Dominique du Pouey

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Militaire, puis homme politique |
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Général |
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Dominique du Pouey (Tournay, - Pelousey, ) est un militaire ainsi qu'un homme politique français.
Biographie
1788 - 1805 : origine et enfance
Dominique du Pouey nait à Tournay, en Gascogne, le . Il est le fils de Pierre du Pouey Poucourot, cultivateur, ainsi que de Marie Ducombs. Il descend de la maison Poucourot du Pouey, dont deux des ancêtres, Benoît et Jehan, servirent Bernard de Castelbajac, lors de la 3e croisade.
Après avoir fréquenté l’école du village, ses parents - dépourvus de moyens - l'envoient, lui et son frère cadet, chez un notaire du nom de Tramazayge. Ils y deviennent clercs de notaire ainsi que commis aux écritures, tout en continuant à étudier.
En 1806, âgé de 18 ans, il rejoint l'armée[1],[2]. Pour l'historien Thierry Choffat, il se serait engagé volontairement, ou aurait remplacé un conscrit plus riche[2]. Luc De Burg, neveu et biographe de du Pouey, divise dès lors la vie de ce dernier en trois périodes : « l'époque guerroyante », celle ou « il a dirigé », puis sa « vie civile »[1],[3].
1806 - 1824 : « l'époque guerroyante »
1806 - 1815 : au sein de la Grande armée
En 1806-1807, il est stationné en Espagne et aux Pays-Bas, loin des grandes batailles menée Napoléon. En 1809, il est à l'armée du Brabant, puis, de nouveaux aux Pays-Bas l'année suivante[2],[4]. Son niveau d'instruction élevé, l'appel à servir au sein des états-majors[2],[3].
De 1810 à 1813, il est envoyé en Espagne. Il y est blessé à quatre reprises[2],[N 1]. Lors de l'invasion du sud-ouest de la France, il participe, notamment, à la bataille de Toulouse[2],[4] ; ce qui lui vaut d’être promu capitaine adjudant major au 12e régiment d’infanterie légère. Le [2],[3], il est décoré de la Légion d’Honneur[2],[3],[5].
Dominique du Pouey rejoint de nouveau Bonaparte lors des Cent-Jours. Il participe, notamment, à la bataille Ligny, où il reçoit une balle à la poitrine, arrêtée par la croix de sa Légion d'honneur qui vole alors en éclat. Il participe aussi à la bataille de Waterloo[2],[4].
1816 - 1824 : dans l'armée royale
Dès le , il occupe le poste de capitaine adjudant major à la Légion 4 départementale des Hautes-Pyrénées. Toutefois, à la fin du mois, il est transféré comme aide de camp du général Charles de Béthisy. Durant cette période, il reprend des études militaires, et intègre l’armée de l’État major. Le , il est nommé capitaine d’état-major, poste où il évolue peu[2],[3].
Toutefois, le , il est promu officier de la Légion d’honneur. La semaine suivante, il reçoit l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[2],[5]. En , il fait partie du corps expéditionnaire de l'expédition d'Espagne[2],[4]. Il participe à la bataille de Barrosa, ce qui lui vaut d'être cité à l’ordre de l’armée[2],[3]. Le de la même année, il est nommé chef d’escadron d’état major de Cadix[2],[5]. Le , il devient premier aide de camp du général comte Jean-François Louis d’Orsay[2],[6]. Puis, le , il est fait chevalier de 2e classe de l’ordre royal et militaire de Saint Ferdinand[2],[5].
1825 - 1848 : l'époque dirigeante
De 1825 jusqu'à sa retraite, il ne participera plus à aucune bataille[2],[4],[6]. Il est successivement, Chef d’état major : de la 1re division de cavalerie légère au camp de Lunéville en 1826 ; de la 12e division militaire à Besançon ; de la 20e division militaire à Périgueux en 1835 ; de la 7e division militaire à Lyon en 1836 ; du camp de Lyon en 1843 ; puis de la 1re division militaire à Paris en 1846.
Dominique du Pouey est aussi premier aide de camp du général de Pierre de Montesquiou-Fezenzach, dirigeant alors une division au camp de Saint-Omer en 1827. Il est promu au rang de colonel, le [2],[6], et devient commandeur de la Légion d'honneur en 1843[2],[5].

Le , il est nommé maréchal de camp. Le mois suivant, il est muté à Paris, mais, le , dans le contexte de la chute de la monarchie de Juillet, il est envoyé dans le département du Jura. Le , il est de nouveau muté sur Paris[2],[6]. Investit du commandement de la brigade, il participe à la sanglante répression des journées de Juin, notamment, en commandant l'attaque des barricades de la rue du Faubourg-du-Temple ; il est alors blessé d'une balle à la jambe.
Le , il devient commandement de la 1ère brigade de la 1ère division de l’armée des Alpes[2],[4]. Selon l'historien Thierry Choffat, il quitta Paris en raison de déboire avec le général Louis Eugène Cavaignac[2]. Dominique du Pouey sera admis à la retraite le [2],[4]. Il décide de s’installer dans le Doubs, où il fut stationné au début des années 1830[2],[6].
1849 - 1873 : carrière politique et fin de vie
En 1849, il est élu conseiller général du canton d’Audeux, où il sera constamment réélu pendant plus de 20 ans[2], et siégera au conseil général du Doubs jusqu’à sa mort. Il se présente, sans étiquette politique, dans la première circonscription du Doubs, à l'occasion des élections législatives de 1857. Il finit second, avec 25% des voix[2],[5].
Peu avant le coup d’État du 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte rappelle Dominique du Pouey à ses fonctions. Ce dernier refusa sa requête. En 1857, il reçoit la médaille de Sainte-Hélène pour sa participation aux campagnes de l’Empire.

Il meurt au château d'Uzel, le . Il est inhumé au cimetière communale en présence, notamment, d'Alexandre Estignard ainsi que du baron Joseph Folch de Cardon de Sandrans, qui lui accordent un discours. Le , une oraison funèbre est prononcée dans l’église de Pelousey par l’abbé Louis Besson[2],[7].
Sa tombe sera restaurée par le Souvenir Français en 2015[2].
Vie privée
Le , à Pelousey, en présence du colonel Gabriel François de Hatte, son supérieur, Dominique du Pouey épouse Angélique Élisabeth Petit - née le , à Besançon et décédée le , à Nice - , fille de Louis Victor Petit, ancien capitaine de l'Empire. Décédé au château d'Uzel le , le capitaine Petit fut, lui aussi, inhumé au cimetière communal[2],[8].
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur 1814
Officier de la Légion d'honneur 1821- Ordre royal et militaire de Saint-Louis 1821
- Ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand 1824
- Commandeur de la Légion d'honneur 1843
- Médaille de Sainte-Hélène 1857
Notes et références
Notes
- ↑ En 1811, d'un projectile dans l'aine au siège de Cadix ; En juin 1813, d'un coup de sabre à la tête lors de la bataille de Vittoria ; D'un coup de feu au cou le mois suivant, lors du siège de Pampelune ; Puis, le 10 novembre 1813, à Sare, à la suite de la débâcle de Bidassoa, il reçoit un coup de feu à la cuisse ainsi qu’au flanc gauche. de Burg 1900, p. 7
Références
- de Burg 1900, p. 3-4.
- Thierry Choffat, « Le général DUPOUEY »
[PDF], sur pelousey.com
- de Burg 1900, p. 5.
- de Burg 1900, p. 7.
- de Burg 1900, p. 8.
- de Burg 1900, p. 6.
- ↑ de Burg 1900, p. 20-21.
- ↑ de Burg 1900, p. 22.
Voir aussi
Bibliographie
- Louis Besson, Oraison funèbre du général du Pouey, J.-A. Lescamela, , 16 p.
- Luc de Burg, Notes biographiques sur le Général Du Pouey, Tarbes, J.-A. Lescamela, , 22 p.
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