Dries Van Langenhove

Dries Van Langenhove
Illustration.
Fonctions
Président de Schild & Vrienden
Députée fédérale à la Chambre des représentants

(3 ans, 8 mois et 6 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Termonde
Nationalité Belge

Dries Van Langenhove, né le , est un homme politique belge d'extrême droite. Il est le fondateur du mouvement de jeunesse nationaliste flamand Schild & Vrienden (S&V), qui est devenu connu après des scandales dévoilés par l'émission de Pano le . Van Langenhove est ensuite devenu tête de liste indépendant du Vlaams Belang dans le Brabant flamand pour les élections fédérales du 26 mai 2019.

En , il est condamné en première instance à un an de prison ferme, 16 000 € d'amende et 10 ans de déchéance de ses droits civils et politiques[1] pour infraction à la loi sur le racisme et le négationnisme, et dix mois de prison avec sursis et 8000 € d'amende pour violation de la loi sur la détention d’armes[2].

Biographie

Jeunesse et étude

Dries Van Langenhove est né à Termonde, (Dendermonde en néerlandais), ville du sud de la Flandre Orientale. Néanmoins, il a grandi à Opwijk, dans le Brabant flamand. Il a suivi une formation de politologue et de plombier et a étudié le droit à l'université de Gand[3],[4].

Carrière politique

Au début de 2017, Van Langenhove a mis en place un groupe Facebook où des mèmes Internet et autres contenus étaient partagés. Ce groupe a connu une croissance rapide et a principalement recruté dans le réseau large autour de la KVHV (Union d’étudiants catholiques flamands). Selon le site Apache.be, Dries Van Langenhove a participé comme membre d'une délégation du KVHV Gand en 2013 à un séminaire organisé dans le château de Niepołomice en Pologne par l'organisation ultra-conservatrice Tradition, famille et propriété (TFP)[5].

Après une conférence du secrétaire d'État, Theo Francken, à l'Université libre de Bruxelles, le , annulée à la suite d'une manifestation du mouvement de la jeunesse de gauche radicale Comac, Van Langenhove a mobilisé des sympathisants du groupe Internet pour assurer le bon déroulement des futurs événements du secrétaire d'État[6]. Jusqu'en , il écrivait sur le site conservateur SCEPTR à propos de la migration et de l'intégration[7]. En , Schild & Vrienden a attiré l'attention des médias en décrochant le drapeau d'une manifestation européenne pour une politique des réfugiés plus humaine au Gravensteen de Gand[8].

En 2018, Tim Verheyden, journaliste à la VRT, a suivi Schild & Vrienden pendant six mois et en a rendu compte dans l'émission de télévision Pano. Il avait accès à des groupes secrets Facebook et Discord, où des contenus sexistes, racistes, antisémites et violents étaient partagés. Dries Van Langenhove a nié toute implication, mais Verheyden a réfuté cette affirmation en affirmant que le compte de Van Langenhove partageait des informations qu'il était le seul a pouvoir connaitre. Après la diffusion du reportage en septembre, le procureur général de Flandre-Orientale a ouvert une enquête judiciaire contre Schild & Vrienden au moyen de perquisitions à domicile, notamment celui de Van Langenhove, soupçonné[9]. À la suite du reportage, des poursuites disciplinaires ont également été engagées par l'université de Gand, qui l'a suspendu le en tant que représentant des étudiants au conseil d'administration de l'université et lui a refusé l'accès aux bâtiments de l'université. En procédure sommaire, il était promis d’avoir un accès limité à la bibliothèque pour pouvoir terminer sa thèse[3] .

En collaboration avec des organisations de droite à extrême-droite telles que Vlaams Belang Jongeren, Voorpost, KVHV Anvers et Gand, la Nationalistische Studentenvereniging (NSV) et Schild & Vrienden, Dries Van Langenhove et Filip Brusselmans ont organisé la «Marche contre Marrakech», une manifestation à Bruxelles le contre le Pacte mondial sur les migrations.

Le , Van Langenhove a annoncé avec le président de Vlaams Belang, Tom Van Grieken, qu'il serait, en tant qu'indépendant, un chef de file de la circonscription du Brabant flamand lors des élections fédérales du [10]. Il a été élu[11].

Il décide de se rendre à une conférence aux États-Unis organisée par le magazine en ligne American Renaissance, une publication suprémaciste blanche, qui se décrit comme une « organisation de défense des Blancs »[12].

En , il fonde l'organisation identitaire transnationale Action radar Europe, qui a pour principal projet de promouvoir différents groupes européens de la mouvance identitaire. L'organisation comporte plusieurs éléments issus du néonazisme[13].

Affaires judiciaires

Affaire Schild & Vrienden

Un épisode de l'émission Pano de la VRT en révèle que des messages racistes et antisémites sont échangés sur des messageries privées par des membres du mouvement Schild & Vrienden[14].En , il est inculpé pour infraction à la loi sur le racisme et le négationisme au sein du mouvement Schild & Vrienden et renvoyé pour cela devant le parquet du tribunal correctionnel de Flandre orientale[15]. Il démissionne de son poste de député fédéral le [16]. En il est condamné à un an de prison ferme et dix ans de privation des droits civiques pour infraction à la loi sur le racisme et le négationnisme, ainsi que dix mois de prison avec sursis et une amende pour violation de la loi sur la détention d'armes. En , il est condamné en cour d'appel à un an de prison avec sursis et 1600 euros d'amende[17]. Son pourvoi en cassation est rejeté le [18]

Conférence à Louvain

En , il est invité à participer à une conférence dans un auditoire de la KU Leuven. Suite à cette conférence, la KU Leuven le poursuit pour incitation à la haine et au racisme[19]. L'audience d'introduction a été fixée à .

Prise de position

Lors de la guerre à Gaza depuis 2023, il se dit sceptique du soutien à Israël, estimant que la Flandre n'y a aucun intérêt et mentionnant des incidents liés à des juifs crachant sur des chrétiens en Israël[20].

Références

  1. Jacques Laruelle, « Dries Van Langenhove condamné, le président du Vlaams Belang dresse un parallèle douteux », sur La Libre.be, (consulté le )
  2. « Dries Van Langenhove, l’agitateur extrémiste devenu négationniste », sur Le Soir, (consulté le )
  3. « Dries Van Langenhove wil zitje in Raad van Bestuur UGent terug », Het Laatste Nieuws, (consulté le )
  4. Dries Bervoet, « De val van een selfmade rechtse apostel », De Tijd, (consulté le )
  5. Tom Cochez, « Het duistere netwerk achter Dries Van Langenhove », Apache.be, (consulté le )
  6. Jurgen Ceder, « Praten met Dries Van Langenhove van Schild & Vrienden. "Aanstekelijk enthousiasme mag niet verloren gaan." », 't Pallieterke, (consulté le )
  7. « Posts van Dries Van Langenhove (gearchiveerd) », SCEPTR, (consulté le )
  8. (nl) Tuly Salumu, « 'Bestorming' Gravensteen verstoord door rechtse studentenclub », Het Nieuwsblad (consulté le )
  9. An Schoonjans, « Persbericht - Gent - Onderzoek Schild & Vrienden », Parket Oost-Vlaanderen, (consulté le )
  10. Stefan Grommen, « Dries Van Langenhove van uiterst rechts Schild & Vrienden wordt lijsttrekker voor Vlaams Belang », VRT NWS, (consulté le )
  11. « Le député fédéral Vlaams Belang Dries Van Langenhove (Schild en Vrienden) inculpé pour racisme et négationnisme », sur RTBF, (consulté le )
  12. « Le député Dries Van Langenhove chez les suprémacistes américains », sur Le Soir Plus,
  13. Bruno Struys (trad. Dominique Jonkers), « Quand Dries Van Langenhove rassemble l’extrême droite européenne à Bruxelles » Accès libre, sur DaarDaar, (consulté le )
  14. « Schild & Vrienden : Dries Van Langenhove condamné à un an de prison ferme (et déchu de ses droits pour dix ans) pour violation de la loi sur le racisme », sur rtbf.be, .
  15. « Dries Van Langenhove renvoyé devant le tribunal correctionnel pour négationnisme », sur lecho.be (consulté le ).
  16. « Dries Van Langenhove démissionne de son mandat de député à la Chambre », (consulté le )
  17. Belga, « Schild & Vrienden : tous les condamnés de l’affaire se sont pourvus en cassation, y compris Dries Van Langenhove - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  18. Nicolas Gobiet, « Schild & Vrienden : la cour de cassation rejette le pourvoi de Dries Van Langenhove », La Libre,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. VRT NWS, « Dries Van Langenhove sera jugé en avril 2026 après la plainte de la KU Leuven pour incitation au racisme | VRT NWS: le site d'information de référence », sur VRTNWS, (consulté le )
  20. Bruno Struys (trad. Guilhem Lejeune), « Guerre en Israël: pourquoi Dries Van Langenhove semble choisir soudainement le camp des palestiniens » Accès libre, sur DaarDaar, (consulté le )
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