Droits de l'homme à Dubaï

Selon l'article 25 de la Constitution des Émirats arabes unis (ÉAU), les droits de l'homme à Dubaï sont fondés sur la Constitution et l'adoption d'une législation qui prétend garantir un traitement égal à tous les individus, indépendamment de la race, de la nationalité ou de la classe sociale.
Des organisations des droits de l'homme ont exprimé leur inquiétude concernant les violations des droits de l'homme à Dubaï[1].
Prostitution
La prostitution à Dubaï est illégale mais existe toujours. De tous les Émirats arabes unis, Dubaï aurait la scène de sexe la plus connue. Les proxénètes attirent des femmes du monde entier, y compris l'Afrique de l'Est, l'Irak, l'Iran, l'Asie centrale, l'Asie du Sud-Est et le Maroc, pour devenir des prostituées.
De nombreuses femmes signent des contrats pour devenir domestiques ou travailler dans des entreprises de Dubaï mais leurs employeurs confisquent leurs passeports et les forcent à travailler comme des prostituées. Ces femmes, comme des centaines de milliers d'autres dans le monde entier, sont victimes d'esclavage sexuel[2].
De plus, Dubaï est un endroit dangereux pour dénoncer le viol. Après avoir dénoncé un viol, certaines femmes ont été arrêtées pour «actes sexuels illégaux» et les femmes qui ont été agressées sexuellement sont confrontées à la possibilité d'être punies elles-mêmes[2].
Au fil des ans, Dubaï s'est affirmée comme une plaque tournante mondiale des influenceurs sur les réseaux sociaux, qui jouent de leur popularité pour vendre l'opulence de la ville. Cependant, la culture des influenceurs doubaïote présente une face plus sombre : certains influenceurs financent leurs modes de vie à travers le travail du sexe, gagnant des milliers d'euros. Les rapports indiquent que les influenceurs reçoivent des messages directs des hommes sur Instagram, négocient des réunions et sont récompensés par des vols, des bijoux, des sacs de créateurs et de l'argent. De plus, les entretiens suggèrent que les influenceurs avec les popularités les plus importantes ont tendance à demander des paiements plus élevés[3].
Scandale Dubaï Porta Potty
En , l'affaire « Dubaï Porta Potty » a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'un réseau de prostitution dirigé par des milliardaires basés à Dubaï, aux ÉAU. Il est question de pratiques sexuelles masochistes ou encore scatophiles autour de "femmes toilettes". Après enquêtes, il a été révélé que certaines femmes avaient été droguées, avaient eu des relations sexuelles avec de nombreux hommes alors qu'elles étaient sous l'emprise de drogues, avaient eu des relations sexuelles avec des animaux ou encore avaient été forcées d'avoir des relations sexuelles avec des adolescents âgés de 13 à 15 ans pour que ceux-ci "deviennent des hommes". Après toutes ces révélations, Mona Kizz, une jeune influenceuse de la plateforme Instagram, s'est suicidée à la suite des expositions du scandale[4],[5],[6].
Droits LGBT
La loi fédérale et l'Émirat interdisent l'homosexualité, qui est alors passible de multiples punitions : amende, coups, traitements psychologiques, examens anaux, injections d'hormones, flagellation, déportation, torture, peine à perpétuité, exécutions vigilantes, tueries d'honneur, peine de mort.
Disparitions forcées et torture
L'Organisation arabe des droits humains a recueilli des témoignages de plusieurs personnes qui ont été interrogées pour son rapport sur la « disparition forcée et torture aux ÉAU »[7]. Les témoins ont partagé leus récits d'enlèvements, de soumission à la torture et de maltraitances en détention. Le rapport a détaillé 16 formes distinctes de torture telles que des coups brutaux, des menaces d'électrocution et une retenue de l'accès aux traitements médicaux nécessaires[8],[9].
En , trois citoyens britanniques auraient été maltraités par la police de Dubaï, par des coups et des chocs électriques prolongés, après avoir été arrêtés pour consommation de drogue. Le Premier ministre britannique David Cameron a soulevé ce problème troublant avec le président des ÉAU Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane lors de sa visite d'État en 2013 au Royaume-Uni, exprimant une profonde préoccupation concernant les incidents d'abus signalés[10]
94 militants émiratis ont été détenus dans des endroits secrets et jugés pour avoir prétendument tenté de renverser le gouvernement. Les organisations des droits de l'homme ont critiqué le secret du procès. Un émirati, dont le père faisait partie des accusés, a été arrêté pour avoir posté sur X au sujet du procès et a été condamné à 10 mois de prison en [11].
Voir aussi
Articles connexes
Notes et références
- ↑ (en) « Dubai pardons woman at center of rape dispute », sur The Seattle Times (consulté le ).
- (en) « City of Gold, City of Slaves: Slavery and Indentured Servitude in Dubai », sur SecurityJournal of Strategic Security (consulté le )
- ↑ (en) « The dark side of Dubai: Instagram stars sell sex to fund lavish lifestyle », sur The Times (consulté le )
- ↑ (en) « The secret lives of Instagram 'it' girls », sur cosmopolitan.com (consulté le ).
- ↑ « Dubaï Porta Porty: La vérité sur la photo d' Eudoxie Yao dans le lit », sur afrique-sur7.ci (consulté le ).
- ↑ « Scandale Dubaï Porta Potty », sur Cerfia (consulté le ).
- ↑ (en) « Forced Disappearances and Torture in the United Arab Emirates », sur Arab Organisation for Human Rights (consulté le )
- ↑ (en) « UAE's crackdown on democracy short-sighted », sur Middle East Monitor (consulté le )
- ↑ (en) « UAE: Torture and Forced Disappearances », sur Human Rights Watch (consulté le )
- ↑ (en) « Dubai drugs trial: Mother tells of 'torture horror' », sur BBC (consulté le )
- ↑ (en) « The UAE's bizarre, political trial of 94 activists », sur The Guardian (consulté le )
- Portail des droits de l’homme
- Portail de Dubaï et de son émirat