Duperré (D633)
| Duperré | |
L'escorteur d'escadre français Duperré (D633) désarmé à quai à Brest (Penfeld) en août 1993. | |
| Type | Escorteur d'escadre |
|---|---|
| Classe | T 53 |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Arsenal de Lorient |
| Lancement | |
| Commission | |
| Statut | Désarmé le |
| Équipage | |
| Équipage | 347 hommes |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 128 m |
| Maître-bau | 12,71 m |
| Déplacement | 3750 tonnes |
| Indicatif | D633 |
Le Duperré est un escorteur d'escadre de la classe T 53 de la Marine nationale française. Il a été en service de 1957 à 1992, Il porte le nom de l'amiral Duperré (1775-1846). Il a pour indicatif visuel : D633)
Service
Mis en cale à Lorient, il est lancé le et mis en service .
Avant d'être modernisé, le Duperré va d'abord être transformé en bâtiment d'expérimentation d'un équipement (sonar) de détection sous-marine à très grande profondeur[1]. Les travaux se déroulent à Toulon, du au . Ils consistent en le débarquement de l'armement (artillerie, armes sous-marines…) et en l'installation d'un imposant dispositif de mise à l'eau d'un sonar massif, ainsi que du touret d'un câble de 1 300 mètres, destiné à remorquer le transducteur de quinze tonnes. Il est ensuite utilisé pour expérimenter le sonar remorqué à grande profondeur Cormoran 1 entre 1967 et 1971.
Du au le Duperré est largement reconstruit dans le but d'en faire un bâtiment anti-sous-marin avec une capacité de bâtiment de commandement pour force navale. Doté des mêmes senseurs que les T47 refondus en version ASM[2] une plateforme et un hangar lui permet de disposer d'un hélicoptère de combat Lynx HAS.2 (WG-13)[3] en substitution du système Malafon. Le dispositif de lancement de torpilles (catapultes sur berceaux) est du même modèle que celui des frégates ou corvettes ASM. Par ailleurs, l'installation de l'équipement SENIT 2 offre au Duperré la pleine capacité de la conduite de l'action ASM ainsi que celles des opérations d'une force navale[4]. Il devient le navire amiral de l'escadre de l'Atlantique.
Il touche un haut-fond dans le raz de Sein le à minuit, ce qui cause une brèche de 35 mètres sans faire de blessés . Après son remorquage le à l'arsenal de Brest[5], il est réparé et continue à naviguer.
Notes et références
- ↑ Projet Cormoran 1 - DUBX-44.
- ↑ sonars BF, de coque ou remorqués.
- ↑ emportant un sonar trempé et des torpilles ASM.
- ↑ En vertu de quoi, il portera régulièrement (ou occasionnellement) la marque de l'amiral commandant l'escadre de la Méditerranée, ou bien celle du commandant de l'escadre de l'Atlantique.
- ↑ « Les autorités soulignent le courage des marins de Sein, lors du sauvetage de l'escorteur " Duperré " », sur Le Monde,
Voir aussi
Bibliographie
- Jean Moulin et Robert Dumas, Les Escorteurs d'escadre, Marines éditions Nantes, (ISBN 2-909675297)
- Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, Ouest-France, , 427 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7373-1129-2, BNF 35734655)
- Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0)
- Alain Boulaire, La Marine française : De la Royale de Richelieu aux missions d'aujourd'hui, Quimper, éditions Palantines, , 383 p. (ISBN 978-2-35678-056-0)
- Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
Articles connexes
- Duperré
- Liste des escorteurs français
- Escorteur d'escadre
- Histoire de la marine française depuis 1789
Lien externe
« Escorteur d'escadre Duperré », netmarine.net
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