Edgard Lévy

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(à 39 ans) Saint-Flour |
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Edgard Lévy, né le à Metz (Moselle et mort fusillé le à Saint-Flour, dans le Cantal, est un Juif français, résistant et victime de la Shoah en France.
Biographie
Edgard Lévy est né le à Metz (Moselle. Il est le fils d’Émile Lévy et de Françoise ("Fanny") Levy[1].
Seconde Guerre mondiale
Le , Metz est déclarée « ville ouverte ». Le , les troupes allemandes entrent dans la ville. L’annexion de l’Alsace et la Lorraine ne laissa pas d’autre choix à la famille Lévy, elle quitter Metzr[1].
Dès 1942, Edgard Lévy participe à la « Sixième », branche clandestine des Éclaireurs Israélites de France. Son principal secteur d’activité est Limoges (Haute-Vienne). Il est au service des faux papiers. Il a comme responsable Raymond Winter[2], Josué Lifshitz dit Champagnac, et le rabbin Abraham Deutsch. Il est également chargé avec les frères Gradwohl, Marcel Gradwohl[3],[4] et Roger Gradwohl[5], et Raymond Winter de trouver des lieux sûrs pour celles et ceux qui risquaient la déportation et la mort[6].
Avec l’annonce du débarquement, le , les membres de la « Sixième » reçoivent l’ordre de rejoindre un maquis, Raymond Winter, Edgard Lévy, Marcel Gradwohl et Roger Gradwohl, les deux cousins de Raymond Winter, se retrouvent à Saint-Flour dans le Cantal[6].
Avant leur arrestation du , Raymond Winter, Edgard Lévy, Marcel Gradwohl et Roger Gradwohl passent la nuit chez Alice Ferrières, professeur de mathématiques au collège de jeunes filles de Murat. Elle est la première Française à recevoir, en 1964, la médaille des Justes parmi les nations. Résistante aux côtés de son beau frère Jean Cavaillès, elle aide des réfugiés et des enfants, adolescents « Juifs » à se cacher dans les collèges de la ville ou dans des familles paysannes des environs[7].
Le , les allemands raflent des habitants de Saint-Flour ainsi que Raymond Winter, Edgard Lévy, et les frères Gradwohl[6].
Le un accrochage a lieu entre FFI et soldats allemands non loin de là, à Murat. Le chef de la Gestapo, Hugo Geissler est tué par des résistants. La répression est terrible. Sur cinquante-trois habitants civils détenus, les allemands choisisent vingt-cinq civils à exécuter en représailles, dont Edgar Lévy, Marcel et Roger Gradwohl, ainsi que Raymond Winter désignés parce que juifs[6].
Détenus à l’Hôtel Le Terminus à Saint-Flour, ils sont fusillés à six heures du matin[6] le , par la Gestapo à Soubizergues, dans la commune de Saint-Georges (Cantal)[7],[2].




Mémoire
Le nom d’Edgard Lévy est inscrit:
- sur la stèle de l’Hôtel Terminus à Saint-Flour[6].
- sur le monument aux morts d’Ennery (Moselle)[6].
- sur la plaque en marbre noir posée à l’intérieur de la synagogue de Metz[6].
Notes et références
- « LÉVY Edgard - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le )
- Christelle FOURNET, « José Meyer, neveu de Raymond Winter, fusillé à Soubizergues le 14 juin 1944, rencontre les élèves du collège La Vigière et du lycée de la Haute-Auvergne | Ville de Saint-Flour » (consulté le )
- ↑ (en) Marcel Gradwohl, born in Pfaffenhoffen, France, 1921, known as Girdal; details regarding his activities in the French Jewish underground during World War II. yadvashem.org.
- ↑ Mathias Orjekh. Marcel Gradwohl, scout et résistant (Pfaffenhoffen, 2 décembre 1921 – Saint-Flour, 14 juin 1944). Archives Juives 2003/1 (Vol. 36), pages 134 à 135.
- ↑ (en) Roger Gradwohl, born in Pfaffenhoffen, France, 1923, known as Frachet; details regarding his activities in the French Jewish underground during World War II. collections.yadvashem.org.
- « LÉVY Edgard - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le )
- Centre France, « Histoire - Le souvenir de Raymond Winter mis en exergue pour la cérémonie des fusillés de Soubizergues (Cantal) », sur www.lamontagne.fr, (consulté le )
Bibliographie
- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
Articles connexes
Liens externes
- Marcel Gradwohl, des éclaireurs unionistes aux éclaireurs d’Israël.
- Raymond Winter et Marcel Gradwohl : Une mission inachevée. judaisme-alsalor.fr.
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