Ditellurure d'uranium
| Ditellurure d'uranium | |
| Identification | |
|---|---|
| No CAS | |
| No ECHA | 100.032.032 |
| SMILES | |
| InChI | |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | UTe2 |
| Masse molaire[1] | 493,23 ± 0,06 g/mol Te 51,74 %, U 48,26 %, 493.2 g/mol |
| Précautions | |
Composé radioactif |
|
| SGH[2] | |
![]() ![]() ![]() Danger |
|
| Composés apparentés | |
| Autres anions | disulfure d'uranium (en) Diséléniure d'uranium |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
Le ditellurure d'uranium est un composé inorganique de formule UTe2, reconnu supraconducteur non conventionnel (en) en 2018[3].
Supraconductivité
La supraconductivité du ditellurure d'uranium semble résulter de l'intéraction d'échange de triplets d'électrons[4]. Le matériau agit comme un supraconducteur topologique, conduisant l'électricité de manière stable sans résistance même dans des champs magnétiques élevés[3]. Grâce aux récentes techniques de croissance cristalline, une température de transition supraconductrice de 2,10 K a été atteinte en 2025[5],[6].
Les ondes de densité de charge (en) (CDW)[7] et les ondes de densité de paires (PDW)[8],[9],[10] ont été décrites dans le ditellurure d'uranium, première fois qu'elles sont décrites dans un supraconducteur à onde-p.
Notes et références
- ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
- ↑ (en) « Substance Infocard : Uranium ditelluride », sur Agence européenne des produits chimiques - SubstanceInfo (consulté le ).
- (en) Seokjin Bae, Hyunsoo Kim, Yun Suk Eo et Sheng Ran, « Anomalous normal fluid response in a chiral superconductor UTe2 », Nature Communications, vol. 12, no 1, , p. 2644 (PMID 33976162, PMCID 8113495, DOI 10.1038/s41467-021-22906-6, Bibcode 2021NatCo..12.2644B).
- ↑ (en) Sheng Ran, I-Lin Liu, Yun Suk Eo et Campbell, « Extreme magnetic field-boosted superconductivity », Nature Physics, vol. 15, no 12, , p. 1250–1254 (PMID 34131432, PMCID 8201648, DOI 10.1038/s41567-019-0670-x, Bibcode 2019NatPh..15.1250R, arXiv 1905.04343).
- ↑ (en) Z. Wu, T. I. Weinberger, J. Chen et A. Cabala, « Enhanced triplet superconductivity in next-generation ultraclean UTe 2 », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 121, no 37, (ISSN 0027-8424, PMID 39240969, PMCID 11406238, DOI 10.1073/pnas.2403067121, lire en ligne).
- ↑ H. Sakai, P. Opletal, Y. Tokiwa et E. Yamamoto, « Single crystal growth of superconducting ${\mathrm{UTe}}_{2}$ by molten salt flux method », Physical Review Materials, vol. 6, no 7, , p. 073401 (DOI 10.1103/PhysRevMaterials.6.073401, lire en ligne)
- ↑ (en) Anuva Aishwarya, Julian May-Mann, Arjun Raghavan et Laimei Nie, « Magnetic-field-sensitive charge density waves in the superconductor UTe2 », Nature, vol. 618, no 7967, , p. 928–933 (ISSN 1476-4687, PMID 37380690, DOI 10.1038/s41586-023-06005-8, Bibcode 2023Natur.618..928A, arXiv 2207.09491, S2CID 250698906, lire en ligne).
- ↑ (en) Qiangqiang Gu, Joseph P. Carroll, Shuqiu Wang et Sheng Ran, « Detection of a pair density wave state in UTe2 », Nature, vol. 618, no 7967, , p. 921–927 (ISSN 1476-4687, PMID 37380691, PMCID 10307636, DOI 10.1038/s41586-023-05919-7, Bibcode 2023Natur.618..921G, arXiv 2209.10859).
- ↑ (en) « Breakthrough identifies new state of topological quantum matter | Cornell Chronicle », news.cornell.edu (consulté le ).
- ↑ (en-GB) « Topological superconductor harbours unusual crystalline state », Physics World, (consulté le ).
Voir aussi
- Le ruthénate de distrontium est un candidat supraconducteur à état triplet de type onde-p.
- L'hélium 3, un superfluide à spin triplet.
- Supraconducteur ferromagnétique (en) à appariement en spin triplet, avec coexistence des phases supraconductrice et ferromagnétique.
- Supraconductivité réentrante (en), un effet similaire à la supraconductivité ferromagnétique.
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