Dugu Ji
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 52 ans) Changzhou |
| Nom dans la langue maternelle |
独孤及 (Dugu Ji) |
| Nom de naissance |
獨孤及 (Dugu Ji) |
| Autres noms |
nom de courtoisie : (至之) Zhizhi surnom: Dugu Changzhou |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Père |
Dugu Tongli (d) |
| Enfants |
Dugu Ji (chinois : 独孤及 ; chinois traditionnel : 獨孤及 ; pinyin : ; Wade : Tu-ku Chi) (726–777), avec le prénom de courtoisie Zhizhi (至之) est un fonctionnaire et un écrivain chinois de la dynastie Tang. Originaire de Luoyang, (aujourd’hui province du Henan)[a 1],[1], Dugu Ji est célèbre pour sa prose classique, au même titre que Xiao Yingshi (707–758), et tous deux sont des pionniers du mouvement de la prose ancienne. Il est aussi connu comme critique littéraire.
Biographie
Dugu Ji perd son père dans son enfance et il est élevé par sa mère. À sept ans, il récite le Classique de la Piété Filiale[a 2]. Plus tard, il étudie les Cinq Classiques (五经) dans leur intégralité, saisissant leur essentiel sans s’attacher à l’étude phrase par phrase[2].
Vers 746, il voyage pour ses études entre les préfectures de Bianzhou (aujourd’hui Kaifeng, Henan) et Songzhou (aujourd’hui Shangqiu, Henan), où il fréquente les poètes contemporains Gao Shi et Jia Zhi. Il réussit les examens impériaux et devient jinshi en 754. À la fin de l’ère Tianbao (vers 756), il est recommandé pour ses compétences en taoïsme et admis à un haut rang, puis nommé intendant de Huayin[3]vol. 246. Pendant la révolte d'An Lushan (755-763), il cherche refuge dans la région de Jiangnan. En 761, il sert au bureau du commandant général de la région Jianghuai, en tant que secrétaire chargé des écritures. L'année suivante, il est nommé magistrat du comté de Wukang dans la préfecture de Huzhou. En 763, l’empereur Daizong (r. 762-779), le rappelle pour être conseiller impérial de gauche, puis il est rapidement promu docteur au Bureau des rites[a 3],[4], avant d’être transféré comme membre auxiliaire du ministère des rites[3]vol. 246. Ensuite, il est envoyé comme gouverneur des préfectures de Haozhou et Shuzhou. Lors d’une année de famine et de sécheresse, alors que plus d’un quart des habitants des comtés voisins périssent, la population de Shuzhou reste paisible et la seule en sécurité. En reconnaissance de sa bonne gestion administrative, Dugu Ji est promu au rang de langzhong[a 4] avec un titre honoraire à l’Office du Sceau avec la distinction honorifique « or et pourpre »[a 5],[3]vol. 246. En 774, il est transféré comme gouverneur à la préfecture de Changzhou et il est souvent surnommé Dugu Changzhou. Il s’y fait une certaine réputation pour sa bonne gouvernance[2]. Dans sa vieillesse, il affectionne l’instrument de musique appelé guqin. Il souffre d’une maladie des yeux incurable et veut écouter exclusivement sa musique. Il meurt 777[5] à l’âge de 52 ans et reçut le titre posthume de « Xian » (Éminent).
Études
Habile en poésie et en prose, Dugu Ji s’inspire des classiques confucéens pour ses études. Il a un style large, fluide et profond, et excelle dans les débats, son intention est « de légiférer pour avertir le monde, de louer les vertueux et condamner les vices, et non de s’imposer seulement par la virtuosité stylistique. »[a 6],[6].
Prose et poésie
Dugu Ji aime la prose ancienne, il est un pionnier du mouvement de la prose ancienne, prenant pour base les classiques confucéens. Il laisse une collection de trente volumes, dont trois consacrés à ses poèmes[3]vol. 246, bien que seuls deux volumes de poésie subsistent aujourd’hui.
Œuvres
Liste non exhaustive.
- L’Inscription du Palmier Immortel (仙掌铭): texte en prose.
- Recueil de Piling (毗陵集) : anthologie de prose et de poème de Dugu Ji.
Poème
typographie : small
Regardant la plaine du Nord depuis la vallée de Gongchao après la pluie, envoyé à Gao (雨後公超谷北原眺望寄高拾遺)
| Chinois
崖口雨足收, |
Traduction libre
À l’entrée des falaises, la pluie s’est enfin retirée, |
Notes et références
Notes
- ↑ Selon le site spécialisé sur le guqin, Silkqin, l’auteur John Thompson, chercheur et spécialiste reconnu de cet instrument rapporte dans la biographie de Dugu Ji que ce dernier est issu d’une famille turque qui, après avoir épousé des membres des familles royales des dynasties Sui et Tang, vivait à Luoyang
- ↑ Le Classique de la Piété Filiale (孝經) est un livre du confucianisme qui enseigne la notion de piété filiale.
- ↑ Lettré-fonctionnaire chargé de conseiller sur les rituels, les cérémonies religieuses et l’interprétation des textes classiques reliés au culte.
- ↑ Fonctionnaire de rang élevé, (郎中) souvent traduit par directeur.
- ↑ L'or et le pourpre (jinzhi : 金紫)). La couleur pourpre symbolise un rang élevé réservé aux hauts fonctionnaires pour leur vêtement, tandis que l’or représente une marque supplémentaire de prestige et de richesse associée à cette récompense.
- ↑ traduction libre de« 诫世,褒贤贬恶,不徒以词采取胜。 »
Références
- ↑ John Thompson, « Dugu Ji », sur Silkqin.com, site spécialisé sur l'instrument "qin" (consulté le )
- (zh) « 独孤及 (Dugu Ji) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- (zh) Peng Dingqiu, 全唐詩 (Poésie complète des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168, lire en ligne)
- ↑ (zh) « 独孤及 (Dugu Ji) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- ↑ (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (Nouveau livre des Tang),
- ↑ (zh) « 独孤及 (Dugu Ji) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷246 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 246 : poèmes de Dugu Ji.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷247 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 247 : poèmes de Dugu Ji.
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