Droits LGBT en Éthiopie

Droits LGBT en Éthiopie
Image illustrative de l'article Droits LGBT en Éthiopie
Dépénalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  Non
Sanction  jusqu'à 15 ans de prison
Protection contre les discriminations  Non
Identité de genre  Non
Service militaire  Non
Don de sang  Non
Interdiction des thérapies de conversion  Non
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  Non

Les droits des personnes LGBTQ en Éthiopie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales.

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales et passibles d'emprisonnement selon l'article 629 du code pénal. La peine peut se situer entre trois et quinze ans de prison en cas de violences, de transmission de MST ou si la victime est poussée au suicide[1].

Application de la loi

En , l'administration annonce des actions et des raids contre les lieux où des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe auraient lieu dans la capitale[2]. À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo d'une fête privée ou des hommes dansent, une campagne de délation concernant « des actes homosexuels » est mise en place par la ville d'Addis-Abeba[3].

Opinion publique

Selon une étude menée par le Pew Research Center en 2007, 97 % des Éthiopiens considèrent que l'homosexualité devrait être rejetée par la société, soit l'un des taux les plus élevés des 47 pays étudiés (avec le Sénégal et le Nigeria), après le Mali (98 %)[4].

L'opinion publique y est très largement influencée par l'Église chrétienne orthodoxe[Pas dans la source] (70 % des Éthiopiens font partie de cette Église), qui encourage les thérapies de conversion[5]. En 2008, une douzaine de personnalités religieuses éthiopiennes ont adopté une résolution contre l'homosexualité, demandant l'inscription de l'interdiction de l'homosexualité dans la Constitution[6].

En 2012, Robel Hailu est le premier Éthiopien à participer à la compétition « Mister Gay World », qui accueille aussi pour la première fois des participants africains. Après l'avoir déshérité, son père lui recommande de se suicider pour « sauver son âme »[7].

Notes et références

  1. ↑ (en) The Criminal Code of the Federal Democratic Republic of Ethiopia, proclamation no 414, 2004 [lire en ligne].
  2. ↑ (en) Tiksa Negeri, « Ethiopia cracks down on gay sex in hotels, other venues », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. ↑ Noé Hochet-Bodin, « En Ethiopie, l’homophobie se déchaîne après une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ The Pew Global Project Attitudes, 4 octobre 2007 [lire en ligne].
  5. ↑ « En Ethiopie, des religieux encouragent la "thérapie de conversion" pour les LGBTQ », sur Franceinfo, (consulté le )
  6. ↑ (en) 2008 Human Rights Reports: Ethiopia, U.S. department of state, 25 février 2009 [lire en ligne].
  7. ↑ (en)Mr Gay Ethiopia disowned by his family; father recommends suicide, Jimma Times, 9 avril 2012 [lire en ligne].

Bibliographie

  • (am)Yesedom Nefsat (የሰዶም ነፍሳት), Abiy, 2011, roman en amharique sur la vie d'un homosexuel éthiopien

Articles connexes

Liens externes

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