District d'Uji

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Ancien district du Japon (d) |
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Le district d'Uji (宇治郡, Uji-gun) est un ancien district de la préfecture de Kyoto, au Japon. L'un des comtés originaux de la province de Yamashiro après l'application du système ritsuryō au VIIe siècle, il disparaît le lorsque sa dernière municipalité, le bourg de Higashiuji (ja), fusionne avec le bourg d'Uji et trois autres municipalités pour créer la ville d'Uji. Le siège du district était le village de Daigo.
Toponymie
« Uji » (宇治) signifie probablement « à l'intérieur » (内, uchi)[1]. Dans le Wamyō ruijushō, le nom est écrit « 宇知 »[1],[2].
Géographie
Topographie
Le district d'Uji se trouve dans le centre-est de la province de Yamashiro, à la frontière de la ville de Kyoto et de la préfecture de Shiga[3],[2].
Il correspond maintenant à l'entièreté de l'arrondissement de Yamashina de la ville de Kyoto[1], à une partie de l'arrondissement de Fushimi[N 1],[1], une partie de la ville d'Uji[N 2],[1] et à une partie de l'arrondissement de Higashiyama[N 3] de la ville de Kyoto.
Districts limitrophes
Historiquement, le district d'Uji est bordé à l'est et au nord-est par le comté de Shiga (ja), de la province voisine d'Ōmi, au nord et au nord-ouest par le comté d'Otagi (愛宕郡) de la même province de Yamashiro, à l'ouest par le comté de Kii (紀伊郡) dans la province de Yamashiro, au sud et au sud-ouest par le comté de Kuse (久世郡) dans la province de Yamashiro, au sud par le comté de Tsuzuki (綴喜郡) dans la province de Yamashiro et au sud-est par le comté de Kurita (ja) (栗太郡) dans la province d'Ōmi[5].
Après l'abolition du système han en 1871, puis la création des districts modernes en 1879, Otagi, Kii, Kuse et Tsuzuki rejoignent la nouvelle préfecture de Kyoto avec le district d'Uji, tandis que Shiga et Kurita sont intégrés dans la préfecture de Shiga[6],[7],[5],[1]. À partir de 1888, le district d'Uji borde l'arrondissement de Kamigyō (上京区) de la ville de Kyoto au nord et l'arrondissement de Shimogyō (下京区) à l'ouest, et ne borde plus le district d'Otagi[5],[1]. À partir du , il borde la ville d'Ōtsu (大津市) au nord-est, créé à partir du district de Shiga[7]. À partir du , il ne borde plus les arrondissements de Kamigyō et de Shimogyō ; les nouveaux arrondissements de Sakyō (左京区), qui borde le district au nord, et de Higashiyama (東山区) ont été créés à partir de Kamigyō et de Shimogyō[6]. À partir du , il ne borde plus le district de Shiga à l'est, après l'expansion d'Ōtsu[7]. Après avoir perdu deux municipalités le , il est désormais voisin au nord de l'arrondissement de Fushimi (伏見区) et n'est plus voisin des arrondissements de Sakyō et de Higashiyama et du district de Kii, supprimé le même jour[6].
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Fushimi-ku (ville de Kyoto) | Fushimi-ku (ville de Kyoto) | Ōtsu (préfecture de Shiga) |
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| Fushimi-ku (ville de Kyoto) District de Kuse |
N | Ōtsu (préfecture de Shiga) | ||
| O District d'Uji E | ||||
| S | ||||
| District de Kuse | District de Kuse, District de Tsuzuki | district de Kurita (ja) (préfecture de Shiga) |
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Uji existe depuis l'Antiquité, comme le témoigne plusieurs toponymes recensé dans le Nihon shoki de 720, dont le « fleuve Uji » (菟道河) dans l'entrée de la 3e année de règne de l'empereur Suinin (vers -26), « Uji » (菟道) dans l'entrée de la première année de règne de l'impératrice Jingū (vers 201), « Ujino » (菟道野) dans l'entrée de la 6e année du règne de l'empereur Ōjin (vers 276) et le « mont Uji » (菟道山), dans l'entrée de l'empereur Nintoku avant son accession au trône (avant 313)[1]. Le nom du fils de l'empereur Ōjin et demi-frère de Nintoku Uji no Wakiiratsuko (ja) (菟道稚郎子) contient aussi « Uji »[1].
Uji était possiblement originellement un des territoires de la Royauté de Yamato[1]. Dans l'Antiquité, le pont d'Uji était un lieu stratégique et souvent le lieu de batailles[1]. Après le déplacement de la capitale de Nara à Kyoto en 794, il a gagné de l'importance, devenant un point d'arrêt sur la route menant vers Nara et un centre du commerce sur la route[1].
Moyen Âge
Selon le dictionnaire Wamyō ruijushō édité en 938, le comté compte huit cantons, ceux d'Uji (宇治郷). Ōkuni (大国郷), Kami (賀美郷), Okanoya (岡屋郷), Amarube (余戸郷), Ono (小野郷), Yamashina (山科郷) et Ogurisu (小栗郷)[1]. Le siège du comté aurait probablement été dans le sud du bassin de Yamashina (ja), car la construction du temple Kajū-ji de l'actuel arrondissement de Yamashina de Kyoto a été financée par un don du grand chef du comté, Miyaji no Iyamasu (ja) (宮道弥益)[1]. Le siège du comté aurait aussi pu être à Ōtsu (大津里), dans l'actuel port d'Okayazu (岡屋津) à Gokashō, sur la carte de la province de Yamashiro dans le Nihon shoki[1]. Le comté a longtemps été lié à la famille impériale et au clan Fujiwara, le Nihon shoki, rédigé en 720, rapportant que l'empereur Tenji a chassé dans les champs de Yamashina (山科野) durant sa huitième année de règne (vers 669)[1]. Le temple Yamashina-dera (山階寺) a aussi été construit par le clan Fujiwara durant la même période, comme les villas de plusieurs nobles et proches de la famille impériale. Le clan Hokke était particulièrement proche du comté, ayant établi son cimetière près de Kohata[1]. Dans la 2e année de l'ère Kankō (1005), le temple Jōmyō-ji à Kohata est construit par Fujiwara no Michinaga. Le territoire de Fuke-dono (富家殿), près du fleuve Uji est la résidence secondaire de Fujiwara no Morozane, puis de Fujiwara no Moromichi et enfin de Fujiwara no Tadazane[1]. Le palais de Yamashina (山科御所) de l'empereur Go-Shirakawa y est construit vers la fin de la période Heian[1]. D'autres témoins du lien qu'a le comté avec la famille impériale sont la présence de nombreux tombeaux impériaux et temples importantas comme le Daigo-ji, le Kajū-ji, le Hōkai-ji (ja) et l'Anshō-ji (ja)[1].
Durant la fin de la période Heian (794-1185), des seigneuries font leur apparition dans le comté d'Uji[1]. On y trouve alors la seigneurie d'Okaya (岡屋荘), administrée par la famille Konoe, la seigneurie d'Ono (小野荘), administrée par le temple Sanbō-in du village de Daigo, la seigneurie de Yamashina (山科荘), administrée par le Sanbō-in, puis par le pavillon Miei-dō du temple de l'empereur Go-Shirakawa, la seigneurie d'Uji (宇治荘), administrée par le temple Tōdai-ji de la province de Yamato, la seigneurie de Kasatori (笠取荘), administrée par le temple Enmei-in (延命院) de Daigo, la seigneurie de Kohata (木幡荘), administrée par le temple Jōmyō-ji (ja) puis le temple Shōgo-in, la seigneurie d'Otowa (音羽荘), administrée par le temple Seikan-ji de Daigo, et la seigneurie d'Ishida (石田荘), administrée par le Sanbō-in[1]. Après le début de la première bataille d'Uji le 5e mois de la 4e année de l'ère Jishō (), qui entraîne la mort du prince Mochihito et du samouraï Minamoto no Yorimasa, le comté d'Uji est le théâtre de plusieurs importants affrontements militaires[1]. La position stratégique du comté, un carrefour entre la capitale et les provinces de l'est, explique les nombreuses batailles qui auront lieu de part et d'autre du fleuve Uji[1]. Durant le 1er mois de la 3e année de l'ère Juei () y a lieu la seconde bataille d'Uji, opposant Minamoto no Yoshinaka à Minamoto no Yoshitsune[1]. Durant la 3e année de l'ère Jōkyū (1221), la révolte de Jōkyū se déroule dans le comté d'Uji[1]. Durant la 3e année de l'ère Kenmu (1336), la bataille de la Minato-gawa a aussi lieu non loin du comté[1].
Durant l'époque de Muromachi (1336-1573), les sept cantons de Yamashina (山科七郷) apparaissent dans le comté d'Uji. Les habitants y forment leur propre gouvernement et leur milice, provoquant des révoltes paysanes comme les Tokusei Ikki (ja) (徳政一揆). Le Tokusei Ikki (ja) du 10e mois de la 3e année de l'ère Kanshō () entraîne notamment l'incendie du temple Jōmyō-ji et de maisons de marchands[1]. Il sera suivi de la guerre d'Ōnin (1467-1477) et du Yamashiro ikki (en) (1485-1493), une confédération militaire et civile contre des samouraïs rivaux[1]. Durant la 10e année de l'ère Bunmei (1478) la construction du temple Yamashina Hongan-ji (山科本願寺) est commencée par le moine Rennyo, mais celui-ci est détruit la première année de l'ère Tenbun (1532) après la révolte du Hokke-ikki (en)[1]. La culture du thé d'Uji, commencée par le moine Myōe du temple Kōzan-ji durant l'époque de Kamakura (1185-1333), connaît une effervescence durant l'époque de Muromachi après avoir été promu par le Shogunat Tokugawa[1].
Époque moderne

Dans le registre des villages de l'ère Kyōhō (享保村名帳), entre 1716 et 1736, la répartition du territoire du comté se faisait ainsi : 7 039 koku sous administration impériale, 1 397 koku sous administration des monzeki et de la famille impériale, 606 koku sous administration des kuge, des gokamon (ja)[N 4] et de la famille impériale, 4 335 koku sous administration des temples bouddhistes, 300 koku sous administration des hatamoto, 634 koku sous administration du magistrat d'Imai (ja) dans la province de Yamato, 293 koku sous administration du magistrat d'Uji et 802 koku sous administration du magistrat de Kyoto (ja)[1]. Une majorité du territoire est alors administrée soit par la famille impériale, soit par les temples[1]. La production de thé a aussi augmenté, passant de 15 211 koku durant l'ère Shōhō (1644-1648), puis 15 396 koku durant l'ère Genroku (1688-1704), à 15 529 koku produits 51 villages durant l'ère Tenpō (1830-1844)[1]. La production de thé d'Uji, apprécié par le Shogunat et les maîtres de la cérémonie du thé japonaise, offrait des privilèges aux cultivateurs[1]. Vers 1835, le maître du thé Uesaka Sei'ichi (上坂 清一), originaire de Kohata, commence à cultiver ce qui est aujourd'hui appelé « gyokuro »[1], et réussi à exporter à l'extérieur du pays plus de 5 000 kin de son thé à partir du port de Nagasaki durant les ères Kōka (1844-1848) et Ansei (1854-1860)[1]. Uesaka ouvre une plantation dans la province d'Echizen en 1835[1], et en 1858, diffuse sa méthode de cultivation dans les comtés voisins de Kuse et de Tsuzuki[1]. La production se répand dès la première année de l'ère Man'en (1860) dans les provinces de Mino, Echizen et Ise[1]. La culture du thé et les pratiques de la cérémonie du thé sont enseignées dans les écoles de temple du comté de l'ère Bunsei (1818-1830) jusqu'à la fin du Shogunat en 1868[1].
Le « Kyūdaka Kyūryō Torishirabe-chō (ja) » (旧高旧領取調帳), type de registre sur l'état des villages, de la province de Yamashina, rédigé au début de l'ère Meiji (1868-1912), recense 38 villages et trois bourgs dans le comté d'Uji. L'administration directe du shogunat (Bakufu-ryō) est assurée par le magistrat de Kyoto (ja)[1] :
| Type d'administration | Nombre de municipalités | Noms des municipalités | |
|---|---|---|---|
| Tenryō | Kōshitsu-ryō (ja)[N 5] | 3 bourgs et 19 villages | Higashino (東野村)[8], Ōyake (大宅村)[8], ● Misasagi (御陵村)[8], Kitakazan (北花山村)[8], Kamikazan (上花山村)[N 6],[8], Hinooka (日岡村)[N 7],[8], Kawata (川田村)[N 8],[8], Hachiken (八軒町) [bourg][8], Higechaya (髭茶屋町) [bourg][8], Chōchin (桃燈町) [bourg], Andō (行燈町) [bourg][N 9],[5], Koyama (小山村)[8], Nagitsuji (椥辻村)[8], Otowa (音羽村)[8], Zushioku (厨子奥村)[8], Ueno (上野村)[8], Takehana (竹鼻村)[N 10],[8], Ōtsuka (大塚村)[8], Kurisuno-shinden (栗栖野新田)[N 11], ● Shinomiya (四宮村)[N 12],[8], Nishinoyama (西野山村), Mimuro (三室村)[N 13] et Shizukawa (志津川村). |
| Monzeki-ryō[N 14] | 9 villages | Anshu (安朱村)[N 15],[8], ● Kanshūji (勧修寺村)[N 16],[N 17],[8], ● Ono (小野村)[N 18],[8], ● Daigo (醍醐村)[N 19],[8], ● Hino (日野村)[N 20],[8], ● Sumiyama (炭山村)[N 21],[9], ● Nishikasatori (西笠取村)[N 22],[9], ● Higashikasatori (東笠取村)[N 23],[9] et ● Nino'o (二尾村)[N 24],[9]. | |
| Bakufu-ryō[N 25] | 3 villages | Seikanji (清閑寺村)[N 26],[5], Ōyagishima (大八木島)[N 27],[5] et ● Ikeno'o (池尾村)[N 28],[9]. | |
| Kōshitsu-ryō, Monzeki-ryō et Bakufu-ryō (administration conjointe) | 1 village | Kitaogurisu (北小栗栖村)[N 29],[9]. | |
| Kōshitsu-ryō et Monzeki-ryō (administration conjointe) | 2 villages | Nishino (西野村)[8] et Minamiogurisu (南小栗栖村)[N 30],[9]. | |
| Kōshitsu-ryō, Kuge-ryō[N 31], Bakufu-ryō et Nyokan-ryō[N 32] (administration conjointe) | 1 village | ● Gokashō (ja) (五ケ庄村)[N 33]. | |
| Kuge-ryō, Bakufu-ryō et Hatamoto-ryō[N 34] (administration conjointe) | 1 village | Kohata (ja) (木幡村)[N 35],[9]. | |
| Monzeki-ryō et Bakufu-ryō (administration conjointe) | 1 village | Ishida (石田村)[N 36],[8]. | |
| Autres administrations | Jisha-ryō (ja)[N 37] | 1 village | Taihōji (大鳳寺村)[N 38]. Les municipalités précédées de la marque « ● » comprennent aussi des territoires du Jisha-ryō. |
Le 19e jour du 2e mois de la 4e année de l'ère Keiō (), l'entièreté du comté d'Uji est placée sous administration du tribunal (ja) de Kyoto (京都裁判所)[1]. Le 25e jour du 4e mois de la même année (), l'entièreté du comté d'Uji est intégrée dans la nouvelle préfecture de Kyoto[1],[10]. Toujours en 1868, Chōchin est fusionné dans Higechaya[1]. En 1869, la partie ouest du village de Seikanji, qui faisait partie du comté d'Otagi, est jointe avec la partie est et l'entièreté du village fait partie du comté d'Uji[1]. En 1872, Kurisuno-shinden change de statut et devient le village de Kurisuno (栗栖野村)[1]. La même année, le comté est intégré dans la sous-préfecture de Yodo (淀支庁), puis est réintégré dans la préfecture de Kyoto après l'abolition de la sous-préfecture l'année suivante[1]. En 1875, les villages de Mimuro et de Taihōji fusionnent pour créer le village d'Uji (ja) (菟道村)[N 39],[1]. L'année suivante, Ōyagishima est fusionné dans le village de Gokashō[1].

Le , la nouvelle loi municipale (ja) est appliquée dans la préfecture de Kyoto et le comté d'Uji devient le district d'Uji, une division administrative[1]. Le siège du district est le canton (ja) d'Uji (宇治郷), situé dans le district voisin de Kuse, dont il est aussi le siège[1]. Un moins après l'établissement d'un siège de district conjoint, il est aboli et les districts d'Uji et de Kuse se dotent chacun de leur propre siège ; le siège du district d'Uji est établi le dans le village de Daigo[11],[2]. En , le village de Seikanji est déplacé dans l'arrondissement de Shimogyō de la ville de Kyoto[4]. Le , à l'adoption de la loi municipale moderne (ja), le nombre de municipalités est réduit de 37 à 4 villages après des fusions municipales[1],[10],[2] :
| Villages créés | Villages réunis |
|---|---|
| Kasatori (ja) (笠取村) | Higashikasatori, Nishikasatori, Sumiyama, Nino'o et Ikeno'o. |
| Daigo (醍醐村) | Daigo (ancien), Kitaogurisu, Minamiogurisu, Hino, et Ishida. |
| Uji (ja) (宇治村) | Gokashō, Kohata, Uji (菟道), Shizukawa et Rokujizō (ja)[N 40]. |
| Yamashina (山科村) | Anshu, Ueno, Misasagi, Hinooka, Zushioku, Takehana, Shinomiya, Higechaya, Hachiken, Koyama, Otowa, Ōtsuka (incluant Andō), Nishino, Higashino, Kitakazan, Ōyake, Nagitsuji, Kamikazan, Kawata, Kanshūji, Nishinoyama, Kurisuno et Ono. |
Le , lorsque la loi sur les districts (ja) (郡制) est adoptée dans la préfecture, des assemblées de district ont maintenant lieu dans le district d'Uji[1]. Le , les assemblées de district sont abolies, suivi du siège de district le , et le district d'Uji ne devient plus qu'une division géographique[1]. Le , Yamashina est promu au rang de bourg[1]. Le , Yamashina et Daigo sont fusionnés dans la ville de Kyoto, intégrant respectivement les arrondissements de Higashiyama et de Yamashina, réduisant le nombre de municipalités à deux[1],[10]. Le , Kasatori et Uji fusionnent pour créer le bourg de Higashiuji (ja) (東宇治町)[1],[10]. La fusion était le meilleur choix, car la superficie du district s'était vue réduite considérablement et Kasatori espérait se développer, tandis qu'Uji envisageait une promotion au rang de bourg[10].
Le , durant les grandes fusions de l'ère Shōwa (1950-1960), la dernière municipalité, Higashiuji, disparaît en fusionnant avec le bourg d'Uji (宇治町) et les villages de Makishima (ja) (槇島村), Ogura (ja) (小倉村) et Ōkubo (ja) (大久保村), tous quatre du district de Kuse, pour créer la ville d'Uji (宇治市)[1],[10]. Le district d'Uji disparaît conséquemment[1]. La fusion avait déjà été envisagée compte tenu de la proximité entre les districts de Kuse et d'Uji, mais avait été opposée par l'ancien village de Rokujizō, qui voulait fusionner avec Kyoto. Le bourg d'Uji, déjà financièrement indépendante, était également contre la fusion, mais compte tenu du développement potentiel qu'engendrerait la fusion, elle est approuvée[10]. En 1958, une nouvelle fusion est envisagée, cette fois-ci entre la nouvelle ville d'Uji et la ville de Kyoto[10]. En même temps, un projet d'une méga-ville d'Uji en fusionnant avec les municipalités voisines de Jōyō, de Kumiyama et d'Ujitawara est également considéré[10]. Cependant, le camp du non pour la fusion avec Kyoto l'emporte et les discussions de fusions sont remisées[10]. Le , des années après l'intégration de Yamashina dans la ville de Kyoto, l'ancien bourg est séparé de l'arrondissement de Higashiyama pour former son propre arrondissement[1].
Administration
Les préfets de district jusqu'à l'abolition de la position en 1926 sont respectivement :
- Nagamura Yasukata (長村 保固)[N 41] du au (également préfet du district de Kuse)[1] ;
- Obara Masatoshi (小原 正壽)[N 42] du à [12] ;
- Yamada Chikayoshi (山田 親良) du [13] à 1886 ;
- Arai Kōki (荒井 公木)[N 43] du au [14],[15] ;
- Ban Tokihiko (伴 時彦) du au [16] ;
- Kawada Kageo (河田 景雄)[N 44] du au (mort en exercice)[17],[18] ;
- Kitahara Yasushige (北原 保重)[N 45] du au [19],[20] ;
- Arakawa Shinzō (荒川 真造)[N 46] du au [21] ;
- Kitamoto Takeshi (北本 雄)[N 47] du au [22] ;
- Maruno Shinpachirō (丸野 新八郎)[N 48] du au [23] ;
- Ujirō Maeda (前田 宇治郎) du au [24],[25] ;
- Tamijirō Hayashida (林田 民次郎)[N 49] du au [26] ;
- Tōru Kuriyama (栗山 透)[N 50] du au [27] ;
- Masakatsu Tsutsui (筒井 正克) du au [28],[29] ;
- Heijirō Tsutsumi (堤 平治郎)[N 51] du au .
Notes et références
Notes
- ↑ Les secteurs de Daigo, Hino, Ishida et Ogurisu (小栗栖).
- ↑ Les secteurs de Gokashō, Kohata, Todō (菟道, anciennement Uji), Shizukawa, Higashikasatori, Nishikasatori, Sumiyama, Nino'o, Ikeno'o et Rokujizō (transféré depuis le district de Kii).
- ↑ Le secteur de Seikanji (transféré en 1888 dans l'arrondissement de Shimogyō)[4].
- ↑ Signifie « familles de renommée ».
- ↑ Administation directe par la famille impériale (皇室, Kōshitsu).
- ↑ Aussi lu « Kamikasan »[1].
- ↑ Aussi écrit « 日ノ岡村 »[1].
- ↑ Aussi écrit « 河田 »[8].
- ↑ Non listée dans le « Kyūdaka Kyūryō Torishirabe-chō », mais apparaît vers 1668. Il disparaît des archives dès l'ère Meiji et a été regroupé dans le village d'Ōtsuka à une date inconnue. Il constitue maintenant les quartiers d'Ōtsuka Mori-chō (大塚森町) et d'Ōtsuka Nakamizo (大塚中溝) de l'arrondissement de Yamashina de Kyoto[1].
- ↑ Aussi écrit « 竹ヶ鼻村 », lu « Takegahana »[1],[5].
- ↑ Qualifié de « shinden (ja) » (新田), sois « nouvelles terres », mais reste administrativement un village.
- ↑ Aussi écrit « 四ノ宮村 »[1].
- ↑ Aussi écrit « 三室戸村 », lu « Mimurodo » et « Mimuroto »[1],[5].
- ↑ Administration par des temples dirigés par des prêtres de lignée impériale (門跡, monzeki).
- ↑ Administré par le temple Bishamon-dō (ja)[8].
- ↑ Aussi lu « Kanjuji »[1].
- ↑ Administré par les temples Sanbō-in et Bishamon-dō[8].
- ↑ Administré par les temples Sanbō-in et Zuishin-in (en)[8].
- ↑ Administré par le temple Sanbō-in[8].
- ↑ Administré par le temple Sanbō-in[8].
- ↑ Administré par le temple Daigo-ji[9].
- ↑ Administré par le temple Daigo-ji[9].
- ↑ Administré par le temple Daigo-ji[9].
- ↑ Administré par le temple Daigo-ji[9].
- ↑ Administration directe par le Shogunat (幕府, Bakufu) lui-même.
- ↑ Partie est seulement, partie ouest dans le comté d'Otagi[1].
- ↑ Écrit sans la qualification de village (村).
- ↑ Administré par le Shogunat Tokugawa[9].
- ↑ Administré par la famille impérale et le temple Bishamon-dō[9].
- ↑ Administré par la famille impérale et le temple Bishamon-dō[9].
- ↑ Administration par les « kuge » (公家), l'aristocratie proche de la famille impériale.
- ↑ Administration par les « nyokan » (女官), dames de compagnie au service du palais impérial.
- ↑ Aussi écrit « 五ヶ庄村 » et lu « Gokanoshō »[1]. La qualification de village (村) est parfois absente du nom[5].
- ↑ Administration par les « hatamoto » (旗本), gardes du shogun.
- ↑ Aussi lu « Kowata ».
- ↑ Administré par le clan Tokugawa et le temple Bishamon-dō[8].
- ↑ Administration par des temples bouddhistes (寺, ji) ou des sanctuaires shinto (社, sha).
- ↑ Aussi lu « Daihōji »[5].
- ↑ Après son intégration dans la ville d'Uji, le caractère « 菟 » a été simplifié pour donner « 莵道 », et la prononciation a été changée pour « Todō » dû à la prononciation similaire avec la ville d'Uji.
- ↑ Le village de Rokujizō (六地蔵村) vient du district voisin de Kii (ja)[1].
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative du prénom.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
- ↑ Lecture approximative.
Références
- (ja) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en japonais intitulé « 宇治郡 » (voir la liste des auteurs).
- Takeuchi 1982.
- District d'Uji 1923, p. 1.
- ↑ District d'Uji 1923, p. préface 1.
- District d'Uji 1923, p. 3.
- (ja) « 山城 - 幕末期近世村 一覧 », sur Geoshapeリポジトリ, (consulté le ).
- (ja) Acha, « パラパラ地図京都府 », sur Municipal transition para para map, (consulté le ).
- (ja) Acha, « パラパラ地図滋賀県 », sur Municipal transition para para map, (consulté le ).
- District d'Uji 1923, p. 4.
- District d'Uji 1923, p. 5.
- Préfecture de Kyoto 1968, p. 133.
- ↑ (ja) 久御山町史編さん委員会, 久御山町史, vol. II, Bourg de Kumiyama, , 1120 p. (lire en ligne), pp. 54.
- ↑ (ja) « 京都府下山城葛野郡長戸田高富宇治郡長小原正壽の両氏は巳ふ旨を諭され辭職せしが右両郡役所の事務撿査の爲雨森同府七等属は宇治郡へ兼田九等属は葛野郡へ去七日出張を命ぜられしと », Asahi Shimbun, .
- ↑ (ja) « 當府六等属山田親良氏わ一昨日京都宇治郡長に轉任せられたり », Asahi Shimbun, .
- ↑ (ja) « 職務進退・勅奏任 進退録坤乙 », 内閣・総理府, (lire en ligne).
- ↑ (ja) « 官報 », 官報 (ja), (lire en ligne).
- ↑ (ja) « 京都府葛野郡長兼愛宕郡長川本正路外三名免兼官等ノ件 », 内閣, (lire en ligne).
- ↑ (ja) « 官報 », 官報 (ja), no 3236, .
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- ↑ (ja) « 京都府久世郡長田辺信成以下七名同府与謝外六郡長ニ被任ノ件 », 内閣, (lire en ligne).
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- ↑ (ja) « 判事後藤多喜蔵外二十八名任免ノ件 », 内閣, (lire en ligne).
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- ↑ (ja) « 京都府宇治郡長栗山透休職ノ件 », 内閣, (lire en ligne).
- ↑ (ja) « 官報 », 官報 (ja), (lire en ligne).
- ↑ (ja) « 京都府宇治郡長筒井正克外十五名任免並官等陞叙ノ件○朝鮮総督府済生院主事伊藤藤太郎任官 », 内閣, (lire en ligne).
Annexes
Bibliographie
- (ja) District d'Uji, 宇治郡誌 [« Histoire du district d'Uji »], 京都府宇治郡役所, , 251 p.
- (ja) Préfecture de Kyoto, « 京都府内の市町村の歴史 », 京都府市町村合併史, Préfecture de Kyoto, , pp. 119-173 (lire en ligne).
- (ja) Minoru Shibata (ja) et Masao Takatori (ja), 京都府の地名 : 日本歴史地名大系 [« Grand dictionnaire des noms de lieux du Japon - Noms de lieux de la préfecture de Kyoto »], Heibonsha, , 955 p. (ISBN 9784582490268).
- (ja) Rizō Takeuchi (dir.) et 角川日本地名大辞典編纂委員会, 角川日本地名大辞典 (ja) : XXVI : 京都府 [« Grand dictionnaire Kadokawa des noms de lieux du Japon 26 - Préfecture de Kyoto »], vol. I, Kadokawa Shoten, , 1515 p.
- (ja) Rizō Takeuchi (dir.) et 角川日本地名大辞典編纂委員会, 角川日本地名大辞典 (ja) : XXVI : 京都府 [« Grand dictionnaire Kadokawa des noms de lieux du Japon 26 - Préfecture de Kyoto »], vol. II, Kadokawa Shoten, , 838 p.
Liens externes
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