Dunja Blažević

Dunja Blažević
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Biographie
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Activité

Dunja Blažević (en serbe en écriture cyrillique : Дуња Блажевић), née en à Zagreb, est une historienne de l’art et féministe yougoslave puis bosnienne, considérée comme l’une des figures majeures de la « nouvelle pratique artistique » des années 1970 en Yougoslavie[1]. Elle a également joué un rôle central dans l’organisation de la première conférence féministe d’Europe de l’Est, tenue à Belgrade en 1978[2].

Avec Žarana Papić et Nada Ler-Sofronić[3], elle organise dans les locaux du Studentski kulturni centar (SKC) la conférence féministe intitulée Drug/ca žena. Žensko pitanje – novi pristup? (« Camarade femme. La question féminine : une nouvelle approche ? »), en . L’événement rencontre une forte opposition dans les médias ainsi qu’au sein des structures politiques de la République fédérative socialiste de Yougoslavie[2]. En tant que directrice du SKC et responsable des conférences, Dunja Blažević subit également des pressions personnelles, mais sans conséquences majeures, la Yougoslavie socialiste respectant encore selon elle « l’autonomie de l’université »[3].

Carrière

Dunja Blažević est éditrice du programme visuel de la galerie du Studentski kulturni centar (SKC) entre 1970 et 1976, puis directrice du SKC de 1976 à 1979. De 1980 à 1991, elle est rédactrice en chef du programme artistique de télévision de Belgrade[pas clair].

Au début des guerres de Yougoslavie, elle s’installe à Paris, où elle vit jusqu’en 1997[4].

Après le refus des autorités de Belgrade de lui délivrer des documents administratifs, elle part à Sarajevo, où elle devient directrice du Centre Soros pour l’art contemporain de 1996 à 2010[5]. Entre 2004 et 2007, elle y coordonne le projet régional multidisciplinaire Déconstruction des monuments[6].

La profession comme engagement social

Le travail professionnel et l’engagement social de Dunja Blažević, aussi bien durant la Yougoslavie socialiste que pendant les guerres yougoslaves et la période post-yougoslave, sont marqués par un intérêt constant pour l’art dans son contexte social et politique[7].

Cette orientation contribue à l’émergence d’une scène artistique alternative en Yougoslavie, aux côtés de figures telles que Biljana Tomić, Bojana Pejić, Jasna Tijardović ou Slavko Timotijević. La « nouvelle pratique artistique » désigne selon elle « une rupture radicale avec l’art traditionnel ; un art qui reste néanmoins de l’art ; une pratique qui insiste sur les processus plutôt que sur la prédominance de l’objet artistique ; et un terme qui, dans le contexte yougoslave, évoquait également la notion philosophique de praxis. » Dunja Blažević adopte ainsi une position critique à la fois envers la réalité socialiste yougoslave, mais aussi envers le militarisme et le nationalisme qui ont contribué à la désintégration de la Yougoslavie.

En tant que commissaire d’exposition et productrice culturelle, elle poursuit une forme de « critique appliquée », visant à articuler les scènes artistiques locales avec les dynamiques globales de l’art contemporain[7].

Notes et références

  1. Radulović, Ksenija. Počeci konceptualne umetničke scene u Srbiji.
  2. « Друг-ца жена. Женско питање - нови приступ?, међународни семинар 27-30. 10. 1978 ». arhivaskc.org.rs.
  3. Mihajlović, Branka. « Intervju nedelje: Dunja Blažević ». Radio Slobodna Evropa.
  4. Sedlarević, Maja. Diskursi o rodu, identitetu i profesiji: životne priče žena iz Srbije u akademskoj dijaspori (PDF).
  5. « Dunja Blažević ». Monoskop.
  6. « centar za nove medije_kuda.org ». kuda.org.
  7. Vlidi. « Dejan Vasić: Primenjena kritika Dunje Blažević ». AICA Serbia, 16 janvier 2021.

Liens externes

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