Droits LGBT en Érythrée

Droits LGBT en Érythrée
Image illustrative de l'article Droits LGBT en Érythrée
Dépénalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  Non
Sanction  jusqu'à trois ans de prison
Protection contre les discriminations  Non
Identité de genre  Non
Service militaire  Non
Don de sang  Non
Interdiction des thérapies de conversion  Non
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  Non

Les droits des personnes LGBTQ en Érythrée ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales dans le pays et sont passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison. Les personnes LGBT sont régulièrement poursuivies par le gouvernement et sont stigmatisées par l'ensemble de la population.

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

Les activités sexuelles entre personnes du même sexe sont illégales en Érythrée. L'activité sexuelle entre personnes du même sexe est interdite par la section II du code pénal de 1957, transmis par l'Éthiopie après l'indépendance et lui-même issu de la colonisation britannique[1],[2]. En vertu de l'article 600, les « délits charnels contre nature » peuvent être punis d'une peine d'emprisonnement allant de dix jours à trois ans[2].

Adoption

Les couples de même sexe ne peuvent pas adopter en Érythrée[3].

Conditions de vie

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés affirme que des tabous existent contre les comportements homosexuels en Érythrée[4]. De même, le Département d'État des États-Unis signale que les gays et les lesbiennes sont confrontés à une discrimination sociétale sévère[5]. La sensibilisation du public à l'existence des minorités sexuelles et de genre est limitée, sauf au sein des organismes d'application de la loi chargés de combattre l'homosexualité mais aucun groupe ou organisation LGBT n'est connue dans le pays[5]. La discrimination sociale est exacerbée par l'illégalité de l'homosexualité, ce qui entraîne une augmentation des cas d'abus et de harcèlement à l'encontre des gays et des lesbiennes[6].

Les gays et les lesbiennes qui servent dans l'armée érythréenne sont soumis à de graves abus, bien que ces rapports n'ont pas été confirmés[4]. En 2002, un demandeur d'asile au Royaume-Uni déclare que lui et son partenaire, tous deux dans les forces armées, ont subi des violences physiques et verbales, y compris des menaces, de la part de leurs supérieurs et de leurs camarades de combat[7].

Références

  1. ↑ (en) « The Penal code of Ethiopia 1957 », Penal Code,‎ , p. 281 (lire en ligne [PDF]).
  2. (en) Daniel Ottosson, « A world survey of laws prohibiting same sex activity between consenting adults », State-sponsored Homophobia,‎ , p. 14 (lire en ligne [PDF]).
  3. ↑ (en) « Adoption in Eritrea », sur adoption.com (consulté le ).
  4. (en) United Nations High Commissioner for Refugees, « Refworld | UNHCR Eligibility Guidelines for Assessing the International Protection Needs of Asylum-Seekers from Eritrea », sur Refworld (consulté le ).
  5. « Eritrea », sur U.S. Department of State (consulté le )
  6. ↑ « ILGA: UPR Statement on LGBTI health in Eritrea », sur web.archive.org, (consulté le )
  7. ↑ (en) United Nations High Commissioner for Refugees, « Refworld | YF (Homosexuality - Not Legal but No Real Risk) Eritrea v. Secretary of State for the Home Department », sur Refworld (consulté le )
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