Dov Noy

| Naissance | |
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| Décès |
(à 92 ans) Jérusalem |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
דב נוימן |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Professeur d'université, Jewish communities scholar, théoricien de la littérature, rédacteur, ethnologue |
| Fratrie |
Meir Noy (d) |
| Conjoint |
Tamar Yizraeli Noy (d) (jusqu'en ) |
| Enfant |
Chaim Noy (en) |
| A travaillé pour | |
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| Conflit | |
| Directeur de thèse | |
| Distinctions |
Prix Bialik () Prix Israël () |
Dov Noy ( – ) est un folkloriste israélien. Il est considéré comme l'un des chercheurs les plus importants dans le domaine des contes populaires juifs.
Enfance et éducation
Dov Noy, né Dov Neuman le à Kolomya, en Galicie (alors en Pologne, aujourd'hui en Ukraine), reçoit une éducation juive traditionnelle et a pour précepteur le poète juif Shimshon Meltzer (he)[1]. Il émigre en Palestine en 1938 et étudie le Talmud, l'histoire juive et la Bible à l'université hébraïque de Jérusalem[2],[3]. Il sert comme volontaire dans le corps des Royal Engineers de l'armée britannique[1] de 1941 à 1945[2]. La plupart des membres de la famille de Noy sont tués pendant la Shoah[2] à l'exception de lui-même et de son frère Meir, qui émigrent en Israël[1].
Après la guerre, en 1946, Noy obtient sa maîtrise à l'université hébraïque de Jérusalem[1]. Il travaille ensuite comme enseignant dans des camps d'internement britanniques pour survivants de l'Holocauste à Chypre, de 1947 à 1949, où il rencontre son frère Meir[1]. De 1949 à 1952, il fait partie de l'équipe éditoriale de l'hebdomadaire pour enfants Davar Le'yeladim[2].
Il étudie aux États-Unis de 1952 à 1954, d'abord en littérature comparée auprès de René Wellek à l'université Yale, avant de rejoindre l'université de l'Indiana à Bloomington[1]. Il y soutient sa thèse de doctorat sous la direction du folkloriste Stith Thompson. Intitulée Motif-Index of Talmudic-Midrashic Literature, la thèse de Noy analyse les motifs de la littérature rabbinique[3]. Ce travail est par la suite intégré à l'ouvrage en six volumes de Thompson, le Motif-Index of Folk-Literature[4], « rehaussant considérablement le statut du folklore juif dans ce domaine »[3]. Noy est le premier folkloriste à appliquer la classification d'Aarne-Thompson au folklore juif[5]. Thompson le qualifie de « l'un des disciples les plus brillants que j'ai jamais eus »[6].
Carrière
De retour en Israël en 1955, Noy commence à enseigner à l'université hébraïque de Jérusalem, se spécialisant dans l'Aggada[4]. La même année, il fonde les Archives du conte populaire d'Israël à Haïfa[3] qui rassemblent plus de 25 000 contes populaires juifs du monde entier[5],[2],[7],[8]. Les archives sont plus tard rebaptisées en son honneur. Noy collecte et analyse des contes populaires de diverses communautés juives, notamment ashkénazes, séfarades et du Moyen-Orient[3],[2]. La collection des Archives du conte populaire d'Israël est publiée en traduction anglaise dans la série « Folktales of the Jews », éditée par Dan Ben-Amos (en), un ancien élève de Noy[3].
Pour recueillir les contes populaires, Noy crée un réseau de « collecteurs » de récits en Israël. En 1977, il lance le « Projet Beit She'an », une étude de terrain axée sur la communauté juive marocaine de Beit She'an. Noy la qualifie de « seconde expédition juive » après l'expédition ethnographique juive de S. An-sky dans les shtetls ukrainiens de 1912-1914[9]:129-130.
Il fonde également le Centre de recherche sur le folklore de l'Université hébraïque et y enseigne le folklore juif[2],[7]. Noy a beaucoup voyagé, donnant des conférences et participant à des colloques[5]. De 1985 à 1992, il est également professeur de folklore yiddish à l'université Bar-Ilan[1].
En 2004, Noy reçoit le prix Israël, la plus haute distinction du pays, pour ses recherches en folklore[2]. En 2002, il reçoit le prix Bialik[7]. Il est considéré comme le « doyen de la folkloristique juive » [2],[8] et comme celui qui « a, à lui seul, fondé l’étude du folklore juif en Israël »[7],[2].
Noy est décédé le à Jérusalem[3].
Famille et élèves

Le compositeur et ethnomusicologue Meir Noy (1922–1998)[1] frère de Dov Noy, fonde une archive musicale, la « Collection de chansons hébraïques », à Tel Aviv[1],[7].
Noy est marié à l'historienne Tamar Noy ; leur fils Chaim Noy (en) est professeur de médias et de communication. Il a deux fils, le poète Amos Noy et Izhar Noy, d'un précédent mariage[10].
Parmi ses élèves figurent Heda Jason, Dan Ben-Amos (en), Aliza Shenhar, Eli Yassif, Tamar Alexander-Frizer, Haya Bar-Itzhak et Galit Hasan-Rokem (en)[7],[5]. Noy était connu pour sa « mémoire prodigieuse » et son sens de l'humour[7].
Publications
- Dov Neuman (Noy), Motif-Index of Talmudic-Midrashic Literature (PhD), Indiana University, (lire en ligne)
- Noy, « The First Thousand Folktales in the Israel Folktale Archives », Fabula, vol. 4, no 1, , p. 99–110 (DOI 10.1515/fabl.1961.4.1.99)
- Dov Noy, Folktales of Israel, University of Chicago Press, (lire en ligne)
- (en) Dov Noy, Dan Ben-Amos et Ellen Frankel, Folktales of the Jews, Volume 1: Tales from the Sephardic Dispersion, Jewish Publication Society, (ISBN 978-0-8276-0829-0, lire en ligne)
- (en) Dan Ben-Amos et Dov Noy, Folktales of the Jews, Volume 2: Tales from Eastern Europe, Jewish Publication Society, (ISBN 978-0-8276-0830-6, lire en ligne)
- (en) Dan Ben-Amos et Dov Noy, Folktales of the Jews, Volume 3: Tales from Arab Lands, Jewish Publication Society, (ISBN 978-0-8276-0871-9, lire en ligne)
- Gila Flam et Dov Noy, Hobn Mir a Nigndl (We Have a Little Tune). The song of the Yiddish "Troubadour" Nokhem Shternheim, (collection d’œuvres de Nachum Shternheim (en) incluant une brève notice biographique[11])
Notes et références
- Hasan-Rokem, « Dov Noy (1920–2013) », Fabula, vol. 55, nos 3–4, (DOI 10.1515/fabula-2014-0021, lire en ligne, consulté le ).
- Bar-Itzhak, « Dov Noy (1920–2013): The Doyen of Jewish Folkloristics », Folklore, vol. 125, no 1, , p. 125–127 (DOI 10.1080/0015587X.2014.890782).
- (en) « Jewish Folklorist Dov Noy Dies at 92 », The Forward, (consulté le ).
- Ben-Amos, « Dov Noy (1920–2013) », Journal of American Folklore, vol. 127, no 506, , p. 467–469 (ISSN 1535-1882, DOI 10.5406/jamerfolk.127.506.0467, lire en ligne
, consulté le ).
- Schram, « Remembering Dov Noy (1920–2013) », Storytelling, Self, Society, vol. 9, no 2, , p. 277–283 (DOI 10.13110/storselfsoci.9.2.0277).
- ↑ Chava Levine, « By Three Things a Person Is Known », National Library of Israel.
- (en) Schwartz, « Recalling Professor Dov Noy: World's Foremost Jewish Folklorist | Jewish Book Council », www.jewishbookcouncil.org, (consulté le ).
- Nathaniel Deutsch, The Jewish Dark Continent: Life and Death in the Russian Pale of Settlement, Cambridge, Mass, Harvard University Press, (ISBN 978-0674047280), p. 319.
- ↑ Dani Schrire, Traveling on a Dogsled to the Jordan Valley: Fieldwork in the Study of Folklore of Jews, vol. 62, Indiana University Press, , 113-135 p. (DOI 10.2979/jfr.00018), chap. 1-2.
- ↑ Amos Noy, Three Variants of a Riddle and a Solution: In Memory of Dov Noy (lire en ligne).
- ↑ Levine, « By Three Things a Person Is Known », National Library of Israel.
Liens externes
- Archives conservées par : bibliothèque nationale d'Israël (NLI)
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