesia de Meinedo dans la commune portugaise de Lousada. Parmi les évêques présents au deuxième concile de Braga en 572 figurait Viator Magnetense, le seul évêque connu portant le titre de Magneto, dont le siège fut transféré dans la ville voisine de Porto avec l'affirmation du royaume wisigoth après 585.

Au premier concile wisigoth de Tolède (589), deux évêques portucalensis étaient présents : Constâncio et l'arien Argiovito, qui abjura l'hérésie arienne. D'autres évêques sont connus pour toute la période wisigothique jusqu'à la fin du VIIe siècle. En 716, la ville fut conquise et détruite par les Musulmans et, pendant environ deux siècles, on n'a plus aucune nouvelle de la communauté chrétienne de Porto ; il est probable que de nombreux chrétiens, y compris les évêques, se soient réfugiés plus au nord, dans les terres asturiennes.

L'ancien palais épiscopal de Porto.
Le grand séminaire de Porto.

Au cours de la seconde moitié du IXe siècle, Porto et sa région furent reconquises par les chrétiens et leurs édifices furent restaurés. C'est à cette période que remontent la consécration ou la construction de certaines églises et de certains monastères. Lors du concile d'Oviedo, en 900, apparaît le nom de l'évêque Gomado, le premier connu après une longue interruption dans la succession épiscopale. La série suivante n'est pas complète et interrompue à plusieurs reprises ; après 1070, on ne connaît plus d'évêques, et l'Église de Porto fut gouvernée par des archidiacres, sous la supervision des archevêques de Braga.

En 1113, le siège de Porto fut définitivement rétabli avec la nomination de l'évêque Hugo, d'origine française et archidiacre de l'Église de Compostelle. En décembre 1114, Hugo convoqua un synode avec les évêques des diocèses voisins afin de définir certains aspects religieux et d'établir les limites des différents diocèses concernés, qui furent fixées par le pape Pascal II avec la bulle Egregias quondam du 15 août 1115[3] et qui restèrent inchangées jusqu'en 1881. Par la même bulle, le pape plaça le diocèse sous la juridiction directe du Saint-Siège ; mais celui-ci fut très vite rattaché à la province ecclésiastique de Braga.

Une période de tension dans la vie du diocèse survint en 1640, lorsque le pape Urbain VIII reconnut comme évêque Francisco Pereira Pinto, élu par Philippe III d'Espagne, mais empêché de prendre possession du diocèse, tandis que Jean IV du Portugal élut deux candidats successifs qui ne furent pas reconnus par le pape. Cette période s'étendra jusqu'à la mort de Francisco Pereira Pinto en 1670.

Au siècle suivant, la situation se répéta lorsque, en 1716, le pape Clément XI ne reconnut pas le candidat à l'épiscopat nommé par le roi, João Maria. Le siège resta vacant jusqu'en 1741. Mais ce ne fut pas la dernière fois, car en 1833, le candidat à l'épiscopat nommé par le roi, Manuel de Santa Inês, ne fut pas reconnu et le siège resta vacant jusqu'en 1843.

En 1770, il céda une partie de son territoire pour la création du diocèse de Penafiel (it), qui fut toutefois supprimé dès 1778 et dont le territoire fut réintégré à celui de Porto.

À la suite de la réorganisation des diocèses portugais, prévue par la lettre apostolique Gravissimum Christi du pape Léon XIII du 30 septembre 1881, le diocèse de Porto agrandit son territoire en acquérant des paroisses des diocèses voisins de Braga, Lamego et Aveiro, ce dernier ayant été supprimé dans le même temps. Le diocèse comptait alors 434 paroisses et 605 011 fidèles[4]

Le 24 août 1938, il céda une autre partie de son territoire au profit de la restauration du diocèse d'Aveiro.

Les dix derniers évêques

  • 1899-1918 : António (V) José de Sousa Barroso
  • 1919-1929 : António (VI) Barbosa Leão
  • 1929-1942 : António (VII) Augusto de Castro Meireles
  • 1942-1952 : Agostinho de Jesus e Sousa
  • 1952-1982 : António (VIII) Ferreira Gomes (1952-1982), ancien évêque de Portalegre
  • 1982-1997 : Júlio Tavares Rebimbas
  • 1997-2006 : Armindo Lopes Coelho
  • 2007-2013 : Manuel (I) José Macário do Nascimento Clemente, devenu par la suite patriarche de Lisbonne
  • 2014–2017 : António (IX) Francisco dos Santos
  • depuis le 15 mars 2018 : Manuel (II) da Silva Rodrigues Linda (pt), anciennement évêque des Forces armées

Notes et références

  1. (en) « Diocese of Porto », sur catholic-hierarchy.org (consulté le ).
  2. (pt) Paróquias, vigararias e região pastorial, diocese do Porto.
  3. Texte de la bulle, dans España sagrada, XXI, pp. 297-299.
  4. (la) Lettre apostolique Gravissimum Christi, dans Leonis XIII Pontificis Maximi Acta, vol. II, Rome, 1882, pp. 343-357.

Voir aussi

Article lié

Liens externes

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