Droits LGBT au Tchad

Droits LGBT au Tchad
Image illustrative de l'article Droits LGBT au Tchad
Localisation du Tchad sur la carte du nord de l'Afrique.
Dépénalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  illégale depuis 2017
Sanction Amende (réforme du Code pénal en 2016)
Protection contre les discriminations  Non
Identité de genre  Non
Service militaire  Non
Don de sang  Non
Interdiction des thérapies de conversion  Non
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  Non

Les droits des personnes LGBTQ au Tchad ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population.

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

Drapeau LGBT à la forme du Tchad.
Le drapeau arc-en-ciel à la forme du Tchad.

En 2014, le gouvernement tchadien a souhaité introduire une peine de prison applicable aux personnes reconnues coupables de pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont dans le projet de réforme du Code pénal datant de 1967 et devenu obsolète[1]. Les milieux diplomatiques occidentaux s'étaient alors indignés et avaient contraint le gouvernement à faire marche arrière, sans toutefois le faire renoncer à condamner la pratique[1]. Ainsi, le nouveau code adopté le maintient la pénalisation de l'homosexualité et la punit d'une peine d'amende[1].

Pour le gouvernement, cette nouvelle disposition est « un juste dosage entre une opinion publique conservatrice et une communauté internationale intraitable sur la protection des minorités »[1]. Certains hommes politiques tchadiens assument néanmoins leur opposition au texte : ainsi, l'ancien Premier ministre Delwa Kassiré Coumakoye critique une position qu'il qualifie de démagogue et affirme que « l’homosexualité [étant] condamnée par toutes les religions, on n’a pas à pardonner quelque chose que Dieu même rejette, parce que les Occidentaux ont dit ceci, cela... »[1].

Reconnaissance légale des couples de même sexe

Les couples de même sexe ne bénéficient d'aucune reconnaissance légale.

Ainsi, en 2013[N 1], deux hommes s'apprêtant à célébrer symboliquement un mariage gay à Abéché sont arrêtés par la police et condamnés à deux ans de prison ferme (convertie en prison avec sursis en appel) et 50 000 francs CFA d’amende, provoquant un tollé dans la population, qui ne digère pas leur remise en liberté[2]. Des groupements religieux, de jeunes et de femmes se fendent alors d’une pétition demandant aux autorités de châtier les homosexuels pour « acte ignoble et anti-religieux »[2]. Le Mouvement patriotique du Salut, parti présidentiel, prononce quant à lui la suspension de l’un de ses militants soupçonnés de complicité avec le couple gay[2].

Notes et références

Notes

  1. Sous l'empire de l'ancien Code pénal, sorti de vigueur en 2016.

Références

  1. « Tchad: le nouveau Code pénal et la question de l'homosexualité », sur RFI, Radio France internationale, (consulté le )
  2. « Tchad: la population d'Abéché vent debout contre un couple d'homosexuels », sur RFI, Radio France internationale, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

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