Draillant
| Draillant | |||||
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![]() Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Thonon-les-Bains | ||||
| Intercommunalité | Thonon Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Genoud 2020-2026 |
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| Code postal | 74550 | ||||
| Code commune | 74106 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
872 hab. (2023 |
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| Densité | 84 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
5 887 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 18′ 20″ nord, 6° 27′ 30″ est | ||||
| Altitude | Min. 567 m Max. 1 518 m |
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| Superficie | 10,41 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Perrignier (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Genève - Annemasse (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Thonon-les-Bains | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.draillant.fr | ||||
Draillant est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Communes limitrophes : Allinges au nord, Orcier et Lullin à l’est, Habère-Poche au sud, Cervens et Perrignier à l’ouest.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 293 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douvaine à 12 km à vol d'oiseau[7], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,9 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Draillant est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Perrignier[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,1 %), zones agricoles hétérogènes (23,3 %), prairies (12,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,8 %), zones urbanisées (2,8 %), terres arables (2,5 %), zones humides intérieures (0,5 %), cultures permanentes (0,2 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
-
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune. -
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
Les formes anciennes du nom de la commune de Draillant, notamment en lien avec le prieuré, sont prioratus de Drallens (1227) ; Draillens (1229) ; ecclesia de Drallyens (1273) ; Draliens (1275) ; Dralliens (vers 1344) ; Drayleyens (XIVe siècle) ; Drulenis (1386) ; Dralliens (1443) ; prieuré de Draillant/Tralliant (1544)[11],[12].
Le site d'Henry Suter mentionne l'origine burgonde du nom, qui pourrait dériver selon Théodore Perrenot[13] d'un primitif *Thragilingos, « chez les Thragilingi »[12].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Dralyan (graphie de Conflans) ou Dralyent (ORB)[14].
Histoire
Avant 1227, un prieuré est créé. Il relève des bénédictins dépendant du prieuré Saint-Victor de Genève[11]. Quelques actes le mentionne dans le Régeste genevois. Avec la conquête du Chablais par les Bernois en 1536, le prieuré de Draillant fait par la suite l'objet de contestation entre Genève et Berne[11]. À la suite du traité de Lausanne, en , Draillant reste une paroisse protestante[11]. Le duché de Savoie reprend ses droits à la suite de la déclaration de guerre contre Genève, en 1589, en instituant un prieur, en 1590[11].
On note au XIVe siècle l'existence d'une carrière de pierre qui fournissait des meules de moulins dans le Bas-Chablais[15].
Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 5], dont 58 pour la commune[18],[19]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[20].
De 1974 à 2001, Draillant est associée avec la commune de Perrignier[21] :
- : fusion-association avec Perrignier ;
- : rétablissement de la commune de plein exercice.
Politique et administration
Situation administrative
Draillant appartient au canton de Thonon-les-Bains, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 12 communes[22]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Thonon-les-Bains-Ouest, créé en 1995 des suites de la scission de l'ancien canton de Thonon-les-Bains.
Elle forme avec sept autres communes la communauté de communes des collines du Léman (CCCL).
Draillant relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[23].
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].
En 2023, la commune comptait 872 habitants[Note 6], en évolution de +1,51 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Économie
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Pierre, construite dans un style néoclassique sarde au XIXe siècle.
Personnalités liées à la commune
- Général comte Clément de Maugny (1798-1859), officier et homme politique savoyard du royaume de Sardaigne.
Héraldique
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Les armes de Draillant se blasonnent ainsi : De gueules à une bande d'argent chargée d'une tour de sable ajourée aussi d'argent posée à plomb. |
Voir aussi
Bibliographie
- Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 57-58, « Canton de Thonon », 146-148, « Draillant ».
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes et cartes
- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Perrignier comprend trois villes-centres (Cervens, Fessy et Perrignier) et deux communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[16],[17].
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
Site de l'Insee
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Perrignier », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Draillant ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
Autres sources
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Draillant et Douvaine », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Douvaine Sa », sur la commune de Douvaine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Douvaine Sa », sur la commune de Douvaine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Hans-Jörg Gilomen, Elsanne Gilomen-Schenkel, Helvetia Sacra : Section III - 2 Die Cluniazenser in der Schweiz, Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 798 p. (lire en ligne [PDF]), p. 329-330.
- Henry Suter, « Draillant », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
- ↑ Théodore Perrenot, La Toponymie burgonde, Bibliothèque scientifique, .
- ↑ Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne [PDF]), p. 17.
- ↑ Archives départementales de la Savoie, « Comptes des châtellenies », passim.
- ↑ Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98.
- ↑ Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 163.
- ↑ Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 49-50.
- ↑ Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 167.
- ↑ Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
- ↑ Source : Fiche de la commune dans le Code officiel géographique.
- ↑ « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
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