Eczéma vaccinal
| Causes | Vaccine[1] |
|---|---|
| Début habituel | Soudain, 5 à 12 jours après l'exposition[2],[3] |
| Complications | Cicatrices[1] |
| Différentiel | Eczéma herpétique, varicelle, surinfection bactérienne[4],[3] |
|---|---|
| Traitement | Immunoglobulines intraveineuses (IgIV), antiviraux[1] |
| Spécialité | Infection |
| Fréquence | Rare[2],[4] |
|---|---|
| Mortalité | 35 % en l'absence de traitement, 7 % sous traitement[1] |
| CIM-10 | B03, T88.1 et Y59.1 |
|---|---|
| CIM-9 | 050 et 692.9 |
Mise en garde médicale
L’eczéma vaccinal est un type d'infection par le virus de la vaccine qui peut survenir chez les personnes atteintes de dermatite atopique (eczéma) ou d'autres maladies de la peau[1]. Les symptômes comprennent l'apparition soudaine de petites cloques, généralement au niveau des zones cutanées touchées par la dermatose[1]. En général, ils s'accompagnent également de fièvre et d'un gonflement des ganglions[2],[5]. Les premiers symptômes apparaissent 5 à 12 jours après l'exposition[3].
Bien que l'eczéma vaccinal puisse survenir suite à une vaccination directe contre la variole, le plus souvent, il apparaît à la suite d'une contamination par un membre du foyer ayant récemment été vacciné[1]. Si la dermatite atopique est un facteur de risque pour cette maladie, seule une personne vaccinée sur cent serait touchée selon les estimations[4]. Le mécanisme sous-jacent implique une propagation massive du virus[4]. Le diagnostic repose généralement sur l'exposition au virus de la vaccine[6].
Le traitement consiste en l'administration d'immunoglobulines intraveineuses (igIV) et, éventuellement, du médicament antiviral cidofovir[1],[4]. La prévention peut inclure l’utilisation du vaccin MVA-BN chez les personnes à haut risque[4]. Des cicatrices persistent souvent après la guérison[1]. En l'absence de traitement, environ 35 % des cas sont mortels, contre environ 7 % avec traitement[1].
Entre 2002 et 2012, un seul cas a été signalé aux États-Unis[4]. En 1968, aux États-Unis, 66 cas ont été recensés après 14,5 millions de vaccinations contre la variole, ainsi que 60 cas parmi plusieurs millions de contacts[2]. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes[3]. On pense que cette affection a été observée pour la première fois en 1882[4].
Notes et références
- (en) William D. James, Dirk Elston, James R. Treat, Misha A. Rosenbach et Neuhaus, Andrews' Diseases of the Skin: Clinical Dermatology, Edinburgh, 13th, (ISBN 978-0-323-54753-6, lire en ligne [archive du ]), « 19. Viral diseases », p. 387-388.
- (en) Brett W. Petersen et Inger K. Damon, Goldman-Cecil Medicine, vol. 2, Philadelphia, 26th, (ISBN 978-0-323-53266-2, lire en ligne), « 348. Smallpox, monkeypox and other poxvirus infections », p. 2183
- (en) Thomas Ruzicka, Johannes Ring et Bernhard Przybilla, Handbook of Atopic Eczema, Springer Science & Business Media, (ISBN 978-3-662-02671-7, lire en ligne [archive du ]), p. 58
- (en) JL Reed, DE Scott et M Bray, « Eczema vaccinatum », Clinical infectious diseases : an official publication of the Infectious Diseases Society of America, vol. 54, no 6, , p. 832-40 (PMID 22291103, DOI 10.1093/cid/cir952)
- ↑ (en-US) « Smallpox Vaccine Adverse Events: For Healthcare Providers | CDC » [archive du ], www.cdc.gov, (consulté le )
- ↑ (en) James Cherry, Gail J. Demmler-Harrison, Sheldon L. Kaplan, William J. Steinbach et Hotez, Feigin and Cherry's Textbook of Pediatric Infectious Diseases, Elsevier Health Sciences, (ISBN 978-0-323-39281-5, lire en ligne [archive du ]), PT5359
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